• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

easy

easy

59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 21 3431 838
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 230 126 104
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • easy easy 20 avril 2011 11:36

    J’aime bien les réflexions qui considèrent les cas de masses pour expliquer les effets de masse et les cas de pointe pour illustrer nos excès individuels.

    Le Mur qui se dresse devant nous est provoqué par les effets de masse. Les excès des quelques très riches ou très consommateurs ne peuvent servir qu’à illustrer ce qu’est la mentalité de l’homme croissiste, mais ne peut pas expliquer ce mur. Liliane et Françoise Bettancourt représentent des caricatures du roi que nous cherchons presque tous à être, mais c’est la somme des bidochonrois qui fait le mur. 

    Il suffit que deux milliards de bidochonrois menés ou excités ou aiguilonnés par 10 000 Tapie-Gates s’agitent pour posséder le Pack de base pour que se forme le mur.
    Le Pack de base comprend 20 ans d’enseignement croissiste, une voiture, un téléphone, un logement équipé, un PC connecté et un droit d’accès dans le ressuscitoir de l’Assistance Publique.

    Ce seul Pack de base, multiplié par 2 000 000 000 forme déjà un Mur alors que nous sommes 7 000 000 000.



    Nous avons sous les yeux une guerre à fondamentaux très classiques où une masse de gens se révolte contre un tyran. Et très visiblement, les révoltés mènent leur combat avec certes quelques armes mais surtout avec un Pack dans lequel émergent nettement l’hôpital, le téléphone, le PC internet et la voiture.
    Or, le Vietcong qui s’était révolté contre l’occupant français en 1950, avait lui aussi un Pack de base : Un bol, une paire de baguettes, un lance-pierre, un roseau (pour respirer planqué sous l’eau) et un vélo. (Absence totale d’hôpital).



  • easy easy 19 avril 2011 14:53

    Concernant les transcendances, la fantasmatique qu’on accorde à une image, un concept, une personne, on peut soit en inventer, en construire, soit en dézinguer.



    Lorsque le facteur Cheval ramasse des coquillages et des cailloux pour faire un bidule qui visiblement occupe son esprit « comme inutilement » il invente et fabrique une nouvelle transcendance, même sur le plan générique.

    Lorsque Dali se montre bavard, foisonnant, hyperbolique, il invente également une nouvelle transcendance, soudain un artiste n’est plus un silencieux, un raseur de murs, une ombre.

    Lorsque Marcel Duchamp renverse un urinoir et nous le fait apparaître fontaine, il nous propose une autre lecture, carrément inverse en tous ses symboles, de l’instrument. Il n’offense aucun fabricant de fontaine ou d’urinoir.

    Lorsque César Baldaccini nous montre une compression de voiture, il ne détruit même pas la transcendance de l’automobile puisqu’il ne fait que récupérer une compression qui existe de toute manière en fin de vie des veilles bagnoles. Loin de ruiner la vision qu’on a de la voiture, il propose au contraire d’en ajouter très au-delà de son utilisation courante.

    Dans ces quatre inventions, il y a certes une petite nuisance sur les transcendances installées par effet de nouvelle concurrence (pendant que les gens s’extasient sur l’urinoir inversé, ils ne s’extasient pas sur une laborieuse sculpture). Mais cette nuisance par élargissement de l’offre n’est tout de même pas une nuisance par destruction directe.



    Les artistes sont les seuls à avoir droit à la liberté totale.
    Si l’un d’eux prend la croix et en fait un avion, une montgolfière ou une épée, il va créer une nouvelle transcendance, on verra la croix comme on ne l’avait pas vue auparavant mais sans pour autant que les croyants de la transcendance christique n’aient à en souffrir. (Il avait fallu aux premiers chrétiens une longue démarche artistique pour faire d’un instrument et d’une scène de torture repoussante, un symbole d’Amour et de d’abnégation qu’on embrasse à longueur de temps).

    Mais prendre la Croix, l’étoile de David ou le Croissant et les planter sur un étron ou dans le feu, ça n’envoie pas à une autre fantasmagorie des symboles détournés. Ca ne propose que la démolition directe de la transcendance longuement cultivée par certains. Ce n’est que du vandalisme.

    Or les transcendances religieuses supportent énormément d’autres transcendances sociales ; l’archangisme, la charité, l’honnêteté, la sincérité, la fidélité, l’abnégation, le sens, la valeur, la conservation, la sauvegarde, l’entraide...Proposer de chier sur les symboles religieux ou de les détruire, c’est proposer de détruire les religions donc tout ce qui aura été construit dessus, et ça fait beaucoup.

    Il ne se doute pas, celui qui propose de pisser sur la croix, que si son fils est un jour sauvé d’une leucémie, ce sera par une offre généreuse de moelle osseuse ou de sang de cordon et que si cette générosité existe, c’est sur la base de croyances christiques.

    (Même la musique, quand elle fait appel à plusieurs musiciens, est fondée sur une croyance partagée, sur une coreligion, sur une communion)



  • easy easy 19 avril 2011 13:37

    «  »«  de trique et de troc » «  »

    Ca le fait bien, bravo Ariane !

    Le trique-troc est déjà bien installé mais là aussi, là encore, tout est dans l’absence de ticket de caisse. Sans formalisation écrite, le trique-troqueur peut se retrouver en prison sur base d’accusation soit de sexe forcé soit de sexe payé.

    Désormais, quelles que soient les conditions, si ça ne se passe pas sous les yeux de trois juges, avec enregistrement et prises d’empreintes génétiques, il y a risque de se retrouver au moins en GAV.
     



  • easy easy 19 avril 2011 13:07

    Je ne veux pas discuter sur « Le sexe payant est-il légal ou non » mais directement sur les conséquences de sa légalité.

    A mon sens, il n’y en a pas.

    Car, nonobstant qu’il soit aujourd’hui légal ou non en France, j’observe qu’il l’a presque toujours été, de tous les temps et de tous les endroits. S’il n’est pas légal et qu’il le devient, ça ne changera pas grand chose.

    J’observe que c’est là où il y aura eu le plue de sexe payant qu’il y aura eu le plus de transcendances autour du sexe offert-partagé. Plus le sexe payant est coûteux, plus le sexe offert-paragé est valorisé.

    Au fond il y a 3 sexes, le payant, le forcé et l’offert. Le forcé, aucune masse non hystérisée n’en veut. Le payant, toutes les masses le tolèrent mais, le considérant par rapport à l’offert, ont tendance à dire que la pute est d’une manière ou d’une autre, forcée.

    Grâce à cet arrière-plan que forment les sexes forcés et achetés, le sexe partagé ressort bourré de transcendances sentimentales, de valeurs d’attachement et d’affects au point que le volume de ces transcendances dépassent celui du seul sexage. (Cf l’assag de l’amour courtois)

    C’est grâce à ces repoussoirs très concrets que sont les sexes forcés et achetés que le sexe offert en zone interdite, par exemple entre deux êtres d’origines, de culture, de sangs, qui n’ont pas à se mêler en principe, ressort sublime.
    Roméo et Juliette c’est du sexe partagé sur fond de relation socialement interdite et cela sans qu’il soit question d’argent ni de forçage. Pour expliquer cette passion interdite, il ne reste donc plus que l’enveloppe de l’amour sublime. Et cet amour sublime offre bien plus que son sexe, son corps et son âme, puisqu’il offre, toujours dans le partage, jusqu’à sa vie.

    Ainsi, ce ne sont pas les sexes forcés et achetés qui peuvent nuire à la transcendance (au miracle) du sexe offert, au contraire.

    La seule menace qui plane sur le sexe offert est la judiciarisation des relations conjugales. Lorsqu’un épisode ancien, échafaudé sur la passion amoureuse, est soumis à l’appréciation de policiers, le règne des transcendances, des illusions et de la fantasmatique amoureuse sonne son glas.

    C’est la remise en cause (de plus en plus fréquente) par un partenaire de ses anciennes relations offertes, avec pour finalité à peine dissimulée d’obtenir du fric et un statut de victime, qui décourage beaucoup de la voie amoureuse. Et c’est la menace de plus en plus pressante d’une possible remise en cause de la passion, qui la fragilise et pousse les gens à préférer d’emblée la voie du sexe payant.

    Alors, si d’un côté on redoute de plus en plus la relation amoureuse car susceptible d’être dénoncée, si de l’autre on ne peut pas aller aux putes avec ticket pour garantir la bonne forme commerciale de la relation, il ne reste plus, pour s’éviter la tôle, que la quatrième voie : celle du sexe machine.


    Je n’ai aucun doute que le sexe machine représentera bientôt 20% du sexe et que se poseront de nouvelles question : Le maquerellage de machines, Le traçage, le monopole par l’Etat des autosuceuses, les branlethons etc.


    Mais déjà, se dessine la cinquième voie, celle de l’eunuque volontaire.



  • easy easy 19 avril 2011 12:00


    Lorsque Gabrielle-Russier s’était suicidée, en 1969, le Président Georges Pompidou avait contenu ses pensées. Ce n’est que quand un journaliste lui a demandé ce qu’il en pensait qu’il s’était un peu livré. Et encore avait-il choisi de s’exprimer d’une manière infiniment compassionnelle de notre bêtise humaine, en citant un extrait de poème que Paul Eluard avait écrit au sujet des tondues de la Libération « Comprenne qui voudra, moi, mon remords, ce fut la victime raisonnable au regard d’enfant perdu, celle qui ressemble aux morts qui sont morts pour être aimés ». 

    Je trouve que cette façon de faire est celle d’un grand roi, d’une grande reine, comme le fut Victoria par exemple.


    Mais ensuite il y a eu Chirac qui, en 1991, à l’occasion d’un dîner-débat du RPR et pour justifier sa politique de recadrage de l’immigration, avait pris un ton on ne peut plus populiste (Je pense comme Bidochon, je suis son pote) pour dire, comme s’il avait à s’exprimer à la place d’un Bidochon vivant sur le même palier que des immigrés, que la cohatitation avec eux était déjà pénible et que « ...Si vous ajoutez à cela le bruit et l’odeur... » bla bli bla blo.

    Et depuis ça ne va qu’en empirant. A toute occasion, Nicolas Sarkozy s’exprime comme un Bidochon est censé s’exprimer. Et en particulier face à des faits d’actualité. Alors que personne ne lui demande rien, alors qu’il n’y est d’aucune utilité, il profite de chaque émotion que provoque l’actualité pour jouer le Bidochon vengeur qui lynche d’abord et réfléchit éventuellement après. Il ouvre le droit au lynchage.

    Le problème, c’est que le Président est, en principe, le garant de l’indépendance de la Justice Ce qui implique qu’il devrait laisser la Justice juger sans avoir à subir la moindre contrainte, la moindre indication, la moindre pression.
    Hélas, en indiquant, dans la minute qui suit une info dramatique, quelle est la sanction que conçoit et qu’exige le Président, Nicolas Sarkozy déborde complètement de son rôle au point de l’inverser.

    Ce serait un moindre mal si le public n’avait à supporter que les incantations reptiliennes présidentielles mais il a en plus à s’habituer au principe qu’il indique, à savoir que le jugement expéditif prévaut sur le jugement serein. Dès qu’une info passe qui remue les esprits, le Sycophante élyséen paraît au Perron et énonce le verdict, lequel est toujours maximal. Il veut nous injecter le sang de son sarkosaure.


    Il existe une controverse sur les pouvoirs de Sarkozy. Beaucoup vont à affirmer qu’il décide de tout alors que d’autres font remarquer que tout lui échappe (ne serait-ce que par la montée en puissance des pouvoirs supranationaux et par la domination des Grands Patrons).
    Ce qui est sûr, c’est que nonobstant toute question de pouvoir régalien, du seul fait de sa représentation, un Président a le plus important des pouvoirs : celui d’élever ou d’abaisser la dignité de la Nation selon qu’il contient ou pas son reptile.

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv