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59 ans
Eurasien
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Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Derniers commentaires



  • easy easy 18 avril 2011 14:47

    Eh beh, on dirait Cicéron en sycophante. Que ce soit contre Verres ou Catilina, je trouve que Cicéron s’en sera donné à coeur joie, je veux dire qu’il se sera ennivré de ses accusations.

    Que des accusations soient fondées ou non, c’est toujours ennivrant de les lancer. Mais on peut y prendre goût, y asseoir son autorité et devenir alors dépendant de ce vin au point de ne plus se départir du mépris envers quelques « ils ».

    La manière qu’ont les Français d’apprendre ou de retenir l’Histoire de France a constamment évolué, en particulier depuis 1880. Si vous, vous retenez de notre Histoire quelque chose de différent de ce qu’en percevait l’adulte de 1900, ayez l’humilité et le bon sens de considérer que vous n’êtes pas le seul.

    J’avoue ne pas bien savoir ce qui se raconte de l’Histoire dans les écoles actuelles mais j’imagine qu’on est bien loin des livres de 1890, de ses Lavisseries et du fier nationalisme-colonialisme « fardeau de l’homme blanc » patin couffin.

    Quoi qu’il en soit, il est une constante universelle. Chez tous les peuples ayant cultivé la transcendance de l’Histoire, aucune période passée n’est finalement rejetée. Aucune. Bien entendu on s’amuse des habitudes, manières et croyances de nos Vieux, on s’en moque aussi volontiers mais on en parle et on y est attaché. On ne veut rien jeter de notre passé (et il faudra bien qu’un jour, lointain, les Allemands, eux aussi, comme tous les autres peuples, réintègrent leur Adolf)

    S’il était sans doute difficile, sous Viollet-le-Duc, d’évoquer la monarchie avec quelque trémolo dans la voix, depuis « Chef-d’oeuvres en péril » de Pierre Delagarde puis Malraux, les Français n’ont plus aucun complexe à se déguiser en Grand Louis lors des fêtes costumées de Vaux-le-Vicomte ou Versailles. Partant, ils peuvent tout entendre. Et ils entendent donc tout, même de reconstruire le palais des Tuileries, takavoir.

    Lors du procès de Marie-Antoinette reconstitué par Robert Hossein, ils sont venus très nombreux pour prouver que leurs oreilles étaient désormais ouvertes à toutes les versions de l’Histoire, lointaine, en tous cas.

    Car c’est toute la difficulté. On veut bien remettre en question notre regard sur l’Histoire des très anciens, mais on n’admet pas facilement une remise en cause de notre propre histoire. Le Français, comme l’Italien est souple sur l’Historie ancienne, mais plus rigide sur l’Histoire proche, sur sa propre branche.

    Vous enfoncez une porte largement défoncée en lançant que la République est à bout de souffle. On pourrait tout aussi bien le dire au sujet de la démocratie tant elle est décevante.
    En toute bonne logique, ceux qui ont l’impression que la situation actuelle leur profite ne vont certainement pas dire que tout va à vau-l’eau (ce qui autoriserait toute demande de changement). Mais à part ces chanceux, la grande majorité des gens ne sont pas satisfaits et vont donc à dire que la République, la démocratie, la laïcité même parfois, les déçoivent.

    Vous ne nous révélez strictement rien en disant que la République est victime de ses vices. Vous moulinez contre les moulins à vent.



    Concernant le fait que les Français ou que bien des Français aimaient la monarchie après 1789, c’est archi établi de nos jours. Nous savons tous la chouannerie, la Terreur blanche, les difficiles 100 jours de napoléon Bonaparte, nous savons tous qu’il y a eu 3 rois (de France, des Français) et deux empereurs après 1789


    Les Français savent trouver à redire sur le comportement de Henri IV face à Julien et Marguerite de Ravalet, de Louis XIV face à Nicolas Fouquet, de Louis XVI face à Nguyen Anh, de Pétain face à Hitler...Quant à Sarkozy, n’en parlons pas, la coupe est pleine. 


    Pour autant, ils ne voient pas dans les formules de gouvernance antérieurs, de quelque horizon que ce soit, de quoi satisfaire leurs aspirations actuelles.
    Nous ne sommes pas satisfait de la situation actuelle mais nous ne savons pas trop quoi faire. Nous attendons donc qu’un vent démolisse quelque grand bidule pour nous faire comme une indication de direction à suivre.

    En attendant, nous ne devrions pas nous mépriser mutuellement.




  • easy easy 18 avril 2011 11:58

    Vous versez dans une caricature contre productive

    Nous disposons de l’enregistrement de l’audition de Matthieu Tenenbaum par un responsable de Renault qui s’est laissé aller à imiter les flics lors d’une GAV. La manière dont ça s’est passé nous prouve que dès qu’il le peut, celui qui joue le rôle de policier dans le grand théâtre de la vie, cherche à reproduire le style très classique de l’Inquisition ou de la Gestapo. 

    On remarque qu’essentiellement, Christian Husson ne dit pas à l’accusé de quoi il est accusé.
    Il aurait présenté à Tenenbaum le dossier d’accusation, ce dernier aurait pu immédiatement comprendre la méprise et lever un paquet de lièvres, c’est-à -dire qu’il aurait pu faire douter son accusateur.
    Or l’interrogatoire est mené de manière à ce qu’en aucun moment l’accusé ne sache quoi dire puisqu’il ne sait pas de quoi on l’accuse. Et c’est alors sa perplexité, son refus global et non argumenté, pour cause, qui permet à Husson de se croire dans la vérité alors qu’il est complètement à l’ouest.


    Cette première réforme de la GAV devrait assez concrètement, j’espère, aboutir à ce que dès les premières secondes, l’accusé sache de quoi il retourne et qu’il puisse alors poser immédiatement des limites aux accusations en exposant des arguments de défense concrets.

    Il faudrait s’efforcer d’aller au plus près possible de l’idéal qui consiste à ne jamais entendre un accusateur sans entendre en même temps son accusé.


    On laisserait ceux qui se posent en justiciers interroger un suspect à leur guise, il ne fait aucun doute qu’ils pratiqueraient les pires humiliations et tortures. Et parce qu’une fois lancé dans son oeuvre, l’accusateur ne peut plus reculer, il enfoncera toujours le clou jusqu’à l’os.

    Plus on a humilié, dégradé, torturé et miné un suspect, moins on peut admettre avoir eu tort et je doute beaucoup que Christian Husson admette un jour s’être aussi gravement trompé tant sur le fond que sur la forme.

    L’accusation de quelqu’un est une démarche à effet cliquet, sans retour possible.



  • easy easy 17 avril 2011 18:30

    Tant qu’un Titanic, un TGV ou une centrale va selon le train qui fonde son autorité, nul ne songe à dire une « ânerie ». Même une candiderie « Euh, chef, ça sert à quoi d’aller plus vite » vaut être envoyé à Sainte Anne.

    Mais dès qu’une machine autoritaire, un système bancaire, un système économique, un système énergétique, avoue une catastrophe, n’importe qui se sent autorisé à dire n’importe quoi.


    Avant Fukushima, personne sur AVox ne se serait permis de se poser en expert du nucléaire. Depuis un mois, on ne compte plus les éleveurs de poules, les conducteurs de car, les danseurs et les juristes qui citent à tout bout de champ des Sievert, des Becquerel, des coriums et des MOX.

    Comment veux-tu, devant le spectacle de la déconfiture totale des responsables de Fuku, devant leur tentatives allant du canons à eau en la sciure de bois en passant par la colle Nutella, résister à l’envie de proposer son taille-haie, son escabeau et son amateurisme ?

    Quand le professionnalisme prouve qu’il n’existait pas, qu’il n’était que façade, que théâtre et comédie, comment s’empêcher de monter sur scène pour y faire un ti numéro devant papa, maman et tata Gisèle ?



    Je trouve que c’est non seulement normal, mais même que c’est bien. Il est sain que les Autorités soient régulièrement renversées à la faveur de quelque chute d’escalier et qu’elles laissent la place à de nouvelles.

    Toutefois, cette rotation, des Autorités et Valeurs n’est intéressante que pour autant qu’à chaque rupture, on puisse revenir au Bon sens d’abord, c’est à dire en se fiant à ses sens que sont la vue, le toucher, l’ouïe, l’odorat et le goût.

    Malheureusement, contrairement au naufrage du Titanic ou à l’incendie de Londres que même un Papou aurait pu comprendre, nous allons de plus en plus vers des systèmes construits sur un échafaudage d’Autorités multiples, en réseau et fondées sur des transcendances. Tant et si bien que les catastrophes modernes (Sang contaminé, WTC, Bhopal, subprimes, Tchernobyl, médiator) échappent à toute analyse par nos 5 sens.

    Les Anciens avaient dix dieux, tous rivaux, les uns disant de faire lorsque d’autres disaient de ne pas faire. Quand l’un deux préconisait de faire une guerre et qu’elle se terminait en désastre, il était boudé et on écoutait mieux ceux qui avaient préconisé de s’abstenir.

    Quand on est passé au monothéisme, on a construit tous nos châteaux autour d’un dieu unique qui disait « Croissez et multipliez-vous ». Le républicanisme magnifique, soi-disant laïque, n’a rien changé à cette habitude de ne plus voir les choses que sous un seul angle, celui de la croissance, celui du développement. 

    « Sous-développés » étaient les peuples qui traînaient à se moderniser.

    Alors quand Fukushima explose d’en avoir trop fait, la réponse de ce monothéisme laïque en ouroboros est qu’il faut l’exploser pour mieux faire.






    Concernant les questions que pose Béta.
    Je ne saurais quantifier. Mais chacun de nous peut poser son avis d’un point de vue éthique, moral ou philosophique sur la question suivante :

    Doit-on, si c’est techniquement possible, se partager Fukushima ?

    Posons qu’il soit possible de se partager la radio activité par exemple en envoyant à la mer les jus de refroidissement et posons que ce partage puisse être absolument homogène sur la Planète. Posons que ça nous fera à tous un facteur de cancer multiplié par 10, que pour chacun de nous, ce soit 2 ans de vie de moins au compteur.

    On partage ou pas ?

    Je vois déjà une première réponse très claire à cette hypothèse. Je trouverais du sens à partager avec les Japonais mais je refuserais que les Papous, les baleines et les serpents aient leur part. 

    La première chose que j’exigerais serait que ce partage ne soit pas homogène et qu’il ne se fasse qu’entre nations nucléarisée et à due proportion de leur niveau de nucléarisation. 

    Se poserait alors la question des habitants antinucléaires de ces nations nucléarisées mais je leur dirais que c’est le lot d’un national que de subir les contraintes nationales. Ils auront le droit d’aller dans les pays qui ne seront pas taxés mais s’ils restent ici, ils subiront la peine qui frappera tous les Français. 

    Je refuse que les Papous et autres Karen aient à subir la punition du nucléaire et je serais d’accord pour partager la radioactivité avec les Japonais, les Américains, les Allemands etc. Etant donné le fort taux de nucléarisation des Français, ça me conduirait à subir autant de radiations qu’un Japonais et je l’accepterais. 

    J’exigerais donc qu’on privilégie une solution de partage des radiations entre nations pronucléaires à une solution de partage universel.


    Partant de là, et s’il n’y a aucune autre solution technique que d’envoyer les jus de refroidissement dans des containers, je serais d’accord pour que nous ayons notre lot à conserver chez nous et en métropole, tout près de Paris, pas sur l’île des Pins ni sur Marie-Galante.


    Ce débat sur le partage de la merde ouvrira aussi celui des poubelles en général et devrait régler la tendance consistant à expédier nos saloperies dans des pays aux populations sous-développées dont on abuse.




    Par ailleurs, je lis ici et là des réflexions sur le moutonnisme des Japonais qui nous semblent être trop dociles ou résignés. Ce débat sur le partage de la radioactivité devrait rappeler à certains qu’en principe nous devrions être très solidaires d’eux, surtout en tant que fournisseurs de combustibles. Nous devrions considérer que nous avons notre part de radiation à prendre dans la gueule. Nous devrions nous considérés comme étant déjà aussi irradiés qu’eux et voir alors que nous aussi, nous restons bien passifs. 

    Dans nos pantoufles nous attendons que les Maghrébins renversent leur raïs en sacrifiant leur sang afin que par magie, notre révolution soit faite. Nous attendons aussi que les Japonais ferment leurs centrales en grillant sous les radiations afin que par magie, nous sortions du nucléaire. Mais nous trouvons qu’ils manquent d’ardeur à la tâche ces niacs.



  • easy easy 16 avril 2011 09:55


    Je doute qu’il y ait beaucoup de commentaires à venir sur de fil.


    Faites l’amour avec qui que ce soit, de la manière la plus bête ou banale qui soit et apprenez qu’on vous en accuse, vous serez inquiet, forcément inquiet et vous serez conduit à réfléchir à votre situation en son aspect juridique.

    Le sexage est le seul domaine où, au-dessus de Dieu, il y a le partenaire. Dieu serait d’accord mais le partenaire dirait, le lendemain, un mois après, 20 ans après, qu’il ne l’était pas, on se sentirait coupable.

    Alors, les conditions d’interrogatoire en GAV, qui sont déjà perverses dans tous les cas d’espèce, révèlent toute leur perversité quand le flic interroge un accusé sur son sexage, sa manière de sexer, son style, sa durée, sa longueur, sa fréquence. Et encore, s’il interrogeait précisément, ce serait un moindre mal. Mais non, pervers au possible, le flic laisse supposer des réponses qu’il déguise en questions, sans aucune limite de genre ou de style. Alors l’accusé se torture tout seul et s’invente toutes sortes de culpabilités, à l’infini. Il répond à des question qu’on ne lui pose pas et tresse ainsi sa corde...
     
    On aurait, de sa vie entière, sexé avec celle qu’on a épousée à partir de ses 30 ans, de la manière la plus petit bateau qui soit, on se retrouverait devant un flic insinuant qu’il y aurait une accusation sur ce plan, on réfléchirait automatiquement à son cadre juridique en « Ouf, ça s’est produit dans un cadre légal ». Ce qui veut exactement dire que seul ce cadre juridique, s’il est parfaitement petit petit petit bateau a quelques chances de sauver de la prison ou du suicide.

    Or faire l’amour est, en plus de tout son sous-jacent sentimental, un geste que chacun essaye de personnaliser (surtout à notre époque très compliquée). Chacun, dans ce domaine comme dans les autres, essaye de faire quelque chose de singulier pour valoir attirance ou attachement ou amour de la part de son partenaire. Chacun, sans trop savoir ce que serait exactement le petit petit petit bateau, essaye de servir du paquebot, du yacht, au minimum du hors-bord. 

    Le fait d’être interrogé par la machine policière, sans savoir sur quoi porte l’accusation mais en sachant seulement qu’elle porte quelque part sous la ceinture, produit un effet de panique envoyant directement à des pensées suicidaires qui ne peuvent plus jamais être écartées. 

    Le flic sait parfaitement la perversité de son jeu où il isole l’accusé de la personne avec qui il a le plus d’intimité, avec qui il a partagé tous ses secrets. En matière de torture psychologique et de déstabilisation traumatisante, il n’y a pas de situation plus vicieuse que celle qu’il crée en lançant à l’accusé son principe de culpabilité sans dire quel est exactement l’infraction qui aurait été commise à bord du bateau. 

    Tout se passe comme si, à la faveur d’une opportunité de fouiller à bord d’un bateau, la Police cherchait à tout, absolument tout déballer de son contenu. Le type paniqué se met à avouer tout, jusqu’à la couleur de son anus, jusqu’au calibre de ses couilles, jusqu’à la largeur de sa langue, jusqu’à son goût pour les blondes, jusqu’à sa manière de se raser, tout. 

    Chacun serait parfaitement conscient des risques qu’il encourt sur ce sujet d’extrême vulnérabilité à la Police des moeurs, il ne devrait jamais, absolument jamais sexer autrement que selon une notice certifiée conforme, devant trois juges et avec enregistrement vidéo + électro encéphalogramme + prises d’empreintes génétiques. 



  • easy easy 15 avril 2011 17:26



    C’est très étrange cette histoire de « T’es pas cap ! » ou « Pars si tu as peur ! » ou « Sale trouillard ! »

    Ce défi au courage (que les femmes ne manquent pas de lancer à leur chum) serait donc universel et serait le responsable de notre prométhéisme

    Quoi qu’il en soit, comme il ne semble pas exister de défi allant en sens inverse, la situation du Monde ne peut devenir que de plus en plus périlleuse et angoissante.



    Les philosophes auront bossé sur tous les sujets mais jamais sur ce défi à la témérité.

    Au fait, quelqu’un connaît-il un proverbe réfutant l’audace ?

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