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59 ans
Eurasien
Déçu

Tableau de bord

  • Premier article le 17/11/2009
  • Modérateur depuis le 16/07/2010
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • easy easy 19 septembre 2010 15:50

    Quand les choses vont mal, quand il y a un malaise très partagé (peuple pas heureux) on cherche à changer tout ce qui semble possible de changer.

    Et comme l’argent est central au bonheur, il va de soi qu’on pense à changer sa valeur en ses moment puérils. « A défaut de pouvoir gagner plus de billets, je veux que ces billets que j’ai en main vaillent davantage » : c’est de la pensée magique.

    Un crétin, quand il travaille, livre du travail de crétin et il a un salaire de crétin. Cela dans quelque monnaie que ce soit.

    Si certains de ceux qui fournissent un travail de crétin sont conscients ou lucides (Ils peuvent même être très intelligents et avoir choisi le dépouillement ou le minimalisme à la Diogène), d’autres sont si crétins qu’ils ne réalisent pas à quel point ce qu’ils produisent est banal. Ces inconscients ne manquent pas de réclamer plus, c’est bien normal. Mais bon, tant qu’on ne livre que du travail de crétin que n’importe quel autre crétin peut faire à sa place, on est payé au lance-pierre...


    Oh, je sens que je fais fâcher les vrais crétins (Si si, il y en a même sur AVox, vous allez voir)



  • easy easy 19 septembre 2010 13:20

    Hélios,

    Comme beaucoup qui lancent un coup de gueule, vous vous dites navré que ce flingage ait eu lieu.

    Autant dire que globalement, nous en convenons tous.

    Mais si dans la case IDEAL, nous posons qu’un flic ne doit pas flinguer un type non immédiatement dangereux, nous posons aussi qu’un type attrapé se tient tranquille et s’explique ou passe en jugement. Nous ne posons pas face à l’idéal du non flingage qu’un prévenu tente systématiquement de s’évader.

    Vous savez, Hélios, ce cas, dans ce contexte, n’illustre qu’une seule chose : il y a des visions idéales et il y a la réalité.
    Or, chacun de nous sait très bien qu’il circule parmi les autres avec une part de risque. Alors que le tabou du canninalisme nous semble à peu près certain et acquis à tous, il peut encore nous arriver, en passant devant certains regards, d’avoir un frisson glacé dans le dos et d’accélérer le pas. C’est la part de risque de la réalité de la vie.

    Il y a une montagne de lois et de conventions mais, la vie nous le prouve, il y a toujours des anomalies. Il n’est pas normal, quand on est dans un manège de foire, qu’il se décroche. Mais ça arrive. On aura beau protester ensuite qu’il faut augmenter les contrôles ou durcir les lois, il y aura encore et toujours des accidents. Car un manège de foire, cher ami, c’est un jeu bien volontaire avec la mort.


    Là, sur ce coup-ci, vous vous élevez contre le risque qu’il y a à se faire flinguer si on s’évade et qu’on ne représente pas un danger immédiat. Vous semblez donc réclamer une garantie de ne pas être tué.
    Et pourtant, vous montez dans les trains, les avions, les voitures.


    Entendons-nous bien. Je suis tout disposé à signer des deux mains une loi interdisant strictement aux flics de faire feu sur un type désarmé, ou même de frapper une personne isolée et sans défense. Mais une fois cette loi validée, je saurais que si je me retrouve dans un épisode électrique, bourré de tensions entre cow-boys et Indiens, à bouger une oreille, je risquerais d’en prendre une. C’est la vie qui m’a convaincu de cette réalité.

    A 8 ans, j’ai appris qu’on ne doit jamais courir devant un chien car ça provoque immédiatement chez lui un réflexe pavlovien d’attaque.



    Comme chacun sait très bien ce principe du risque de réaction pavlovienne, même chez des flics formés, on observe que bien des voyous US, surtout les expérimentés, quand ils sont interpelés par la Police, ont souvent la présence d’esprit de faire tout ce qu’ils peuvent pour les calmer, les rassurer et rester immobiles. 
    Comme chacun sait bien qu’en des circonstances électriques un coup de feu est vite parti, il existe des flics expérimentés et vicelards à la fois, qui sont tentés de provoquer le prévenu afin de créer ce contexte électrique et le flinguer avec préméditation alors.

    C’est pour ça qu’il faut constamment qu’il y ait une enquête sérieuse sur les circonstances du flingage. Il est très important que les flics n’aient pas le sentiment qu’ils peuvent flinguer souvent et sans risque.


    Tout cela posé, que ceux qui répondent simplement qu’il n’est pas dramatique que la Police flingue un voyou ayant été armé, prennent garde. Ils sont en train d’autoriser le flingage et un jour, eux ou leurs enfants, seront flingués par des flics qui se sentiront assurés que dans notre Nation, beaucoup de gens trouvent normal qu’ils tirent sur des présumés voyous ou sur des avérés voyous mais en tous cas désarmés.


    Ce n’était pas le cas avec ce Gitan, mais il est déjà arrivé que des gens à 100 % innocents, voyant la Police les charger, se mettent, par un autre réflexe pavlovien, à courir. Et ils ont été parfois abattus.

    Dans le métro de Londres, un Brésilien je crois, s’était mis à courir devant la Police qui voyait alors en lui un des terroristes qu’elle traquait. Il croyait que la Police lui cherchait noises sur le plan permis de séjour et ne croyait pas que les flics étaient branchés rouge vif. Il aurait su que ces flics étaient en chasse antiterroriste (chasse très dangereuse) il se serait forcément immobilisé.



  • easy easy 19 septembre 2010 10:29


    Monsieur Nicolas Dupont Aignan,

    Vous ouvrez le feu avec

    «  »«  »Cette fois-ci, la Commission européenne dont vous êtes l’exécutante a dépassé toutes les bornes. En effet, en laissant l’un de ses commissaires comparer la France à l’Allemagne nazie, elle vient de franchir un pas supplémentaire dans l’indignité.«  »«  »

    Vous mentez et manipulez.
    Madame Reding n’a pas comparé la France d’aujourd’hui avec celle de l’Allemagne nazie.

    Elle a dit ceci
     
    «  »"Bruxelles, le 14 septembre 2010

    "La Commission européenne a suivi de très près l’évolution de la situation concernant les Roms en France, au cours des dernières semaines.

    J’ai été personnellement choquée par des circonstances qui donnent l’impression que des personnes sont renvoyées d’un Etat membre uniquement parce qu’elles appartiennent à une certaine minorité ethnique. Je pensais que l’Europe ne serait plus le témoin de ce genre de situation après la seconde guerre mondiale.

    J’ai clairement exprimé mes doutes concernant la légalité des mesures françaises, dans ma déclaration publique du 25 août, faite de commun accord avec le Président de la Commission, avec qui j’ai travaillé étroitement sur cette question pendant l’été.

    Le 1er septembre dernier, j’ai, présenté avec le commissaire Andor et la commissaire Malmström, une analyse juridique préliminaire des mesures françaises, au Président Barroso et au Collège des commissaires.

    Cette analyse préliminaire a souligné, entre autres, que la France serait en violation des lois de l’Union européenne si les mesures prises par les autorités françaises lors de l’application de la Directive sur la libre circulation, ciblaient un groupe particulier de personnes sur base de la nationalité, de la race ou de l’origine ethnique.

    Le Collège des commissaires a tenu un débat approfondi sur cette question la semaine dernière à Strasbourg.

    Lors d’une réunion formelle avec les ministres français Eric Besson et Pierre Lellouche, la Commission européenne, représentée par la commissaire Malmström et moi-même, a reçu des assurances politiques qu’aucun groupe ethnique spécifique n’avait été ciblé en France. Cela n’a pas permis de dissiper nos doutes.

    C’est pourquoi mardi dernier, j’ai aussi envoyé une lettre formelle au ministre français Besson demandant des informations supplémentaires à envoyer rapidement à la Commission.

    Je regrette profondément que les assurances politiques données par deux ministres français mandatés officiellement pour discuter de cette question avec la Commission européenne, sont maintenant ouvertement contredites par une circulaire administrative de ce même gouvernement.

    Le rôle de la Commission en tant que gardienne des Traités est rendu extrêmement difficile si nous ne pouvons plus avoir confiance dans les assurances données par deux ministres lors d’une réunion formelle avec deux commissaires et en présence de 15 fonctionnaires de haut niveau de part et d’autre de la table.

    Vu l’importance de la situation, il ne s’agit pas d’un affront mineur. Après 11 ans d’expérience à la Commission, je dirais même plus, c’est une honte.

    Soyons clairs : la discrimination basée sur l’origine ethnique ou la race, n’a pas de place en Europe. Elle est incompatible avec les valeurs sur lesquelles l’Union européenne est fondée. Les autorités nationales qui discriminent des groupes ethniques lors de l’application du droit de l’Union européenne violent aussi la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, que tous les Etats membres ont signée, y compris la France.

    Je trouve donc extrêmement troublant que l’un de nos Etats membres, à travers des actes de son administration, remette en question, de manière aussi grave, les valeurs communes et le droit de l’Union européenne«  »«  »«  »
     




    Et elle a fondamentalement raison. L’ambiance a beaucoup évolué depuis, mais à la sortie de la WW II, la génération du baby boom, innocente des horreurs de la guerre que leurs parents et grands-parents avaient faites ou laissé faire et plus rarement combattues, a voulu que désormais, en son nouveau monde plus arc-en-ciel, cela ne se reproduise plus.

    C’est quoi exactement « cela » ?
    C’est plein de choses sombres en fait. C’est un énorme fatras de petitesses, de lâchetés, de comédies, d’hypocrisies, de cupidités, de méchancetés, de cynisme et de sadisme. Ce qui s’est passé pendant la WW II est un Hymalaya de choses marquantes, relevées par des historiens et par les familles, choses qui se sont passées dans 30 pays, qui ont été commises ou autorisées par les uns et les autres, et où très rarement, on pourrait dégager ou repérer un individu ayant eu un comportement constamment parfait.

    Même si tous les jours de l’humanité, il s’est produit ici et là des choses aussi marquantes, dramatiques en blanc et en noir, cette période WW II a tout de même été un des sommets d’hystéries collectives, en tous cas dans notre secteur géographique. Car cette hystérie meurtrière ayant eu lieu dans nos campagnes et immeubles, nous en avons goûté pleinement l’amertume. Alors que quand nous exprimions nos violences à l’étranger, par exemple en Chine, le pays du Monde qui a le plus souffert de l’impérialisme politico-militaro-économico-culturel des autres (Français Anglais et Américains en l’occurrence), nous n’en ressentions pas la valeur dramatique.
    Jamais un Belge n’avait ressenti le drame que représentait la mise à sac du Congo par Leopold II. Jamais un Français n’avait ressenti le drame que représentait la mise en servage des Indochinois.



    Faire référence à WW II comme repoussoir, ce n’est pas pointer spécialement le nazisme des Allemands, loin de là. Ceux qui se sont intéressés à cette période savent que du sombre, du vilain, il y en a eu partout, partout, partout. Sans doute par effet boule de neige, sans doute parce que trop d’effondrements de valeurs avaient créé une situation de panique morale donc une hystérie où plus personne ne savait où était le bien, où était le mal.
    Non, vraiment, ce qui est effrayant dans cet épisode, c’est qu’il a apporté la preuve par neuf que n’importe qui, même des héritiers de Voltaire, pouvaient basculer dans la lâcheté.
    Ah ! que ça serait simple si de cette période, il ressortait que seuls les Nazis avaient été horribles et les autres rien que des héros !
    Hélas, de cette période il ressort que les parents, les grands-parents des enfants du baby boom n’ont que rarement été nobles ou simplement braves (les plus braves et honnêtes ayant, par principe, été éliminés dès les débuts de cette hystérie collective) 

    Ce que la génération soixantehuitarde a voulu, c’est, tout en ménageant le plus possible leurs parents, dire que désormais, il fallait essentiellement cesser de machetter quelqu’un en raison de son faciès, de son ethnie, de sa religion, de sa sexualité.

    Evidemment que cette génération arc-en-ciel a eu un mal fou à trouver la voie médiane afin de ne pas piétiner complètement ses parents tout en essayant d’interdire le retour aux valeurs ayant, à leurs yeux, permis tant de haines, de jalousies et de bassesses.

    Evidemment que le principe de l’Europe est né de cette volonté de ne jamais vivre quoi que ce soit ressemblant un tant soit peu à l’épisode WW II (comme, à une époque plus lointaine, on aura cherché à ne plus revivre la Saint Barthélémy) 

    La consitution de l’Europe est fondamentalement anti WW II.

    Il est donc plus que normal que ses représentant haussent le ton quand ils remarquent ici ou là des entreprises rappelant WW II (et WW II en son entier, pas spécialement en son endroit nazi).
     
    Il est même décevant que Madame Reding se soit excusée d’avoir fait référence à WW II car son job à ce poste consiste à tout faire, par le biais de mille et une manoeuvres, pour que WW II ne se reproduise pas. 

    Alors qu’à la sortie de la guerre, toutes les terres d’Europe puaient le cadavre et que la génération soixantehuitarde ne voulait que sortir de cette folie, la génération actuelle ne ressent plus autant de répulsion pour une guerre et son cortège de saletés et même les 
    anciens de 68, se demandent si des fois...

    C’est qu’on ne pouvait pas basculer aussi radicalement du nationalisme à la politique de la porte ouverte sans se retrouver avec des abus. 
    Pratiquez la politique de la table ouverte, rien que chez vous et vous verrez en un éclair apparaître des abuseurs (sans distinction de race, de couleur, de classe ou de religion) ;



     Ensuite, monsieur, vous écrivez
    «  »«  »Car qui êtes-vous Madame Reding pour vous permettre de donner des leçons à la France ? D’où tirez-vous votre légitimité ? Par qui avez-vous été élue ?

    Pas par le peuple français en tout cas !«  »«  »"


    Cette responsable de l’Europe n’a jamais prétendu parler au nom des Français (et vous-même ne le pourriez pas qui semblez prétendre le pouvoir). Elle s’exprimait au nom du bureau qu’elle préside, c’était tout et c’était largerment suffisant.
    Vous cherchez à faire croire que cette dame prétend parler au nom des Français et que comme ce n’est pas le cas, elle doit se taire.
    S’arranger pour que la parole de l’autre ne vaille rien, pour qu’il soit ridiculisé en sa parole, l’aliéner à son veto, à son autorité, c’est pervers.

    On peut attaquer ou même ridiculiser la pensée d’une personne, c’est de bonne guerre en Occident où l’on adore la rhétorique (Cf Voltaire Vs Rousseau)
    Mais attaquer son droit de parole, lui interdire de parler ou lui dire qu’elle ne parle qu’en son nom et affirmer qu’on parle soi-même au nom d’une masse et qu’on est donc plus autorisé qu’elle, c’est pervers.

    En utilisant le fait que quelques uns ont voté pour vous pour dénigrer la parole de madame Reding, vous exploitez à la rompre, la ficelle de la représentativité. Vous n’êtes pas le seul à abuser autant de cette ficelle, bien d’autres César l’auront fait avant vous.
    Et actuellement, bien d’autres que vous en font autant. Hélas, vous n’avez pas l’exclusivité de cette arrogance.



  • easy easy 18 septembre 2010 21:54

    Concernant les soixantehuitards.

    Après la WW II, il y a eu un baby boom et la jeunesse de 1960 s’est retrouvée aimée, choyée, attendue, espérée (pas évident d’en dire autant de la jeunesse d’aujourd’hui)
    Cette jeunesse de 1965 avait comme repoussoir central les guerres.

    Leurs parents avaient non seulement fait des guerres européennes hideuses mais ils avaient aussi fait des guerres de colonisation.




    Une société tient par ses tabous. Le respect de ces tabous confère l’innocence qui ouvre à tous les droits.
    Pour tourner le dos aux guerres, à l’exploitation des Nègres du monde entier et au pillage de type Léopold II, il fallait forcément tourner le dos aux tabous qui sous-tendaient ces attitudes dépassées (le nationalisme, l’arrogance, le my garden, le protectionnisme, le patriotisme, le paternalisme, l’impérialisme, etc)

    Et en compensation de ces tabous abandonnés, il a fallu se sentir d’accord autour d’autres tabous (partage, ouverture, tolérance, plaisirs naturels, sensualité, nudité...)

    Et on s’est mis d’accord autour de ces nouveaux tabous. On s’est senti tellement assuré par ce nouveau socle de valeurs, qu’il a été possible à cette génération innocente et forte de réussites en tous genres, de concevoir l’infanticide particulier qu’est l’avortement. C’est lourd comme décision. ça secoue le cocotier. Il y a de quoi vaciller mais voilà, les nouveaux tabous semblaient sûrs, rassemblaient assez sûrement pour se permettre cette audace ou transgression inédite dans l’Histoire (à ce niveau d’industrialisation)

    D’autres tabous ont été renversés par cette jeunesse innocente, riche et pleine d’espoirs. Le respect des parents, le soin qu’on leur doit, la piété filiale en somme. Ca a volé en éclat. Et on a osé tuer le père parce que dans le même temps on se posait - de façon inédite- en père parfait, je veux dire « pote avec ses gosses ». Le mariage à vie, la virginité au mariage, tout ça avait également volé en éclats en étant compensé par le respect de n’importe quelle race ou ethnie ou religion (ah ces voyages initiatiques vers Katmandu !)

    Tous les renversements massifs de tabous résultent de l’Histoire, non de la mentalité intrinsèque à une génération.
    N’importe qui, tous ceux qui braillent aujourd’hui contre cette génération du baby boom, auraient fait exactement pareil s’ils étaient nés à cette époque là. Etant entendu qu’ici, on aura raisonné en masse, ou en moyenne des individus, alors que chacun a toujours sa particularité (en 68, il devait forcément exister des jeunes préférant rester accrochés aux tabous de leurs parents




    Aujourd’hui, nous sommes cisaillés et je dirais que Sarko l’est aussi. Il voudrait être reconnu comme héros d’humanisme auprès de sa belle et il s’emmêle les pinceaux à tel point qu’il ne peut plus que donner dans le fascisme, le totalitarisme, la cupidité et le racisme.


    De la même manière que la génération qui était partie la fleur au fusil en 1914 avait déchanté dans les décennies suivantes, autant la génération qui avait chanté Brassens et Ferrat en Mai 68, se retrouve le bec dans l’eau aujourd’hui.

    Euf, franchement, il aurait fallu une sacrée constance des contextes pour que personne ne se retrouve déçu ou dépité 20 ans plus tard.


    Car ouvrir nos bras et nos portes à tous en 68, ça voulait dire les ouvrir à ceux qui étaient là, tout près de nous. Mais 40 ans plus tard, ouvrir nos portes à tous, vu le nouveau contexte du transport, des langues et de la communication, c’est se retrouver éventuellement avec des alliens sur son palier.

    Je ne vois rien d’illogique à ce que la jeunesse d’aujourd’hui, refusée à l’emploi, concurrencée malgré ses diplômes nationaux, par des gens venus de partout et au moins aussi diplômés et instruits qu’elle, ait envie de se replier, de se refermer sur elle-même. Et donc d’insulter la génération qui avait 23 ans de post guerre en 68.

    Chacun son tour.


    L’Histoire commande notre philosophie ou notre vision des choses.


    Une question accessoire qu’on peut se poser c’est de savoir si un individu ayant embrassé certains tabous et repoussé d’autres lors de ses 23 ans, doit maintenir son cap jusqu’à la fin de sa vie ou en changer au fil des changements de contexte. Doit-on rester fidèle à ses idées de jeunesse ou épouser constamment chaque nouvelle époque qui se présente en divorçant préalablement de la précédente ?



  • easy easy 18 septembre 2010 20:49


    Poursuivons.

    Si un pays énonce que même dans le civil, toute tentative d’évasion vaut flingage et criblage, Ca pourrait sembler dissuasif d’évasion mais je pense que quasiment pas. 

    Entre le risque très fort (dans le contexte d’une loi qui n’invite pourtant pas au flingage) et le risque absolu, à 100% (dans le contexte d’une loi qui ordonnerait le flingage) il n’y a pas d’assez grand écart pour faire changer d’avis un type qui refuse plus que tout l’incarcération.


    Il ne sert donc à rien de passer à une loi ordonnant le flingage. Il vaut mieux en rester à la loi actuelle qui n’y invite pas mais qui ne peut empêcher que ça se produise.


    Car inversement, quand bien même il y aurait un interdiction absolue faite aux flic de flinguer un fugitif, des flingages se produiront quand même puisque dans tous les cas, le fuyard provoque l’intelligence, les réflexes, la rapidité ou la force du flic qui a la responsabilité de le garder sous la main. Ces choses se passent dans des intervalles de temps très courts où c’est un jeu d’homme à homme qui se produit et non plus d’homme à institution.



    D’autre part, toute personne arrêtée et consciente que sa réputation de bandit est faite, consciente aussi qu’elle vient d’être arrêtée en possession d’une arme à feu, doit se douter qu’elle est alors considérée comme dangereuse, donc, en cas d’évasion, très, très gros risque de pan pan... 






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