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Elliot

Elliot

Philologue. Acheteur retraité de la sidérurgie. Belge de nationalité, francophone par le hasard de la naissance et francophile par choix politique.
 
 
De Gauche et marxiste. 
" Une des grâces de la France qui en a tant, c'est qu'elle n'est pas seule mais entourée de plusieurs Frances. Elle siège au milieu de ses filles, la Wallonne, la Savoyarde... 
" La France mère a changé, ses filles ont peu changé. C'est chose touchante de revoir la mère toujours jeune en ses filles, d'y retrouver,en face de celle-ci, sérieuse et soucieuse de garder la vivacité, la gaieté, la grâce du cœur, tous ces charmants défauts dont nous nous corrigeons et que le monde aimait en nous avnat que nous fussions sages.
Il est juste de dire que la Meuse est française tant qu'elle peut. Elle tourne à Sedan, à Mézières comme pour s'éloigner du Luxembourg. Entraînée par sa pente, il lui faut bien couler aux Pays-Bas, se mêler, bon gré mal gré, d'eaux allemandes ; n'importe, elle est toujours française jusqu'à ce qu'elle ait porté sa grande Liège, dernière alluvion de la patrie. "
Jules Michelet 
Histoire de France 
 

Tableau de bord

  • Premier article le 21/09/2015
  • Modérateur depuis le 03/11/2015
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Elliot Elliot 25 janvier 2018 14:09

    « Il y a des quartiers entiers qui sont dorénavant « communautarisés » dans Paris ou même les éboueurs ne passent plus, qu’ils ne nettoient plus. »

     « Les poubelles sont entassées n’importe comment, au petit bonheur la chance un peu partout. Parfois on les balance par la fenêtre comme le faisaient certes les parisiens au Moyen Age, mais à l’époque médiévale il n’y avait aucune infrastructure pour parer à la saleté ».

    Si les éboueurs ne passent plus, c’est normal que les poubelles s’entassent et cela signifie aussi qu’il n’y a plus d’infrastructure qui prenne en charge ces quartiers. Donc il y a contradiction dans votre raisonnement : on ne peut reprocher leur saleté à ces gens du moins pas plus qu’aux Parisiens du Moyen-âge que vous exonérez.
    Je ne connais pas suffisamment bien Paris pour localiser ces fameux quartiers mais j’imagine comme vous le
    décrivez qu’ils sont le refuge de tous ceux qui n’ont pas les moyens de se payer une location dans des arrondissements plus prestigieux et ceux qui sont sans moyens sont souvent originaires de ces pays où il y a des Musulmans d’apparence comme les nommait le président Sarkozy, ceux que la Droite colonialeappelaient les ratons. Normal que dans votre article ils soient soupçonnés d’amener les rats et d’apporter toutes les maladies honteuses qui sont éradiquées dans les beaux quartiers pourtant menacés par la contagion qui, comme chacun sait, se moque des frontières même fictives.

    Bref on peut lire votre article comme un plaidoyer involontaire pour le maintien de l’aide médicale d’urgence, cette cautère que veut justement supprimer l’Extrême-Droite toujours aussi inconséquente dans les options qu’elle propose aux benêts qui l’écoute.



  • Elliot Elliot 24 janvier 2018 14:26

    Tous les pays du monde ou à peu près sont composés d’ethnies différentes qui parfois s’entendent bien et se sont bon gré mal gré réunies pour faire une nation mais qui parfois aussi éprouvent des difficultés à se comprendre et à s’apprécier.

    L’Espagne a beau être composée de tous ces différents peuples que vous énumérez, il y a au moins deux ethnies dans cet assemblages qui ont des velléités d’indépendance : la Catalogne et le pays basque.

    Il n’est pas douteux que les rois d’Espagne ont dans certains cas abusé de la contrainte pour forger l’unité de leurs vassaux et il reste chez certains d’entre eux un irrédentisme que l’on qualifier de passéiste mais qui n’est peut-être qu’un des formes d’avenir de l’union des nations.

    Le centralisme jacobin a triomphé en France, amalgamant des ethnies dont certaines ne se comprenaient pas entre elles dans les tranchées de la première guerre mondiale tant l’unification linguistique était récente et n’avait pas non plus été un long fleuve tranquille, l’instruction obligatoire n’ayant pas été partout acceptée de gaîté de coeur.

    Reste le cas Corse où la défiance à l’égard de la France reste vivace comme l’ont démontré les résultats des dernières élections locales.

    La Belgique est un chaudron où une majorité flamande qui a conquis son autonomie voudrait maintenant pouvoir voler à terme de ses propres ailes en abandonnant les régions francophones regroupées sous le vocable Wallonie à leur déclin aussi bien économique que moral car la gabegie et le clientélisme n’ont rien à y envier à certaines régions du Sud de l’Italie.

    Ne parlons pas de l’Italie où les mêmes forces centrifuges mènent leur entreprise de dislocation avec un succès relatif mais lourd de menaces.

    Si l’Europe communautaire veut survivre, il faudra qu’elle accepte les réalités et que certains états doivent pouvoir se scinder sous le poids des réalités pour mieux se comprendre dans le cadre européen rénové.

    L’Espagne joue probablement un jeu dangereux avec le pouvoir de Madrid qui refuse les choix souverains du peuple catalan en s’obstinant à interdire à Mr Puigdemont le droit d’assurer les fonctions auxquelles il est appelé.

    On peut se joindre à toutes les déplorations que l’on veut mais au final Vox Populi, Vox Dei.



  • Elliot Elliot 22 janvier 2018 15:13

    Je ne sais s’il y a encore beaucoup de réacs de l’acabit dont vous esquissez les contours mais je peux vous assurer que Macron est bien de droite : il le prouve par les mesures qu’il prend.. 

    Certes, au bon vieux temps où la réaction triomphai t- c’était avant le suffrage universel - c’était plutôt les « pères » qui à soixante ans passés épousaient des jeunettes après une vie passée à éculer les tavernes et les lieux de plaisir qui correspondaient à leur « standinge ».

    C’était ainsi que la bourgeoise d’affaires se procurait des particules en vendant sa progéniture pour un titre avec toutes les bénédictions requises en ces temps où la religion catholique bénissait toutes les transactions qui lui permettaient d’assurer la permanence de son pouvoir qui n’était pas exclusivement spirituel mais s’intéressait aussi lourdement à ce qui était bassement temporel.

    Je ne sais pas si c’était être sainement réac que d’espérer du Général De Gaulle qu’il rétablît la monarchie mais c’était en tout cas être dangereusement illuminé que de caresser cette illusion.

    Comme il fallait être singulièrement déphasé des leçons de l’histoire et de son inexorable cours pour s’imaginer que l’Algérie pût rester française au pays des Droits de l’homme où la population algérienne n’avait aucun droit.

    Les droits de l’homme et le principe de colonisation sont antagoniques : on ne peut à la fois défendre les uns et assumer l’autre.

    Je ne sais si Macron est un libertaire en matière de mœurs, il s’est, je pense simplement, adapté à son époque, ce que refusent pathétiquement de faire ceux qui rêvent d’arrêter le cours des choses non seulement pour eux-mêmes, ce qui est le droit le plus légitime qui soit, mais aussi pour toute la société où c’est non seulement démenti dans les urnes mais encore dans l’évolution de la société qu’ils ne parviendront pas à entraver. 

    Mais enfin les combats les plus beaux sont peut-être ceux qui sont inutiles... 



  • Elliot Elliot 22 janvier 2018 14:09

    Vous m’aviez habitué à une meilleure compréhension de texte : la rupture sans raison des négociations avec le leader kurde Oçalan prouve que, pour certains personnages ou groupements influents, il allait trop loin et il a donc été obligé de faire volte-face.

    Ce n’est pas non plus le fait du prince qui remplit les prisons, c’est un régime qui se sent menacé.

    Pour moi, Erdogan ne tient que parce qu’il est sous la coupe de groupes de pression, il est l’apparence du pouvoir mais toutes les initiatives qu’il prend ont l’aval des groupes dirigeants.

    Il joue bien le rôle de matamore et c’est pourquoi il reste en place mais ce serait une erreur de croire qu’il dirige tout, il est plutôt dirigé . 



  • Elliot Elliot 22 janvier 2018 13:25

     Erdogan qui est un personnage antipathique, à défaut d’être le fanatique religieux que l’on veut accréditer dans la grande opération d’embrouillage orchestrée par les Médias occidentaux, est voisin de la Syrie et a un problème insoluble ( sans concessions de sa part ) avec ses Kurdes.

    Il avait pourtant ébauché une sortie de crise, il y a quelques années, pour subitement faire volte-face pour des raisons qui restent encore à élucider mais qui prouvent en tout cas qu’il n’est pas le tout puissant potentat dont il affecte de se donner la posture. 

    En guise d’explication on peut avancer qu’il est l’otage de la frange la plus bêtement nationaliste de la société turque mais ce n’est qu’une hypothèse. 

    Le putsch qui a failli l’évincer ne prenait pas non plus racine dans la partie la plus démocratique de la société.

    En tout état de cause, contrairement aux Occidentaux qui après avoir semé la mort et la désolation en Syrie auraient plutôt tendance à se retirer sur l’Aventin des donneurs de leçons, la Turquie est par sa position géographique directement intéressée par l’évolution des choses dans le Kurdistan syrien.

    Elle mène probablement un combat vain car de toute manière les Kurdes de Syrie, par leur zèle combatif, ont mérité leur autonomie, celle qui avait été promise à tous les Kurdes de la région par les accords Sykes/Picot en 1916 et qui ne fut jamais mise en œuvre par les puissances occidentales de l’époque qui, a la chute de l’empire ottoman, ont redessiné les frontières de cette région en dépit de tout sens commun ou en tout cas sans se préoccuper des réalités ethniques.

    La Turquie s’est affranchie des USA, ce qui est le plus douloureux échec de la diplomatie américaine, et s’est rapprochée de Moscou qui, aujourd’hui plus que jamais, dirige les débats dans cette région du monde en accord avec l’Iran.

    Et surtout la Turquie, sunnite, prend ses distances avec le foyer sunnite l’Arabie saoudite qui joue les fers de lance de l’influence américaine en n’ayant, comme le démontrent ses échecs au Yémen, absolument pas les moyens de sa politique.

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