Avec cette logique, il n’est pas possible de reprocher quoique ce soit à Tsipras et Varoufakis. En effet, s’ils avaient activé l’article 50, ils se seraient fait laminer pendant 2 ans, il ne serait rien rester de la Grèce... Pourtant, les asselinistes les traitent de traitre... Va comprendre.
Au moment ou tout se jouait en Grèce il y a bientôt 2 ans, ce qui était dans l’air était la sortie pure et simple de la Grèce des traités européens. Schwauble y était même favorable. Personne n’a eu l’imbécilité de dire ou d’écrire, chez les journalistes comme chez les politiques :« Ils peuvent pas sortir comme ça ! Il faut activer l’article 50 ! ». Je ne sais même pas si quelqu’un y a pensé, c’est tellement tordu et hors de toute réalité politique. C’est juste du pinaillage juridique à 2 balles...
C’est sûr, la ploutocratie mondialiste, qui a a pondu des traités au poil pour qu’on ne puisse pas les renégocier, est tellement sympa qu’elle nous a laissé l’article 50 pour pouvoir sortir dans les règles, tranquille comme baptiste, en négociant pendant 2 ans... C’est des gens super cools malgré la première impression un peu rugueuse qu’ils donnent d’eux même, ces gentils ploutocrates. Il faut juste bien les connaitre pour savoir comment les prendre : si tu respectes leurs gentilles règles, ils vont aussi être fair play et jouer selon les règles, ça fait pas un plis. Ça va bien se passer, c’est sûr...
Et bien sûr, on ne peut pas renégocier les traités parce que c’est pas dans les traités... Ben voyons... Apparemment, les paradoxes logiques induits par un raisonnement circulaire est un concept qui échappe totalement aux bons esprits asseliniens...
Ni la cohérence. Si je résume : les traités sont pourris, mais hors des traités, point de salut, donc on ne peut sortir que par les traité. Et donc, conséquemment, Mélenchon est un menteur, car il veut se torcher avec les traités, mais il peut pas, c’est interdit par les traités...
Bien sûr, on a beau leur répliqué que le biais logique de leur conception des choses, et qu’un traité n’est valable que tant qu’on le respecte, ils objectent que c’est pas possible de désobéir aux traités parce que c’est pas dans les traités...
Il manque l’émoticon de la tête qui se tape contre le mur...
Tout à fait, sans les néocons qui sont devenus maboules, on serait encore dans l’ordre westphalien en Europe. Mais par je ne sais qu’elle infraction terrible à un traité international, le traité de Westphalie lui même n’est plus en vigueur, tout comme une infinité d’autres traités signés à travers l’Histoire... Il fait saisir l’ONU !
Et Hitler n’a pas eu besoin de faire la guerre pour déchirer le traité de Versailles. Il n’existait plus lorsque la guerre a commencé. C’était déjà la phase 2 : le revanche. Et les prédécesseurs d’Hitler démocratiquement élus s’étaient déjà bien assis dessus : plus d’occupation de la Rhur, on a pas eu la Sarre, les dommages de guerres impayés... Et sans menacer de guerre personne. Non, mon exemple est pas mal.
De Gaule est resté dans l’OTAN non pas pour respecter un bout de papier, c’était pas son genre, mais parce qu’il considérait que c’était l’intérêt du pays.
Mais encore une fois, ça n’a rien à voir avec des histoires de marchands de tapis. Les traités qui garantissent les frontières et les relations internationales sont d’une tout autre portée que les calembredaines du marché libre et non faussée et autre règle de déficits, de libre échange et de calibrage des saucissons.
La garantie des traités et des intégrités territoriales passe par l’ONU. L’ONU ne s’impliquerait absolument pas si la France quittait l’UE sans respecter l’article 50, faut pas déconner. C’est pas comme si on annexait la Wallonie. Vous voyez une résolution de l’ONU exigeant de la France qu’elle respecte l’article 50 ? Ça serait du plus haut comique...
Vous mélangez tout, les accords commerciaux, le droit international, les accords entre états... Balancer que l’article 5 de notre constitution nous interdit de sortir de l’UE est ou mensonger, ou débile.
Encore une fois, je ne comprends pas ce pinaillage juridique, cet ergotage permanent, comme si justement le droit des peuples à disposer d’eux même n’était pas un pilier bien plus important en droit international que la bouillie technocratique des « traités » européens qui ne sont tous que des accords économiques. Les accords politiques ne servent que d’habillage pour imposer des règles économiques dans notre chère UE. Il y a une hiérarchie des normes, pour reprendre une expression à la mode. Et même les accords politiques entre états ne relèvent en aucun cas du droit international.
C’est bien pourquoi on essaye de nous imposer des tribunaux ad hoc à travers les accords de libres échanges, pour le respect de soit disant règles commerciales. Parce qu’en droit international, il n’y a pas de règles en ce qui concerne les accords économiques (sauf pour les embargos qui sont considérés comme des actes de guerre).
Malitourne : Mais l’article 50 ne fait que ça : ouvrir des négociations de sortie ! Le parlement brit vient de voter l’ouverture des négociations de sortie, pas le Brexit. Le Brexit, ce sera dans plusieurs années après les négociations... si tout va bien...
Je l’écrit en gras pour que vous compreniez bien. Vous n’aviez pas compris la première fois...
Et donc, tout va bien, le Brexit par l’article 50 va se faire dans les conditions imposées par l’UE ! Youpie !
Vous noterez que l’option plan A puis plan B nous permet de nous affranchir de cette contrainte. Et oui...
Ça, c’est votre interprétation... Vous sondez les reins et les cœurs on dirait... Vous connaissez le cause profonde du vote de dizaines de millions de Français. Et bien sûr, d’après vous, ceux qui ont voté oui, l’ont fait en toute connaissance de cause, alors que ceux qui ont voté non l’on fait pour de mauvaises raisons...
Je ne sais pas pour les Britanniques, mais en France le débat a été très vif en 2005, et les gens étaient même très favorables au traité avant que le débat n’ait lieu, bien que le gouvernement Raffarin était déjà très impopulaire.
Pour ma part, je pense que le débat a été vif et qu’il portait vraiment sur le traité, et que les gens ont voté en connaissance de cause.