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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • easy easy 22 avril 2011 13:03

    Oh l’aut, qui profite de notre honorable et d’ordinaire si sévère tribune pour clamer l’infini de son attachement amoureux !



      smiley



  • easy easy 22 avril 2011 12:41


    J’apprécie la façon qu’a Sylvain de parler des évangiles


    «  »«  » Exercice périlleux dans une société qui a raison d’être laïque «  »«  »
    Je trouve qu’elle a raison d’être laïque mais tort d’être jalouse sans frein.
     
    La jalousie (qui est corrélée à l’angoisse d’abandon et de mort) est certainement le sentiment naturel que nous devons le plus réfréner par la socialisation.
    Au niveau individuel, le remède à la jalousie consiste à s’ouvrir, à sortir de sa conception trop exclusive, à s’appuyer sur plus de sortes de gens, de manière à élargir son assise, sa couverture.
    Au niveau d’une nation, le remède à la jalousie passe par une cohabitation entre différents pouvoirs de différents types, immanents et transcendants, temporels et spirituels.

    Jalouse, notre République laïque ? Oui, sa masse formatée au laïcisme est jalouse et n’apprécie pas qu’on ne l’adore pas elle, la masse laïque.

    Et cette masse laïque ne supporte pas les enfermements ou isolements que choisissent certains et ne trouve valables que ceux qu’elle impose.



    Nos cinq républiques ont installé ou rappelé un principe de laïcité en partant d’un état des lieux considéré comme étant trop religieux. Notre République ne pouvait pas brûler tous les temples et égorger tous les croyants tant ils étaient nombreux, sinon elle l’aurait fait. Notre République laïque s’est donc installée sur un lit de répression de la religion pour la confiner au minima et elle a appelé ça de la tolérance.

    En réalité le laïcisme s’est progressivement accaparé tous les pouvoirs, sans en partager un seul avec les corps confessionnels et il se retrouve seul à tous points de vue. Le laïcisme n’invite aucun corps non laïc à partager le pouvoir, il s’accapare tout. Il est seul à recueillir les lauriers en cas de victoire, seul à recueillir les plaintes en cas de défaite.

    Le manque d’alternative à cet absolutisme laïc crée la panique et le désespoir en cas de défaite

    Ce laïcisme conçu par et pour l’industrialisation, a tué tous les corps de redistribution et de justice alternatifs et intermédiaires, a conduit à formater les pensées pour l’industrie et à faire de la Justice d’Etat le seul et unique recours-remède (même psychologique) pour tout, pour rien et pour n’importe quoi.

    Avant le laïcisme il y avait au moins deux corps qui n’avaient pas à produire : l’aristocratie et le clergé. Avec le laïcisme industriel, le pire des péchés c’est de ne pas travailler, de ne pas produire. Avant le laïcisme on vendait notre lumière intellectuelle, depuis le laïcisme on vend des usines pour éclairer les routes. A toute croissance.


    Alors que par exemple les questions d’avortement, d’écologie, de salaire, d’emploi, de formation des esprits, d’OGM, de téléchargement, de divorce, de garde d’enfant ou d’internement devraient être examinés aussi à travers un corpus métaphysique, il n’y a plus que la Justice d’Etat et bientôt Européenne, qui forme la toise absolue et unique à tous nos agissements, comportements et concepts.


    Les croyants qui étaient ici avant le laïcisme ont accepté de passer sous les fourches caudines des laïcistes pour éviter de trépasser et se sont accoutumés à vivoter avec les ailes coupées. Mais les croyants qui arrivent de régions où ils n’ont pas l’habitude de ramper ont le réflexe de remettre en cause ce laïcisme pour rester dans une dynamique naturelle de croissance communautaire.

    Désemparé par une telle dynamique, le laïcisme triomphant se retrouve comme un con, à devoir crier qu’il a une tradition ...chrétienne ! 
    Carrément.

    Certes, nous nous comportons selon un esprit plus chrétien que musulman ou bouddhiste, mais c’est à se tordre de rire de voir que ce laïcisme qui avait pourchassé et humilié le curé au point de lui faire vendre des pâtes, appelle maintenant le pape au secours. 



     

    «  »«  »«  »Dans le dialogue entre le gouverneur et lui, il reste volontairement ambigu : « Es-tu le roi des Juifs ? » et il répond : « C’est toi qui le dis. ».«  »«  »«  »

    Au fond, même dûment couronné en bonne forme, un roi ne devrait jamais dire « Je suis le roi » . C’est à ceux qui le portent de dire qu’il est leur roi.
    Etre roi c’est une grâce qui nous est donnée soit par une masse soit par héritage. C’est une désignation, qui, comme toutes les autres désignations, devraient rester à redire. Un évêque ne devrait pas dire « Je suis évêque » mais « J’ai été nommé évêque ». On aura donc rarement entendu un roi dire qu’il est roi.

    Ce qui est déjà vrai pour les vrais couronnés l’est encore plus pour Jésus qui n’a jamais été couronné. Il se pourrait que même parmi ses fidèles, même in petto, aucun n’ait jamais eu l’idée de le considérer comme roi. En fait, ceux qui sont allés à prétendre qu’il était le roi des Juifs cherchaient à le piéger. Jésus aurait été particulièrement stupide de répondre OUI car il aurait aussitôt été montré à ses fidèles en « Pfff ; regardez-le votre Jésus. Alors que vous ne l’avez même pas couronné, il se prend déjà pour votre roi » . De plus un roi est habituellement richement paré et gardé, alors se dire roi quand on circule à pied ou en âne, vaut d’être pris pour fou.







    « Ponce Pilate s’en lave les mains »

    Un roi ne se lave jamais les mains des rugissements de la foule.
    Et toute foule étant lyncheuse, même en 2011, un roi doit toujours, selon les principes mis en lumière par Machiavel, lui donner de quoi mordre. Un roi doit être craint en même temps qu’aimé.
    Dans le film The Mark of Cain, outre les tortures que des Britanniques ont infligées à des prisonniers irakiens, on voit des soldats contraints de lyncher un pauvre type pour ne pas être eux-mêmes lynchés.






    «  »«  »«  Celui qui se prétend fils de Dieu qui se laisse sauvagement torturer. C’est aussi une preuve d’humilité. Il aurait pu se dire : »J’ai le bras long, je vais vite me dégager de cette galère« . »«  »«  »«  »«  »

    C’est un point très intéressant.
    Si Jésus avait été sauvé par un hélico, il se serait coupé complètement des hommes. Tous ceux qui souffrent plus ou moins sans être sauvé par une soucoupe volante se mettraient à le jalouser, à le haïr. 

    Une foule subit un incendie ou un tsunami. Survient un hélico tout neuf qui hélitreuille un gus, un seul. Bin pour les autres c’est incompréhensible et inadmissible.

    Même quand on n’est pas exactement en train de souffrir alors qu’un gus est torturé sous ses yeux, on ressent très nettement qu’on souffrirait à sa place. On ressent notre fragilité, notre vulnérabilité (ce qui vaut à Paul son apostasie). Voir un type échapper à la souffrance alors qu’il n’y a aucune chance qu’on y échappe soi-même car on n’est pas né d’une vierge, ça fout les boules.
    Il fallait forcément que Jésus souffre le plus possible afin qu’aucun humain ne puisse trouver injuste de souffrir plus que Lui.

    Faute de pouvoir rejoindre Jésus par l’hélitreuillage, on le rejoint plus régulièrement par la souffrance.





    «  »«  »«  » La souffrance est-elle rédemptrice ? «  »«  »«  »"

    Enorme question qui se divise en deux. Elle est rédemptrice quand elle est auto infligée. Elle traduit une perversité quand elle est imposée.

    Mais attention, ici on est dans la morale.

    Alors que la souffrance naturelle n’a aucune morale. 
    Or, dans l’éducation d’un enfant, afin de le protéger de la grande souffrance d’un incendie, on peut être amené à lui infliger une souffrance plus petite afin de l’aider à faire un lien entre le feu et le danger qu’il représente. Un gosse tripote son caca, ou s’arrache les croûtes de varicelle, on lui met une tape sur la main en espérant que ça le conditionnera à ne plus recommencer. Il y a à ce niveau de souffrance infligée une considération de moindre mal très utile voire capital à la sécurité physique de l’enfant.
    Mais comme au-delà des problèmes physiques, un enfant doit aussi se paramétrer sur le plan du comportement social, on a tendance à le frapper en vue d’éducation morale. Et ce glissement possible jusqu’à un certain point (pour empêcher un enfant de montrer son zizi en classe) ouvre la porte à tous les excès et perversions. 

    Ce sujet de la perversion des violences infligées aux enfants pour des raison d’éducation sociale est à mettre directement en regard avec les exigences que la société exprime. C’est parce que des parents entendent des reproches que font des adultes sur le comportement d’enfants, qu’ils angoissent et brident leurs propres enfants.



    Hormis les souffrances naturelles (chute de vélo, rage de dent, cancer) et concernant les adultes, seules les souffrances qu’on s’inflige soi-même sont rédemptrices et élèvent ou relèvent. Les souffrances qui nous sont infligées avec tambours et trompettes, nous nationalisent, nous infantilisent, institutionnalisent le sadisme et nous assujettissent à la pensée de la masse, au formatage. 



  • easy easy 22 avril 2011 09:15

    «  »«  »«  »«  »Le scrutin majoritaire à deux tours utilisé pour la présidentielle a un atout important : il donne une légitimité majoritaire au vainqueur du second tour. Pourtant, son premier tour se révèle gravement problématique«  »«  »«  »«  »

    C’est la recherche obsessionnelle de l’apparente majorité qui oblige un second tour absurde qui place à la tête du pays un type qui se sent porté par plus de 50% des gens. Et qui fort de cette élasticité, se dépêche d’affirmer, en manière de largesse, qu’il est le président de tous. Cette inflation électorale puis dialectique conduit à une inflation des pouvoirs entres les mains de l’élu. (Pouvoirs tout de même fortements réduits par les corps supranationaux dont le CAC, le Nasdaq, l’ONU, la BCE, etc.)
     

    Un seul tour suffit pour élire un président qui ne sera donc porté que par 15% des voix et ce président devrait présider un gouvernement désigné par une Assemblée Nationale élue à la proportionnelle.



  • easy easy 22 avril 2011 08:44

    La trinité démocratie-laïcité-égalité, en jalouse classique, conduit à une dictature qui interdit la soumission à quoi que ce soit d’autre qu’elle.













  • easy easy 21 avril 2011 21:21

    «  »«  »Quant à ces rivalité inter-villages, elles prenaient fin, quand la Patrie était en danger. Et le fameux « Tu es d’où » face à l’ennemi n’avait alors aucune connotation belliqueuse. Au contraire, l’adversaire d’hier du village d’à côté devenait l’ami au campement ou dans les tranchées boueuses«  »«  »

    C’est ce que je me tue à dire et à redire
    Nous hiérarchisons les dangers et les gains (et nous reconsidérons cette hiéraérchie toutes les secondes).

    Quand les seuls dangers semblent nous venir du village voisin, l’ennemi est celui du village voisin ; Mais quand surviennent les Huns, soudain on remarque qu’on partage le même souci que celui du village voisin qui ne ressort alors plus comme un ennemi mais au contaire comme un allié.



    «  »« Ce qui se passe aujourd’hui n’est pas comparable »«  »


    La guerre de Crimée n’a rien de comparable avec la guerre de Sécession qui n’a rien de comparable avec le massacre de la Saint Barthélemy qui n’a rien à voir avec le massacre du Rwanda qui n’a rien à voir avec le massacre Khmers rouges, qui n’a rien à voir avec le massacre des Juifs par les Nazis.
    Selon leurs auteurs.

    Tu parles !

    C’est toujours la même histoire : la hiérarchisation des dangers et des gains. Hiérarchisation et traitement qui peut se faire en solo dans bien des cas ordinaires, qui peut se traiter en bandes dans bien des cas mafieux, qui peut se traiter en masse dans tous les cas de massacres.







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