Pour ma part, je viens d’échouer (de peu) au CAPES de physique chimie.
Je suis vraiment dégouté. Je travaille depuis des années dans des boîtes privées (préparation aux concours paramédicaux), payé à coup de lance pierre et traité comme de la m... Franchement, le public, c’est pas si mal.
J’ai dû en plus me fader cette année le C2i2e et le Cles2 (que j’ai eu tout les deux du premier coup), préparer ces p... d’oraux de montage en apprenant des plans de montages sur papier tout en bossant à côté... et je m’en suis plutôt bien tiré.
J’ai eu (pile) la moyenne à l’écrit sans avoir le temps de le préparer (compensant la chimie ou je suis nul par la physique), les oraux se sont passés assez correctement (un peu au-dessous de la moyenne, ce qui n’ai pas mal pour un candidat libre, même si j’espérais plus à la façon dont j’évaluais mes prestations).
Mais voilà :
Il n’y avait pas de pénurie de candidat au CAPES de physique chimie cette année. Et il n’y a eu aucune création de poste. 205 postes (une misère ! Il y en a eu jusqu’à plus de mille par an dans les années 90 !) promis avant les présidentielles, et 205 postes au final. Pas de créations de postes contrairement à ce que vous entendez aux infos. Tout cela fait que la barre d’admission est vraiment très haute : au-dessus de la moyenne, et je suis juste au-dessous.
Bon, j’entends déjà les râleurs, arguer du fait qu’il est bien normal d’admettre des professeurs au-dessus de la moyenne... sauf qu’il faut voir la difficulté du concours. Les concours portent sur deux disciplines très vastes dont il faut maîtriser tout les aspects, et celà à un niveau bac+3 (même s’il faut bac+5 pour pouvoir passer le concours...allez comprendre...) et les oraux sont vraiment sévères : la moyenne est considérée comme une excellente note.
Lorsque qu’il y avait pléthore de postes, l’admission est tombée en dessous de 8, et ça ne choquait personne.
Donc les « socialistes » n’ont créé aucun poste, en physique chimie en tout cas.
Un espoir tout de même : mon académie, vaste et assez peuplée, n’avait déjà que 17 candidats admissibles, ce qui était déjà peu... et il n’y a eu que 4 reçus. Plein de postes de vacataires en perspective. Je prépare un dossier.
Le niveau du concours en physique chimie à l’écrit est au niveau du Master. Les programmes à savoir par cœur (ou plutôt dont il faut avoir une bonne idée), c’est plutôt pour préparer l’oral.
Au sujet des mutations, ce n’est plus vrai. Les rectorats font plus d’efforts pour respecter les vœux des reçus, et comme il y a pénurie d’enseignant, si l’on ne va pas nécessairement où on veut, on va rarement où on ne veut surtout pas aller. Les candidats choisissent 6 académies avant les oraux. Il est rare qu’aucun choix ne soit satisfait.
Ce que vous décrivez était la situation il y a une dizaine d’année.
Titi : 40 h de cours/mois... Impossible. D’abord parce que les journées ne font que 24h et qu’il faut préparer ses cours, au moins la 1ère année. Les cours prêts l’année suivante, il reste plein de boulot : revoir les cours au moins la veille, sinon, on passe pour un idiot, préparer de nouveaux contrôles (les élèves adore demander à leurs petits camarades ce qui est « tomber » les années précédentes : impossible de donner le même sujet). De plus il y a toujours des remaniement à faire dans ses cours d’une année sur l’autre.
Et par dessus tout, c’est administrativement impossible : un vacataire ne peut être employé à temps plein. C’est statutairement interdit.