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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Derniers commentaires



  • easy easy 26 avril 2011 10:28



    Je trouve très pertinent d’évoquer la vision de Maurice Allais dans ces histoires de conjonctions d’évènements.

    Les visions complexes ne sont ni faciles à expliciter, ni faciles à se représenter et à transmettre non plus.
    Mutatis mutandis, c’est un peu comme la vision qu’a un expert du Rubik’s cube quand il le tripote ou bien celle d’un champion du jeu d’échecs. Ils ont des visions en nuage changeant ou en kaléidoscope tournant. Ces visions se vivent mais ne se racontent pas et se transmettent encore moins, faisant de chacun de nous un solitaire de la complexité, de l’ineffable.

    Concernant les centrales et sauf surprise, elles représentent les machineries dont les coûts et conséquences, en cas d’accident, sont les plus importants. Si importants que, nonobstant les questions de prix sur les vies que nul ne sait chiffrer, ils sont infinis.

    Lorsqu’un Titanic coule, mis à part les morts, on chiffre les dégâts matériels, on passe un coup d’aspirateur et c’est fini. On peut tourner la page de l’accident et même se faire du fric avec son histoire.

    Mais lorsqu’une centrale pète, on n’en finit plus de devoir nettoyer, évacuer, enterrer, sarcophager...pendant des générations et des générations.
    C’est à nous faire devenir chèvre.


    La vie, la vie d’un homme, d’un seul homme, pourrait ou devrait être considérée comme infiniment chère. Bin, va savoir pourquoi, on a préféré les robots tourniqueurs au poinçonneur de ticket et on a préféré les centrales infiniment dangereuses et coûteuses aux gens.
    Quels que soient nos beaux discours pathétiques et nos opéras en clef de Verdi, il faut se rendre à l’évidence que nous méprisons l’Homme au plus haut point et les défilés militaires ont encore de l’avenir.

    Dans le même temps qu’on avait condamné Gabrielle Russier pour avoir aimé son élève, on a adoré nos bombes et sous-marins atomiques ainsi que nos premières centrales nucléaires. Cette femme tout en amour avait probablement vu cette condamnation de plus en plus forte de l’humain au fur et à mesure qu’on adorait la Machine et a préféré quitter au plus vite ce monde machiniste.



  • easy easy 25 avril 2011 23:50

    Comme il y a peu un type avait posté un papier sur le métier d’instituteur qui n’était qu’un plagiat, je m’interroge désormais.
    Si ce n’est ni plagié ni inventé (en dehors des pensées accordées aux personnages) c’est un beau papier, une belle scènarisation de la part de notre Râleuse.






    Sur le fond.

    Lorsque j’avais commencé mes entreprises, il y a 6 lustres, je me disais que toute robotisation devait, pour être acceptable moralement, aboutir à ce que la machine ne travaille pas pour un patron et contre des employés mais pour les employés qu’elle remplace.

    Il m’avait semblé qu’il y avait déjà dans l’air quelques pensées allant dans ce sens. Je croyais avoir vu dans les livres de Jules Verne que le robot allait bosser pour l’homme.
    En terminale E, les profs d’atelier semblaient me dire que la machine allait nous libérer du travail. Quand je montais des stands pour Berthiez Saint-Etienne ( grosses machines-outils), à voir la mine gourmande des vendeurs, je croyais encore que le matin des magiciens nous était livré par la machine.

    Je pensais qu’on pouvait taxer les machines à moteur par une unité de l’ordre du cheval-vapeur mais en version homme-sueur et les machines informatiques par une unité en homme-calcul.


    Et puis je ne sais pas où ça a foiré ou si j’ai eu la berlue, mais rien ne s’est passé de la sorte. Chaque fois qu’on a mis un robot dans le métro à la place d’un poinçonneur, ce dernier se retrouvait éventuellement indemnisé pendants quelques mois de chômage mais ensuite que dalle. En fait on n’a eu aucun regard pour l’Homme qu’on remplaçait par une machine.
     
    Le Chef avait volontairement zappé l’instauration d’une vignette machine, une taxe sur le coût du robot afin de faire vivre l’homme qu’il remplaçait

    Dès lors j’ai senti que l’Homme était humilié par l’Homme.

    Pourquoi avons-nous pu accepter une telle situation ?

    Bin, parce que nous ne nous aimons pas nous-mêmes, avec notre pipi, notre caca, notre sale caractère et notre cancer.

    Pendant longtemps, faute de mieux, nous nous sommes contentés de nous. Nous avons fait avec nous et quelques chevaux. Mais dès que des petits malins nous ont dit « Regardez, regardez les gars, j’ai trouvé le moyen de se passer des chevaux et même de nous, ça a été la ruée »
     
    Mékelcon ! Comment ai-je pu espérer que l’Homme soit précautionneux de l’Homme alors qu’il suffisait d’observer un défilé de 14 juillet pour comprendre que sa seule fierté était de fabriquer des mitrailleuses tuant de plus en plus vite et des prisons de plus en plus solides ?


    La machine nous remplace de plus en plus à cause de notre haine de nous-mêmes. Et cela sans prime de mise à la casse.



  • easy easy 25 avril 2011 21:18

    Je comprends que vous n’acceptiez pas le terme de laïcisme.

    Mais vous auriez ce qu’il faut de tripes pour défendre la laïcité et vous sauriez en quoi elle consiste, vous n’auriez ni besoin de faire parler des morts dont vous ignorez tout, ni besoin d’invoquer soudain quelque autre affaire plus urgente pour vous enfuir de ce chantier



  • easy easy 25 avril 2011 20:40



    «  »«  »«  »«  Oui oui, Lacordaire était déiste. J’ai du confondre. »«  »«  »

    Ce qui fait deux à zéro



    «  »«  »«  »«  Mais je ne crois pas que nous disions la même chose. »«  »«  »"

    Vous ne dites rien JL.
    Vous faites dire.
    Vous citez 

    Réciter à tout propos des célébrités, des autorités, prouve qu’on se sent vide d’idées. Citer c’est le B A BA de la contenance intellectuelle (Lucchini est aussi dénué que vous d’idées propres)

    Et immanquablement (je vous rassure que ça vaut pour tous ceux qui citent constamment) vous vous retrouvez à ne pas piger ce que la célébrité a dit parce que vous ne pigez pas son contexte ou ses fondamentaux, ses pré requis.

    Si vous croyez dans le laïcisme et bien défendez-le avec vos propres tripes.

    Je vous enjoins de vous débrouiller avec vos propres idées. Aussi simples soient-elles, vous y retrouvez toujours vos petits et gagnerez en cohérence.




    A part ça, c’est vrai que je suis défaitiste. Je m’identifie comme déçu.

    Quand j’étais gamin, au Vietnam, j’ai été torturé par la peur des fantômes parce qu’on me les avait fait exister sans me les expliquer. Sale bâtard, je ne m’étais pas senti toléré par eux. J’ai donc adoré le laïcisme français qui m’en a totalement libéré à l’adolescence.

    Mais au bout du compte, passé l’action dynamique et joyeuse de démontage des superstitions très immatérielles, je me suis engouffré dans d’autres superstitions qui semblaient plus concrètes, comme par exemple le travail, le progrès, l’entreprise, la passion amoureuse et maintenant...bin je regrette les fantômes et j’aimerais bien avoir quelques discussions avec eux.

    J’apprécierais qu’on convoque Lacordaire comme d’autres Hugo, mais en connaissance de cause, en les replaçant le mieux possible dans leur contexte. 


    Réssusciter les morts ne peut pas s’improviser et exige d’abord de respecter les vivants.



  • easy easy 25 avril 2011 19:32

    Hélas pour vous, c’est bien ce que j’ai dit.

    Et encore hélas pour vous, Lacordaire était déiste

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