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easy

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59 ans
Eurasien
Déçu

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  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Derniers commentaires



  • easy easy 25 août 2010 12:56

    Imaginons qu’un jour nous finissions par cesser d’être royalistes ou cheffistes, que nous devenions vraiment démocrates, que dans tous les pays les individus réalisent qu’ils peuvent gouverner directement le Monde, via Internet principalement.
    Ce jour là, nos dazibaos ou critiques continuels mais vains, qu’on trouve sur tous les forums du Net et autour des comptoirs de zinc, se traduiront par les décisions universelles.

    Sur nos forums, nous sommes loin d’être tous d’accord sur ce qu’il faudrait faire face aux millions de problèmes. Il y aura toujours des contradictions et des débats. Mais si l’on s’en tient à la loi du nombre, je suis convaincu qu’une majorité conviendra qu’il faut faire cesser ces situations (que je vais éviter de qualifier d’injustes pour l’instant et qui ne le seront vraiment que si une majorité mondiale décrète qu’elles le sont).

    Inéluctablement , une majorité des êtres humains voudront que ces situations cessent.


    Déjà au sein d’un pays, c’est rarement la masse qui décide en toute démocratie selon le principe où un homme vaut une voix. 
    Et c’est bien sûr très loin d’être le cas au niveau mondial.

    Il y a comme une velléité de démocratie au départ, mais dès qu’on y ajoute le principe fou de la représentation où un élu représente une masse, ça tue la démocratie. On doit voter pour des décisions, non pour des représentants.
     mais pour ça il faut renoncer aux vacances tant il y a de choses à gérer.

    A mon sens, il n’y a pas d’autre solution globale que de commencer à donner l’exemple d’une démocratie absolue au plus petit niveau décisionnaire. Disons le couple, puis l’immeuble de copropriétés, puis l’entreprise, puis la mairie, avant d’en venir aux niveaux supérieurs des organisations collectives. Il faut déjà que chaque citoyen mette son nez dans les affaires municipales.

    Pourquoi, alors que le principe de la démocratie est bien connu, n’est-il jamais rigoureusement appliqué, nulle part. ? Quel est le facteur de résistance ?

    C’est l’égoïsme et la paresse. 

    Dans un petit groupe, quand il y a la vaisselle à laver, le repassage à faire, les poubelles à sortir et à laver, la piscine à nettoyer, les chaises à ranger ; le barbecue à ranger, la cheminée à ramoner, la vidange à faire, l’aspirateur à passer, c’est le principe de paresse et de l’égoïsme qui l’emporte « Moi, j’ai autre chose à foutre de plus intéressant que ça. Moi je n’ai pas le temps à ça. Je travaille moi »

    Il n’y a que dans le couple et la famille, où, grâce à l’amour, les parents ne comptent pas leurs efforts et où ils se tapent tout le boulot, épargnant ainsi leur progéniture des corvées. Mais ils ne se tapent que les corvées famliales alors qu’il existe mille autres corvées « externes » à se farcir. Car ce n’est pas tout de sortir les poubelles, il faut encore transporter les ordures et gérer les décharges.

    Nous en ferions trop pour nos enfants et pas assez pour la collectivité.

    C’est de cette paresse et de cet égoïsme extra familial que naît le principe du chef ou du roi. Quand bien même il aurait des goûts de luxe et nous imposerait la charge financière de 10 châteaux, nous préférons désigner un chef pour qu’il gère la machine à notre place.
    On travaille 10 jours par mois pour payer ce chef et pour pouvoir lézarder sur une plage 3 semaines par an, sans avoir à s’occuper de rien. Sans être responsable de rien pendant 3 semaines par an.

    « Ne vous occupez de rien, je m’occupe de tout » disent ceux qui comprennent l’avantage qu’ils peuvent tirer de cette paresse et de cet égoïsme. Du coup, oui, ils sont d’astreinte permanente. Comme ils sont humains, ils se reposent aussi mais ils restent quand même d’astreinte. Ils nous font payer très cher notre flemme.
    Il ne faut pas diaboliser nos chefs qui sont simplement des gens ayant exploité un marché de niche (qui les conduit davantage à faire souffrir des masses par leur décisions monomaniaques, qu’à devenir plus heureux ou éveillés). Nos chefs, Sarko, Chirac, Hassan II ou Mohamed VI, c’est nous qui les voulons.

    Acceptons de sortir les poubelles, de balayer notre trottoir et nous deviendrons de véritables démocrates. Les situations telles que celle décrite ici, nous les refuserons et aucun chef ou concierge ne pourra la ramener.

    Pourquoi y a-t-il des frontières, des nations ?
    Parce qu’il y a des chefs.

    Il y a souvent eu des chefs prétendant gouverner le Monde entier, un Monde sans frontières. Mais comme d’autres chefs tenaient à leur royaume, à leur loge, ces empereurs ont échoué.

    Nos flemmes font les chefs qui font les frontières qui font les conflits et les situations comme celle-ci.




    Si quelque part dans le Monde, il devait y avoir des gens un peu plus éclairés que d’autres, ou disposant de plus de moyens ou d’outils pour sortir de la flemmardise, quel pourrait être ce groupe de gens ? Où se trouverait-il ?

    Est-ce que les Français ne seraient pas parmi les mieux placés pour faire la véritable Révolution, celle qui aboutirait à ce qu’il n’y ait plus de chef et que toutes les décisions soient prisent collectivement (en considérant par exemple les plussages forumiques) ?


    Tant que nous resterons aussi paresseux à gérer la chose publique bénévolement, tant que nous préfèrerons payer à prix d’or nos méta concierges et nos Véolia, nous continuerons d’assister comme impuissants aux rafles et aux déportations qu’ils décident.




  • easy easy 24 août 2010 08:49

    Les hypocrisies, si on commence à en faire l’inventaire, on va y passer mille et une nuits.

    Je vais parler d’autre chose.

    Un jour, dans une ces prisons modernes de la RP, il y a eu un commando qui avait attaqué la porte (isolée avec un no man’s land autour) depuis l’extérieur donc et avec une roquette. Ce commando a pu libérer son membre.
    Tout le monde était sur le cul. Nul n’avait pensé qu’une telle opération était faisable.

    Et il y a bien entendu des tas de choses étonnantes qui se produisent ici et là.
    Bien, mal, on s’en fout ici.
    Enfin...on s’en fout, pas toujours. Il y en a parmi nous qui souffrent énormément quand ils découvrent que ce à quoi ils croyaient n’est ni universel, ni définitif.

    Moi, j’adore découvrir chaque jour que des choses que j’imaginais infaisables, le soient.
    Là où je voyais des murs, des impossibles, paffff, ça explose et apparaissent des possibles. Non seulement ces possibles inattendus provoquent en nous une respiration intellectuelle mais ils nous aident aussi à intégrer le fait que rien n’est inamovible.


    Je serais malade, dépressif, aboulique, si dans ce pays, je ne constatais pas, de temps en temps, qu’il est possible de vivre autrement.

    C’est un sujet qui est rarement débattu (en fait je n’en ai jamais entendu parler. Mais certains l’auront déjà compris, je suis inculte) : nous avons, (je crois que ça vaut pour nous tous) besoin de constater des alternatives, d’habillement, de musique, de littérature, de manière de gagner sa vie, de manière de se conduire, de manière de manger, de manière de faire l’amour, de planter les choux, de danser sur le pont d’Avignon...

    Bien/Mal, ce n’est pas capital. Ce qui compte c’est de constater des alternatives à toute chose. J’irais jusqu’à dire que Bien/Mal est un bidule qui nous permet de nous regrouper entre personnes convenant de ne pas s’entretuer pendant notre sommeil. Bien/Mal nous permettrait donc de sauver notre vie. Alors que le spectacle des alternatives, même quand nous les décrions et condamnons, sauvent notre équilibre psychique.


    Oui, je crois qu’en dépit des apparences, l’Inquisiteur qui jette au feu des hérétiques, a besoin pour sa bonne santé morale de voir qu’on peut penser ou faire autrement que lui.


    Le spectacle ou le constat de vies alternatives nous est salutaire, j’en suis convaincu.

    Tiens, pour ceux qui me suivent encore, on pourrait même considérer que toute torture infligée à des gens ayant tendance à être différents, augmente notre confiance en nous.
    Bin oui. Le bourreau, avant d’avoir commencé ses expériences, se dit,parce qu’il a mal quand il trébuche dans un escalier, qu’il est très fragile et angoisse donc. Mais quand il constate qu’après avoir torturé pendant des heures un type avec une barre de fer, il n’est toujours pas mort, il se dit que l’homme est décidément coriace et se rassure sur lui-même.

    J’en viens donc à croire que ceux qui font souffrir les nomades, testent les limites du genre humain. Ils leur imposent, soit directement soit par procuration, toutes sortes de fers en espérant apparamment qu’ils en crèvent mais en espérant au fond, qu’ils survivent. 

    Le problème c’est que comme dans une lapidation où chacun teste la résistance physique du malheureux en lui laissant une possibilité de survivre mais que par l’effet du nombre le supplicié en crève, les tests de résistance que chacun de nous impose aux Autres (nomades ou punks ou cathos ou laïques ou techno) conduisent souvent à la mort. 

    Il y avait de ça dans le comportement des colons d’Amérique envers les Indiens, dans le sens de l’extermination. Mais aussi dans le comportement des baleiniers envers les baleines dans le sens de l’abondance. Whahhhh quelle mine que les baleines, puisons puisons dedans, c’est inépuisable, puisons, explorons cet infini. Mais arrive un moment où l’on parvient, par l’effet du nombre des assaillants, à exterminer vraiment, à empêcher toute chance de survie. 

    Il y en a qui me suivent encore là ?


    Je dis que le specacle qu’offre un mendiant, s’il semble tout avoir d’un repoussoir dans le conscient, constitue aussi pour notre inconscient, une respiration mentale, une fenêtre, une possibilité d’échapper de l’asile. Car vous le savez les amis, conscient et inconscient dialoguent et ferraillent.


    « Si je tombe, je pourrais toujours mendier et dormir sous les ponts » C’est cela que nous devons pouvoir avoir comme perpective ultime. Exterminer les clochards c’est nous interdire cette dernière chance.

    Interdire la nomadisation c’est s’interdire de nomader, de voyager, c’est s’enfermer, se pétrifier.

    Alors amusons-nous à torturer la grenouille pour voir sa capacité à survivre, torturons les gens du voyage pour découvrir leurs capacités de résistance. Mais gare à nous si épuisés, ils finissent par s’aligner et se ranger à leur tour. 



  • easy easy 23 août 2010 16:31

    Il est amusant, pour mon esprit taquin, de constater que l’illumination ou l’éveil, d’un homme ou d’une femme, doive, pour exister, être reconnue ou validée par un autre que l’impétrant.

    Qu’au sujet d’un grade bien immanent, évêque, pape, professeur, docteur, savant, expert, il faille que ce soit jugé par un tiers, oui.

    Mais il est, à mes yeux, bizarre pour ne pas dire suspect que des états transcendentaux, saint, éveillé, illuminé, soient évalués, mesurés par des tiers.
    C’est pour le moins un truc complètement interne à la personne. C’est disons son regard. Alors comment des tiers peuvent-ils calibrer, noter, mesurer le regard d’une personne ?





  • easy easy 22 août 2010 00:50

    Bon alors soyez efficace Fofana, allez tenir ce discours devant eux, pas devant nous qui ne connaissons rien d’eux et qui n’en sommes pas.
    Cessez de vous valoriser en parlant d’eux de si haut et sur un forum où ils sont absents.



  • easy easy 22 août 2010 00:42

    Attendre d’un Extrême-oriental qu’il réagisse de manière aussi tranchée qu’un Occidental c’est faire de l’occidencentrisme.

    Deuxio, si on greffait un cerceau d’Occidental sur le peuple Chinois, nous serions les premiers à en faire gravement les frais et à les trouver arrogants et impérialistes.

    Il est logique qu’un Occidental se mette à rêver que la Chine joue une partition le servant. Mais ce serait réaliste d’acter qu’un Chinois peut préférer de perdre un bras pour sauver le reste.

    T’inquiète pas pour la Chine Santi.

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