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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Derniers commentaires



  • easy easy 25 avril 2011 18:12

    Remise en cause ?

    Non, ce n’est pas exactement le problème.

    Lorsque mes profs de Jussieu m’enseignaient les tremblements-de-terre, ils schématisaient, ils expliquaient un principe.
    Lorsque j’entreprenais de l’expliquer à mon tour à ma vieille chienne, je recourais aux mêmes schémas et principes.
    Ainsi, de prof à élèves à néophytes, ne circulent plus que ces schémas.

    Concernant les TDT, on peut en rester longtemps à ces schémas qui zappent sur l’hétérogénéité des sols car une complexification outre qu’elle n’apporte pas tellement plus d’éléments de prévention ou de prévision, n’est pas non plus aisément constatable.

    En face, les profs expliquaient aussi les sédimentations et les plissements de terrain (qui ont le chic pour renverser l’ordre des couches). Mais là, dès qu’on était sur le terrain, on découvrait qu’il y a un fossé entre les jolis et simplissimes dessins au tableau et la réalité où tous les 100 m il y avait une curiosité, en fait une complication, une superposition de phénomènes.
    Ainsi, naturellement, dès les premiers constats sur le terrain l’élève intégrait que les principes de plissement, s’ils sont constamment valables, se réalisent selon des tas de paramètres variables complexifiant les situations.

    Rien n’était faux dans les schémas de principe mais la réalité est infiniment plus complexe et l’élève géologue apprend à savoir que c’est complexe.



    Revenons aux TDT.
    Concernant ces phénomènes profonds (les volcans, pareil) on ne dispose pas de moyens d’observation directe. On n’est pas constamment face à la complexité et on peut donc siester dans le simplisme.
    Ce n’est qu’au fur et à mesure qu’on densifie les sismographes et qu’on confie des calculs aux ordinateurs, qu’on voit apparaître les complexités du sous-sol.
    Nous pourrons éventuellement apprendre ici ou là des principes nouveaux mais ils seront secondaires, ils viendront en superposition des principes acquis et nous ne découvrirons certainement pas une théorie renversante.


    En ce moment il y a par exemple la question de la liquéfaction des sols qui nous sensibilise un peu. Ca peut paraître surprenant parce qu’on n’en parlait pas jusque là mais le principe est tout bête et a déjà été théorisé.

    Tous les maçons savent qu’en faisant vibrer le béton, on le liquéfie bien davantage, les bulles peuvent plus facilement remonter à la surface et le béton occupe alors les moindres recoins. Or un tremblement de terre qui n’en finit pas de durer produit cette vibration qui invite en permanence les grains à la mobilité. Dans cette mobilisation d’un mélange hétérogène, les particules les plus denses, les cailloux, vont au fond et les éléments les plus légers, l’air, l’eau, vont en surface.



  • easy easy 25 avril 2011 13:53

    «  »«  »«  » La liberté ne s’accorde pas mais se retire. La sécurité à l’invese, s’accorde, mais par qui ?

    Par le groupe pardi ! easy, vous ignorez vraiment la démocratie, ou bien vous le faites à dessein ? «  »«  »


    La sécurité s’accorde en effet par le groupe, par la masse, souvent avec un chef à sa tête.
    C’est ce que j’ai dit.

    Et pour réaliser cette sécurité, bin, il faut interdire, censurer, imposer, pendre, incarcérer, incendier et bombarder, parfois aux antipodes. Et cela sous bannière impériale, colonisatrice, expansionniste, socialiste, religieuse, révolutionnaire, archangiste, démocratique, peu importe la bouteille.




  • easy easy 25 avril 2011 12:55


    «  »«  »«  « Entre le fort et le faible, entre le riche et le pauvre, entre le maître et le serviteur, c’est la liberté qui opprime, c’est la loi qui affranchit. »  »«  »« 


    Lacordaire raisonnait en déiste, comme s’il existait un principe de Loi donc de Juge suprême et juste.

    Selon ce principe en clef de »Dieu et la liberté", la Loi de Dieu protègerait le serviteur, le faible, le pauvre de la liberté que s’autoriserait le maître, le fort, le riche. Il faut certes une liberté mais censurée par le Bon Dieu.

    Mais il se trouve qu’il n’y a pas de Dieu pour Juger Justement et que la Loi est toujours entre les mains du plus fort, parfois incarné par un Pilate, parfois incarné par une foule qui s’en distingue, mais le plus souvent par une astucieuse et indémêlable collusion/confusion entre la masse et son chef.



    Confier la loi et le jugement au plus faible alors ? 
    Bin il deviendra automatiquement le plus fort.
     



  • easy easy 25 avril 2011 12:25

    Il y a ceux qui aident ceux qui souffrent
    Il y a ceux qui aident ceux qui souffrent tout en appelant à l’Aide
    Il y a ceux qui appellent à l’Aide



  • easy easy 25 avril 2011 11:59

    «  »«  »«  »«  » Qui est prêt à sacrifier un peu de liberté pour plus de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre et perdra bientôt les deux« . »«  »«  »«  »

    L’ouroboros d’Homo est là.

    Fondamentalement, Homo angoisse de la perspective de mourir et même de vieillir alors qu’il vieillit et meurt. C’est vraiment trop bête d’être si nintelligent et de devoir vivre quelque chose qu’on a de bonnes raisons de ne pas vouloir vivre. C’est enrageant de devoir subir la pire des défaites alors qu’on a des mains aussi agiles et une vue aussi perçante.

    Alors que peut faire Homo, par dépit ?

    Il peut penser à autre chose, s’agiter dans tous les sens, inventer pour les combattre toutes sortes de moulins sur lesquels il projette et invite à projeter l’hideuse figure de mort. Pour cela, il réclame la liberté d’agir.
    Et il peut s’enfermer à double tour ou enfermer tous les autres. Là il réclame d’immobiliser l’espace et les choses pour figer le temps.


    Howard Hugues avait longtemps réclamé la liberté, étant entendu que cette liberté devait d’abord lui profiter pour lui permettre d’atteindre le Soleil. Jusqu’au jour où ses gesticulations lui ont semblé vaines. « Miroir ô miroir, dis-moi qui est la plus belle / Bin tu vieillis, grosse cochonne ». Et il s’est alors congelé à défaut de pouvoir pétrifier le reste du Monde.

    Paniqué de devoir mourir, Homo voudrait des ailes pour lui et lui seul et des chaînes pour les autres.
    Toutefois, sortant du lot commun, quelques uns auront pris le parti de la résignation pour ce qui les concerne et auront résolu leur angoisse de mort en s’agitant pour libérer les autres de leurs chaînes (s’ils le désirent encore car on peut s’y habituer et composer avec, par exemple en se peaufinant une image de victime de la Mort). Ces altruistes auront ouvert à la fois des cages et leur porte.
    Les moines de Tibhirin sont de cette sorte « A défaut de sur-vivre moi-même, j’aide Homo à survivre »




    Ainsi, la liberté n’étant que le hochet que nous abandonne volontiers la Faucheuse. Ce hochet n’étant constitué que de théâtre, la théâtralité étant possible jusque dans la manière qu’a Homo d’expirer, il trouvera toujours quelque concept dénégateur de la mort qu’il pourra appeler liberté. Quitte à ce que cette liberté soit d’interdire.

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