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Eurasien
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  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Derniers commentaires



  • easy easy 30 avril 2011 13:31




    «  »«  » pour les victimes cela ne change évidemment pas grand chose.«  »"

    LOL.

    En effet ; 

    Mais la bête humaine étant fort maline...

    Prenons par exemple le cas du procès de Jeanne d’Arc.
    La rhétorique était double. Un coup on évoquait l’immanent, un coup on évoquait le transcendant. Un coup on s’attardait sur sa virginité, sur ses pantalons, un coup on discutait des voix. Il était donc question de Dieu dont chacun sait, qu’il juge justement. 
    Alors Jeanne, quoique écrasée par les hommes, pouvait espérer, un meilleur jugement devant Saint-Pierre.


    En gros, les croyants ont donc toujours deux chances, une sur Terre et une dans l’Au-delà, étant bien entendu que Dieu sait comprendre l’Homme qu’il a fabriqué et sait admettre ses faiblesses. Cette foi en ce bon jugement par Dieu après leur mort, permettait tout de même aux condamnés de ne pas trop déprimer (je ne connais pas de cas anciens de suicide en prison, pas même avec la perspective de décapitation)

    Sous Henri IV, toujours sous cet Ancien régime qui admettait le Jugement de Dieu, Henri IV eut à trancher le cas de Julien et de Marguerite de Ravalet, coupables d’amour incestueux. Coincé par la problématique des guerres de religions, le roi à la réputation d’être vert galant, avait décidé de ne pas les gracier. Il devait trouver fort cruel de condamner des gens au seul motif qu’ils avaient pratiqué un amour interdit mais probablement considérait-il que ces condamnés allaient être bien accueillis par Dieu. Dans les derniers moments du procès, Julien s’était effondré devant la meute. Mais Marguerite, sans doute convaincue que Dieu la comprenait, n’a en rien renié son amour pour son frère (on a attendu qu’elle ait accouché car elle était enceinte de Julien, avant de la décapiter)




    Avec le laïcisme qui raille les superstitions, avec le républicanisme démocratique qui ne connaît que la Volonté du Peuple, sous-entendant qu’il est indivisé, qu’il est en tous cas uni par la Justice, le condamné, à moins d’être particulièrement croyant, se retrouve vraiment seul devant la meute. Rien que deux ans de prison fait effondrer des individus qui ne sont pas raccordés à un groupe de pression, fût-il voyou. Trop isolés, trop seuls, ils se sentent totalement rejetés et il faut mille précautions pour les empêcher de se suicider.

    Autre cas encore est celui des régimes religieux. Là c’est encore autre chose. 
    Contrairement au cas de l’Ancien Régime français, dans les pays islamistes, il est considéré que le peuple gouverne et pense comme Dieu. On y juge donc des gens au nom de dieu, pas au nom du roi. Il y est considéré que le jugement de Dieu se traduit là, sur Terre. Le condamné tombe donc sous les coups en croyant certes à Dieu mais en considérant que Dieu est d’accord avec cette sanction. Dans les régimes islamistes, ceux qui vont être exécutés ne lancent pas un appel à Dieu.
    Alors que tous les décapités de la Révolution Française, tous les condamnés de l’Inquisition lançaient un regard vers le ciel et s’adressaient à Dieu.


    Par exemple, le Chevalier de la Barre, condamné pour avoir soi-disant abîmé une statue religieuse sur un pont, aurait prononcé ces dernière paroles « Je ne croyais pas qu’on pût faire mourir un gentilhomme pour si peu de chose ». Ce qui indique bien qu’il trouve ce jugement absurde et qu’il croit que Dieu en convient avec lui.



    Alors s’il est vrai que les différents régimes ne changent rien au sort matériel d’un condamné, certains lui offrent plus d’espoir et de confiance en lui jusqu’au dernier moment. 


    Mais attention, il n’est pas forcément plus avantageux de se retrouver sous un régime admettant le Jugement séparé de Dieu. Car dans l’Ancien régime, le cas Ravalet l’a prouvé, le pouvoir peut décider assez facilement de tuer quelqu’un en considérant que Dieu rétablira l’éventuelle injustice ou erreur. C’est pour ça qu’on admettait assez bien l’ordalie et les duels (qui ont tué bien des innocents peu habiles aux armes)

    C’est tout de même dans le régime français actuel que la Justice, se considérant alfa et oméga de tout jugement sur une personne, fait très attention à ne pas se tromper. D’où notre renoncement à la peine capitale, d’où les appels possibles (mais si coûteux que...) 
     



  • easy easy 30 avril 2011 12:15


    Oui Michel, se jeter majoritairement sur l’immobilier et l’or indique une récession.

    Mais c’est le contaire qui m’aurait étonné. 

    Il y a en ce moment un tel désenchantement du progrès, on dit tant de mal de la croissance, on découvre tant d’inconvénients au modernisme, vous mêmes nous avez tant répété que le système actuel va à sa perte, qu’il est logique que les gens aillent vers l’immobilisme et l’attentisme.
    Et ce repli vers le statut quo entraînant une ruée vers des valeurs immobiles mais rares les rend encore plus rares. L’immobilisme devient, lorsqu’il est massivement pratiqué, plus spéculatif que l’activisme.

    En ce moment, on gagne plus à ne pas entreprendre qu’à jouer le prométhéisme.

     



  • easy easy 30 avril 2011 12:06

    Vous avez raison de réfléchir au vendeur puisqu’il semble sortir de ce qu’il vend.
    Mais il faut réfléchir jusqu’au bout.
    Le fait que le marché immobilier soit croissant indique que la somme algébrique des mouvements (immeuble + industrie) va à l’immobilier.
    Au cas par cas, il y a des vendeurs d’immeubles qui réinjectent vers l’industrie mais ce n’est pas la majorité des cas.



  • easy easy 30 avril 2011 11:41


    Le sujet de la domination est tabou. Je vous félicite de l’aborder.

    Chez les loups, un alfa fait face directement à ceux qu’il domine, sans le moindre intermédiaire de pouvoir. Il encaisse alors seul les coups de révolte. Un chef animal n’est jamais assisté d’une garde rapprochée et s’il est tué c’est dans la solitude.

    Chez le franco-allemand Clovis, il en était à peu près de même. Mais bien avant lui, chez les Grecs anciens et les Perses, des chefs ont eu l’idée de fabriquer des pyramides de pouvoir qui leur permettaient d’asseoir leur autorité sur une masse beaucoup plus importante et de ne pas avoir à encaisser directement les coups des révoltés.


    Sous l’Ancien régime, les gens, depuis les roturiers jusqu’aux princes, convenaient tous être dominés par un supérieur et une pyramide de pouvoir. On pliait ostensiblement le genou, on retirait son chapeau devant un maître.

    Mais la révolution, aurait produit, sur ce plan, des effets comparables à la révolution rouge de Mao ou celle des Khmers rouges. Soudain, il devint interdit de se dire dominé par un chef. On ne devait plus être dominé que par la Volonté du peuple.

    A partir du moment où l’on a eu cette idée géniale de faire accroire à la Volonté du Peuple, tout a mal tourné car chacun s’est mis à parler au nom du Peuple à qui ont peut faire dire tout et son contraire.
    On avait également été coincé par la Volonté de Dieu pendant des millénaires, mais au moins cette soi-disant Volonté divine était-elle à peu près fixée dans un Livre. 
    Tandis que dans le concept de Volonté du Peuple, chaque grande gueule peut, du jour au lendemain, affirmer en son nom qu’il a changé d’avis. Il n’y a pas de Livre où le peuple aurait fixé sa Volonté.
    Chacun se retrouve donc dominé par une Volonté à la fois immanente, indéterminée et tournante au gré et à l’inspiration des leaders d’opinion. On ne domine pas directement des gens, on domine l’Opinion au point de la représenter. Le jeu des grands dominateurs est alors d’orienter l’expression d’une fraction de la masse et de la faire passer pour majoritaire. C’est la démocratie où les dominants sont ceux qui fabriquent des slogans coagulateurs « Travailler plus pour gagner plus » et qui se retrouvent donc protégés contre les révoltes par le grumeau ou bouchon de pensée unique qu’ils ont formé.

    Il reste encore des formes de domination qui sont comparables à celles basiques des loups et qui ne portent alors que sur un groupe de 3 à 30 personnes. Mais l’énorme part des dominations sont le fait de groupes d’opinions médiatistes et chiffriste où un dominateur manipule la création, la circulation, la fluidité d’un mot d’ordre en étant protégé par la masse que ce slogan séduit. (En fait de programme politique, les gens se contentent d’un slogan)

    Comme chaque contestataire comprend qu’il n’y a qu’une seule issue qui consiste à adhérer à une masse, à un chiffre, à un coagulât en voie de passer les 51%, comme chacun comprend qu’au delà des formations de 30 personnes, on est dominé par une masse à laquelle il faut adhérer, qu’elle soit régnante ou challenger, non seulement personne n’est intéressé par le principe de la domination directe comme chez les loups, mais c’est même interdit.

    Une pensée libre et non adhérente à une pensée de masse, non susceptible de coaguler par l’hystérie, n’intéresse quasiment personne.

    Par exemple, jeudi dernier, sur un papier de Morice qui parlait de Fukushima et qui évoquait le syndrome chinois, ce que j’ai dit à ce sujet n’a intéressé personne.
    Le syndrome chinois a été évoqué et repris à l’infini par des milliards de personnes, chacun y est allé de représentations colorées et même de films. Il s’est donc formé une pensée unique, vraiment unique sur ce coup là,car, à ma connaissance, personne ne l’a contredite.
    Moi, j’ai démontré que c’était impossible en me doutant bien que ça ne pouvait pas intéresser les gens. Ils n’adhèrent qu’à ce qui coagule déjà. Adhérer à une idée archi isolée ne représente aucun intérêt stratégique, ne permet pas d’exister en l’état actuel de notre société. Une idée isolée ne peut être qu’idiote parce que isolationniste, parce que non fertile d’autorité populiste.


    L’autorité d’un homme ou d’une femme, au sein d’un groupe de 3 ou 30 personnes, n’est d’aucun intérêt pour qui que ce soit d’autre que les gens de ce groupe. Leur communauté d’intérêt n’intéresse personne d’autre qu’eux. Alors l’autorité d’un individu sur un groupuscule, même sur le seul couple qu’il forme avec un autre, est devenue taboue.

    Ainsi, une femme ne peut absolument pas faire valoir l’heureuse domination qu’elle ressent éventuellement vis-à-vis de son mari. Non seulement ça n’intéresserait personne mais en plus ça l’empêcherait de rejoindre le coagulât féministe qui pèse pas loin de 50% sinon plus de la gente féminine. Ne pas adhérer au courant féministe c’est se retrouver exclue du pouvoir-par-procuration (même des hommes y adhèrent tant le courant est fort et prometteur). Depuis la Révolution et plus encore depuis 1940, pour exister, pour ne pas faire le bide que j’ai fait avec mon antithèse du syndrome chinois, une femme doit forcément adhérer au féminisme d’une manière ou d’une autre, en tous cas au moment opportun.

    La nouvelle princesse anglaise a très bien compris ce principe. 


    On peut faire beaucoup plus de fric en vendant du syndrome chinois à toutes les sauces, surtout en ce moment, qu’en prouvant que c’est une puérilité de l’esprit. On peut faire beaucoup plus de fric en agitant la bannière féministe qu’en parlant des vertus de la domination directe au sein d’un couple d’une famille ou d’une toute petite entreprise.

    Vous qui avez à vous rétablir, je vous recommande de jouer les vents porteurs au lieu de développer une libre pensée qui ne peut pas coaguler des masses.

    Vous êtes fatigué des femmes et de leur nécessaire adhésion au féminisme, alors plutôt que perdre votre temps comme je l’ai perdu en démontant le mythe du syndrome chinois, visez plutôt à vendre de la protection des animaux ou des sex toys. Les rails sont en place, ya plus qu’à profiter.


    En bourse, on dit qu’il faut jouer le marché et non faire le malin.



  • easy easy 28 avril 2011 19:54

    Je trouve qu’il y a déjà largement de quoi faire en morbidité et en pollutions à conséquences infinies avec le réel des centrales et qu’il n’est d’aucune nécessité autre que la theâtralisation, de fabriquer et de reproduire des épouvantails.


    Le syndrome chinois est né d’une puérilité. Mais l’image a été si spectaculaire, si théâtrale que chacun a préféré la reprendre (ici Morice l’a reprise à Cabanel qui l’avait reprise à un autre Morice, etc.). Je n’ai aucun doute qu’à l’instar des blagues de Roswell, cet épouvantail sera agité jusqu’à la fin des temps. La réalité est si terrifiante et incontrôlable qu’on se donne l’impression de contrôler quelque chose en délirant de monstres et dragons.

    Bien qu’il fasse régulièrement surface à chaque accident de centrale, bien que personne n’en conteste le principe, le syndrome chinois est impossible et de très, très loin. 


    Si la Terre était un bloc de granit froid, si elle ne tournait ni ne bougeait dans l’espace, s’il n’y avait pas d’atmosphère, si elle était vraiment sphérique et homogène, Si on creusait un puits la traversant diamétralement, si on jetait un caillou dans ce puits, il « tomberait » dedans, il accélèrerait puis ralentirait et s’immobiliserait au centre de la Terre. Sans jamais ressortir de l’autre côté. Croire autre chose c’est en être encore dans la vision d’autrefois où l’on se demandait comment ceux d’en-dessous faisaient pour ne pas tomber dans leur ciel.

    En réintégrant les paramètres réels de la Terre mais en continuant d’hypothéser qu’elle est faite d’un bloc solide, on aboutit sensiblement au même résultat. 


    Or pas loin sous nos pieds, c’est du magma et le centre de la Terre doit tourner aux alentour des 5000°C ;


    D’autre part. Vous savez tous brûler une feuille de papier tenue à la main. Mais vous ne savez plus brûler la même feuille collée au mur. 

    Mieux. Si vous formez un récipient avec une feuille de papier, vous pouvez vous en servir sur votre cuisinière pour faire cuire vos pâtes.

    Lorsqu’une lave de volcan coule en continu sur une plaque d’égout en place, la plaque se retrouve avec de la lave au-dessus et de l’air peu conducteur thermique en dessous. Alors elle s’échauffe et atteint la température de la lave qui est de 1300 °C. Si la lave était un peu plus chaude, la plaque d’égout fondrait à 1500°C. 
     
    Lorsqu’une lave, même de 3000°C coule sur une plaque d’égout posée sur une plage de sable ou une montagne en granit, la température de cette plaque peine à atteindre les 1000°C.

    Un clou géant, toujours solide, très dense, auto calorifique et faisant 3000°C pourrait s’enfoncer dans le sol dans l’esprit du syndrome chinois mais il ne dépasserait en aucun cas le centre de la Terre.
    (On se sert du principe du dard solide et très chaud, en uranium, pour percer les blindages d’acier)

    Or un corium ce n’est pas un dard solide et sa densité, quoique élevée n’est pas colossale. Un corium n’étant qu’une lave de volcan deux fois plus chaude et 4 fois plus dense percera toute cuve dont la face inférieure est à l’air mais ne s’enfoncera pas dans le sol.

    Posons que le corium soit constitué d’oxyde d’uranium qui produit, en chaque endroit de sa masse, des calories le portant à 3000°C sous forme liquide.
    Quand on en verse 30 tonnes dans un jardin, les premiers grains de terre qui vont être à son contact vont fondre. La lave dense va plonger d’un mm à travers cette pellicule de terre fondue dont le jus liquide va se mélanger au pur jus de corium Ainsi, à la profondeur de 1 mm, la lave est déjà composée d’un mélange impur dont la température de fusion est de 2000°C. 
    Mais le corium plus pur qui est au-dessus, parce qu’il est plus dense, va couler à travers ce mm de mélange impur et va à son tour se mélanger à une nouvelle dose de jus de terre. De rotations en convexions, toute la masse de corium sera vite salie d’une lave de terre et le mélange (deux à trois fois plus volumineux, aura une température qui descendra rapidement à 1300° c’est à dire le niveau de température où la terre ne fondra plus, figeant alors les proportions du mélange.

    30T de corium dans un jardin, ça formera une mare impure et stabilisée pour des siècles au niveau de température où le corium terreux passe la limite solide disons donc 1200°C.


    Une aiguille empennée de 3 grammes d’uranium, toujours solide, affichant toujours 2000°C serait beaucoup plus pénétrante que 30 T de corium liquide à 3000°C 

     

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