>>"Les résultats ne vont pas globalement dans le
sens d’un éventuel effet de l’accident de Tchernobyl
en France. L’augmentation observée des taux d’incidence
des cancers thyroïdiens est retrouvée dans la plupart des
pays développés. Les techniques diagnostiques, ainsi que
la réalisation plus fréquente de thyroïdectomie totale
pour pathologie bénigne amènent à la découverte
fortuite de cancers et jouent vraisemblablement un rôle important
dans l’augmentation constatée. Les disparités régionales
importantes observées ne correspondent pas à celles des
retombées radioactives de Tchernobyl et pourraient refléter
essentiellement des disparités de pratiques médicales.
Toutefois une incidence élevée est observée
chez les hommes en Corse. Si les travaux à venir confirment une
surincidence chez l’homme, il sera nécessaire d’en
expliciter les raisons. De manière générale, une
plus grande connaissance des facteurs de risque des cancers thyroïdiens
en France reste cependant nécessaire. L’InVS et l’Inserm
ont lancé en ce sens un appel à projets en 2003. Quatre études
sont actuellement en cours, leurs résultats sont attendus en 2008.«
>> »La France présente des taux très comparables à ceux fournis pour les États-Unis à partir des registres du cancer dans le cadre du SEER (Surveillance, Epidemiology and End Results Program), avec une augmentation très similaire durant les dernières décennies.« (p.2 de la synthèse)
Pour résumer : * l’augmentation du taux de cancers de la thyroïde est observée dans tous les pays développés (dont les US, où il n’y a pas eu de nuage) * les disparités géographiques ne correspondent pas au disparités géographiques des retombées. Autrement dit pas de lien entre zones plus touchées que d’autres * l’augmentation du taux de cancers de la thyroïde proviendrait du perfectionnement de l’imagerie médicale. * pas d’inflexion du taux d’augmentation après tchernobyl. * la seule zone d’ombre concerne la Corse, où il y a plus d’incidence et plus de dépôt. La zone d’ombre induit donc 4 études supplémentaires
A propos de la Corse, Rapport de l’INVS ici (2007) >> »Cette étude, dont la mise en oeuvre préfigure le projet de surveillance
nationale multisources des cancers, montre une incidence des cancers de
la thyroïde élevée en Corse, particulièrement pour les hommes. La
description des cas (âge, taille de la tumeur, types histologiques)
plaide en faveur d’un rôle probable des pratiques de dépistage chez les
patients domiciliés en Corse. Toutefois, ces résultats justifient la
mise en place d’études étiologiques sur les facteurs de risque du cancer
de la thyroïde, pour mieux expliciter la situation en Corse."
Rien à dire, le nucléaire c’est tellement opaque qu’on trouve tout sur internet.
Pour ceux que cela intéresse, voici la retranscription de nombreux articles de grands journaux nationaux (notamment libération) et des communiqués officiels
>>« Pierre Pellerin, le Directeur du SCPRI a annoncé hier [donc le 01/05, jour férié où les journaux ne paraissent pas] que l’augmentation de la radioactivité était enregistrée sur l’ensemble du territoire sans aucun danger pour la santé. Un avion d’Air France a relevé des traces radioactives à 20 Km au nord de Montélimar à 13h15 la légère hausse de la radioactivité décelée dans le Sud-Est n’est pas significative, selon le SCPRI ».
Libération dit que le SCPRI (l’IRSN de l’époque) détecte effectivement le nuage, quelques jours après l’accident. Le nuage ne s’est donc pas arrêté à la frontière, d’après cette agence tout ce qu’il y a de plus officielle.
Le 12 Mai 1986, Libération écrit :
>>« Les pouvoirs publics en France ont menti, le nuage de Tchernobyl a bien survolé une partie de la France, le Pr. Pellerin en a fait l’aveu deux semaines après l’accident nucléaire ».
Tiens, finalement, ce que l’on écrit il y a moins de quinze jours est donc faux ?
Alors, qui a dit que le nuage s’est arrêté à la frontière ? Les instances officielles, ou Libération ? CLOJEA, on attend votre expertise historique pour nous aider à nous faire une opinion basée sur des preuves...
Salut Olivier, je travaillais a l’ époque dans la filiale nucléaire et
il y avait des discussions a ce sujet d’ ou il ressortait que la moindre
micro fuite était problématique en raison des pression élevées du
circuit, on savait deja que ca plomberait l’ exploitation de ce type de
centrale.
Par curiosité, vous y avez travaillé où ? Parce que pour trouver de la haute pression dans le circuit primaire de Superphénix, il a fallu vous tromper de centrale.
Pour information le circuit sodium d’un réacteur à neutrons rapide est entre 1 et 1,2 atmosphère absolus.