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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Derniers commentaires



  • easy easy 14 octobre 2010 13:59

    Je profite de l’occasion pour dire ce que je pense des mineurs ou des marins pêcheurs, des gens qui ont fait ce genre de métier.

    Et dans ce groupe, les mineurs occupent à mon sens une place particulière, la plus symbolique.

    Ce que ce groupe (autrefois large, aujourd’huii de plus en plus rétréci), les gens ont foi d’abord dans le courage. 
    Mais il peut y avoir plusieurs sortes de courage. Et bien le leur est celui qui se résout par l’engagement le plus directement possible du corps. Chaque minute qui passe, ils mettent dans la balance un doigt, une main, un bras, leurs poumons, leur vie biologique. Et chaque nuit tombée, quand ils sont enfin dehors, ils sont fiers d’avoir fait preuve de courage. 
    Bien entendu, ils ont pensé aussi à la vanité du courage, à l’instrumentation que les patrons faisaient de ce courage, à son inutilité d’un point de vue martien et aussi à ce qu’il peut comporter de naïf d’autant qu’ils se savaient peu instruits.
    Oui, ils ont pensé à tout ça.
    Mais la vie étant de toute manière absurde pour tout le monde et quoi qu’on fasse, faire preuve de courage physique dans un cadre sociétal, utile, insdispensable à la collectivité, c’est aussi courageux et généreux que d’opérer à mains nues et en pleine jungle pour sauver des vies. Il faut que des gens fassent preuve de ce courage là pour qu’une société existe et qu’elle ait réellement des valeurs, de la valeur (au sens humain, car pour un Martien, la valeur de l’humanité, bof...).

    Mois après mois, année après année, ce que se disaient les mineurs, c’est qu’ils accomplissaient leur devoir social (parfois national) en plus d’avoir accompli leur devoir familial et conjugal. C’est à dire que si ce n’était l’éventuelle bêtise d’avoir tant risqué son corps, de l’avoir tant usé, ils n’auraient plus aucun état d’âme et seraient absolument fiers.
    Fiers d’avoir contribué, au prix de leur vie, à former un peuple, une nation, une paix, un plaisir de vivre pour les autres.

    Les gens de ce groupe n’ont jamais plié de lâcheté devant qui que ce soit parce qu’ils étaient sûrs que le mieux qu’un homme puisse faire de sa vie était de la consumer pour sa famille et pour la collectivité, parce qu’ils étaient sûrs qu’ils engageaient le maximum et le meilleur qu’un homme puisse engager (en dehors des champs de bataillle mais là il s’agit de tuer un ennemi désigné)


    Quand on est au fond de la mine ou au milieu de la mer, il n’y a pas de patron à cigare qui vaille. Le seul vrai patron c’est la nature, c’est l’esprit de solidarité et c’est Dieu.



    Quand les Zola ont dénoncé les abus des patrons, quand ils ont dit aux mineurs qu’ils se faisaient avoir et qu’ils feraient mieux reconnus en ne travaillant pas qu’en travaillant, ils ont d’abord vexé les gens de ce groupe. Puis ils les ont minés.



    Depuis, ce groupe s’étiole. De plus en plus rares sont les gens qui engagent constamment leur corps, sans jamais plier devant un PDG ou considérant que les seuls à qui ils doivent rendre grâce sont Courage, Solidarité, Abnégation et Dieu.


    Depuis, à la place de ce groupe, il y a des gens qui considèrent que la réussite est matérielle et qui, pour obtenir une télé ou le dernier portable, sont prêts à se bousculer, à se piétiner mutuellement et à lêcher des culs de n’importe qui.



  • easy easy 13 octobre 2010 17:45

     Moi j’aime bien Rony Brauman. Depuis sa position, je trouve qu’il ne proteste pas assez contre la politique folle et unique au monde (à notre époque) d’Israël, mais s’il reste discret ce n’est sans doute pas pour sauver ses petits intérêts personnels mais pour éviter de jeter de l’huile sur le feu ou quelque chose dans le genre. Il peut aussi considérer que convaincre Israël de cesser son attitude agressive est fondamentalement impossible.

    Concernant B Kouchner, je vois les choses comme l’auteur.

    Concernant Freud aussi, encore que je serais plus négatif sur l’intérêt même du coeur ou de la trame de son oeuvre. En un mot comme en mille, il me semble que l’âme ne devrait surtout pas faire l’objet de scientisation, de quadrillage, de DMS machin. Car le pire qu’aurait fait Freud, n’est pas forcément dans les détails. Il est, à mon sens, dans le droit (ou le devoir, ou la possibilité) tracé par lui qu’on aurait de mettre l’âme en coupe réglée, en jardin à la Le Nôtre, en bâtiment à la Hardouin, en ville à la Haussmann, en tableau à la David, en caniche à la tondeuse, en Histoire à la Lavisse, en opéra à la Mahler, en religion en Livre...

    Que les hommes (les garçons) aient eu besoin de métaphysique, c’est évident. Mais très très souvent, ils ont cherché à concrétiser leurs délires.
    Il y a très certainement eu des millions d’expériences métaphysiques faites par les uns et les autres sans aucune forme de concrétisation ou matérialisation. Mais comme par définition ces expériences étaient aussi discrètes qu’invisibles et éphémères, on n’en a ni traces ni compliations. A côté de ça des millions d’autres hommes ont cherché à donner corps ou raison à leur délire. Pourquoi ? La plupart du temps pour vendre leur délire, pour le faire adopter et constater alors plus de réalité. En gros, si tu racontes une histoire de promendade avec des OVNIens et que cette histoire est reprise, voire adulcorée et illustrée par des tiers, c’est d’la balle et tu crois encore mieux à ta fièvre. Nous ne cessons de soumettre aux autres nos délires pour validation.

    Critiquer les détails de la théorie de Freud, aussi brumeuse (tant mieux) soit-elle, c’est soutenir le principe de réalisation de délire tout masculin. Il n’y a pas une seule fille au monde qui éprouve le besoin de lancer une théorie et ça devrait nous interpeller fortement (En revanche, elles hystérisent comme par défaut ou dépit sur nos créatures et chimères)



    Alors globalement, je ne vois pas bien pourquoi associer spécialement Freud et Kouchner dans cette prise de distance. Car à ce compte là, on aurait pu y associer tous les agités du bocal, tous les garçons.



  • easy easy 13 octobre 2010 17:03

    Ouais, pas mieux. Coucou maman. (Si tu veux que dimanche je t’amène quelques carottes du jardin, tu m’envoies un SMS sur le numéro que tu sais  smiley )



  • easy easy 13 octobre 2010 16:19

    Brice Hotefexu a été condamné pour avoir dit :
    « c’est quand il y en a beaucoup (des Arabes) qu’il y a des problèmes »

    Il a eu tort.
    Depuis 60 ans qu’il y a des arabes ici, il n’y a jamais eu de problèmes liés à leur présence.

    Là, on a, pour la première fois de l’Histoire, un cas qui nous est rapporté par un Arabe et qui fait état d’un problème.
    Bon là d’accord, il y a effectivement un problème. Il ne serait pas honnête de le dénier. Mais l’Arabe n’y est strictement pour rien. C’est l’ophtalmo qui a fait le problème. Sans lui ça ne serait pas arrivé. C’est évident.

    Brice aurait donc été plus inspiré de dire « C’est quand il y a beaucoup de Français qu’il y a problème »



  • easy easy 13 octobre 2010 15:45

    Oui Bo,

    Tout à fait d’accord.

    Dans les phénomènes hystériques, une majorité va au plus facile, au plus sûr, au plus protégé. Classique. Mais il arrive toujours un moment où la bidule ayant été trop déséquilbré dans un sens, se met à partir dans le sens inverse.

    Ceux qui jouent les victimes et alimentent cette tendance se retrouvont eux-mêmes accusés par des gens se posant en victimes.

    Je fais de la moto et on y a davantage conscience qu’on bascule constamment d’un côté puis de l’autre. J’ai l’impression que concernant la pensée dite unique (la voie de la facilité en fait) elle oscille aussi. Un coup on dénie les violences faites aux immigrés et 25 ans après (il faut une génération) on se retrouve à devoir sortir, même par beau temps, le parapluie victimaire.


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