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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Derniers commentaires



  • easy easy 28 avril 2011 13:18

    Moi, je vois une différence clef entre le christianisme et les autres religions et elle tourne autour du droit et de la justice.


    - Importance du jugement, du procès, du juste et de l’injuste, du droit et des niveaux de droit.
    -Importance du martyr d’un individu, considéré alors hors régionalisme, hors populisme, hors patriotisme, hors religion même. Cette terrible peine infligée à un homme pour des fautes qui ne sont en rien d’ordre religieux mais d’ordre de renversement de principe d’autorité, peut être perçue comme injuste par n’importe qui même hors toute église. 
    Le christianisme est une déclaration de guerre contre le lynchage, pourtant fondamental à la société humaine. Le christianisme cherche donc à résoudre le reptile humain quand il cherche à lyncher quelqu’un. 

    Dans le monde chrétien, il y a eu, à la base de son histoire un tel fossé entre le jugement des hommes et le jugement de dieu, qu’il a été progressivement possible de séparer ces deux jugements au point d’avoir aujourd’hui des Cours de Justice où l’on examine les culpabilités à l’aune de tout ce qu’on voudra sauf à celle de la religion. Et on y reproduit donc le théâtre originel où un condamné peut être exécuté par des hommes très durs qui considèreront, in petto et parfois presque à haute voix, qu’il sera bien mieux jugé et accueilli par Dieu. Dans le monde chrétien, le lynchage de rue n’est pas bien vu. On ne peut torturer un individu qu’après un jugement très immanentiste, qu’on sait être très dur, en considérant que le torturé sera consolé par Dieu.

    Dans le monde islamisé, il ne peut pas y avoir deux niveaux de jugement. On ne peut pas juger d’une manière sur Terre et d’une autre manière au Paradis. On doit donc juger de manière religieuse et aussi déiste là, tout de suite, sur Terre. Enfer ou paradis, tout peut se déterminer déjà ici, devant les hommes, tous représentants du fer de Dieu. 

    Dans le monde chrétien on exécute au nom du roi, dans le monde islamique on exécute au nom de Dieu. Comprenons bien que je dis là une tendance mais que chaque camp a ses hésitations ou exceptions contrariantes.

     Ces deux manières différentes de concevoir la Justice, impactent forcément en mille endroits l’organisation sociale, jusque dans l’architecture, les perruques et la bouffe.
    La Bretagne serait donc très différente si elle avait été islamisée et l’Espagne très différente si elle l’était restée.



  • easy easy 28 avril 2011 11:56

    Le graffiti prouve que des individus espèrent en ville 



  • easy easy 28 avril 2011 10:21

    «  »«  »« Ma dead line est l’automne »«  »" Sur quel sujet ?



    Vous avez donc subi la charge s’une meute.

    En vous retrouvant alors très isolé.
    Angoisse d’abandon et de mort.
    Ca vous a pourri 7 années.

    Mais in fine, nonobstant ce délai qui est celui de la Justice, vous avez eu la chance de constater que la meute a été repérée. Elle a mordu la poussière.

    Le christianisme nous a trop incités aux coagulations. Dès qu’on veut crucifier quelqu’un, on a le réflexe biblique de former une masse ou de faire croire qu’on représente une masse.

    La surenchère sans fin du coagulisme a une solution : la solitude attitude. Elle expose évidemment à se retrouver crucifié mais ce n’est qu’un mauvais moment à passer et, en attendant que ça se produise, on est vraiment un individu.



  • easy easy 27 avril 2011 17:20

    A cause, il me semble, du comble qu’est la Passion (je parle bien du Chemin de Croix) les enfants du christianisme n’ayant pas de cas de pareille souffrance individuelle et encore moins de plus grande, à exposer comme en contrepoint, comme en surenchère, n’ont pu compenser que par le chiffre.

    Au curé qui nous dit OHHHHHH la Souffrrfrrrrannnce du Christ, et qui nous culpabilise avec ça, n’ayant rien de plus fort à l’unité à lui opposer, nous avons répondu : «  2 morts »

    2 morts étant plus que 1 mort, ça pouvait clouer le bec au curé mais la course au chiffre était lancée.

    Oui, se jeter des nombres de morts à la figure est devenu le dada des Français (après 1850 et surtout après les deux guerres mondiales)

    Je ne sache pas que dans l’Histoire, les gens se soient autant battus à coups de cadavres.

    Le chiffre, le nombre plutôt, est devenu un incontournable de la rhétorique et de toutes considérations puisque notre régime social est fondé sur un décompte des voix.


    Le chiffrisme conduit à des aberrations de raisonnement et même d’optique. Un tremblement de terre, il faut qu’il soit chiffré. Les relations sexuelles, il faut qu’elles soient chiffrées. Un tsunami s’exprime en chiffres de morts et dollars. Une insulte vaut en justice un chiffre. Une condamnation c’est un chiffre à effectuer en tôle. Une bière c’est un chiffre, une adresse c’est un chiffre, une majorité c’est un chiffre, un diplôme résulte de chiffres.

    Dans ce contexte chiffriste, qu’un ministre fasse dans le chiffre (et s’emmêle les crayons au passage) peut s’admettre dans la mesure où nous aurons voulu des chiffristes à notre tête « Travailler plus pour faire plus de chiffre »

    Mais attention, il ne faut pas forcément répondre au chiffre par le chiffre. 
    Il serait temps de remarquer que dans les batailles de chiffres, chacun sort celui qu’il veut, ça claque très bien, l’adversaire est 100 fois sur 100 surpris, ne peut pas le contester sur le champ tant ça fait autorité. Mais il va à son tour balancer un autre chiffre sorti de son chapeau.

    Sous des allures objectives rassurantes, les chiffres sont 9 fois sur 10 bidons ou creux et il est impossible de tirer des batailles de chiffre quoi que ce soit de constructible.

    Alors on fait quoi dans les débats si on ne chiffre plus ? Bin le mieux c’est qu’on parle au cas par cas.
    Que chacun expose son cas, sans se servir des cadavres ou souffrances des autres pour se faire valoir.

    Il ne faut pas faire de surenchère à la Passion. Il faut dépassionner les débats. Il faut exposer tout simplement son propre problème.

    Face à des élus qui sont là pour gérer les choses massives et qui exposent des chiffres ou stats, qui n’ont même pas le droit de parler de cas singulier, le particulier ne doit pas les singer et chercher à gagner en autorité en parlant au nom d’autrui, en s’emparant des cadavres dont il n’est pas le thuriféraire.
    Le particulier ne doit pas exposer des chiffres, il doit parler que de son cas particulier. Sinon, personne n’en parlera à sa place.

    Si l’on continue à chiffriser de la sorte, 100 % des Français passeront 100% de leur temps à se jeter à la figure des chiffres de souffrances en veux-tu en voilà pendant que plus personne n’aura le temps de les vivre, ces souffrances.

     



  • easy easy 27 avril 2011 16:28

    Depuis leur colonisation par une vieille histoire d’un homme absolument Bien, choqués par l’horrible scène de la crucifixion, culpabilisés d’avoir collaboré à une injustice commise il y a 2000 ans, les Français sont obnubilés par le besoin de juger et de juger bien afin de pouvoir, le cas échéant, torturer ou jeter à la mer en toute bonne justice.

    Hélas, la réalité n’est pas toujours réductible au manichéisme du christianisme.

    Mais heureusement, il reste la possibilité de juger unilatéralement. Il suffit de se placer dans une tour d’ivoire, sans s’embêter à écouter des gens pris au hasard ou selon l’inspiration du marché et de rédiger sur eux un petit catilinaire

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