Ce qui est drôle, également, c’est de présenter les « pauvres » renouvelables face au monstrueux nucléaire
Morceau chosi
"Le coût des recherches sur les nouvelles sources d’énergie, y compris
la fusion, doit être mis en rapport avec le coût de l’énergie : le
marché mondial de l’énergie représente un volume annuel d’environ 3 500
Milliards €. / Selon un Rapport du Programme National des Nations-Unies pour
l’environnement (PNUCED) rendu public au mois de juillet 2010,
l’investissement mondial dans les énergies renouvelables (solaire,
éolien, biomasse etc.) est de l’ordre de 125 milliards d’euros
annuellement. C’est près de dix fois plus que le coût d’ITER qui, lui,
est étalé sur trente ans. / L’Europe consacre chaque année deux fois plus d’argent aux énergies
renouvelables qu’à l’ensemble de la recherche nucléaire (fission et
fusion). Les sommes allouées à la fusion ne représentent moins de 15% de
l’ensemble du budget consacré à la recherche nucléaire. Ces chiffres
montrent clairement que l’investissement consacré à la fusion, tant dans
le monde qu’en Europe, ne se fait pas au détriment d’autres sources
d’énergies."
Les HTR c’est bien mais ce n’est pas non plus parfait : * c’est un gros réacteur qui produit finalement peu de puissance * le retraitement des billes de combustible est difficile, à cause de la couche de carbure de silicium * ca fait finalement pas mal de graphite avec des impuretés activées, après, au démantèlement. C’est globalement les mêmes difficultés que pour les UNGG (et les Magnox anglais).
Ca n’enlève en rien l’intérêt du HTR vis-à-vis de la synthèse de combustible (hydrogène ou hydrocarbure), qui permettrait de bipasser la voiture électrique.
Quant à ces « saloperies » de REP, ils ont tout de même démontré jusqu’à maintenant une sûreté et une rentabilité exemplaire, et d’autant plus en France. Ce retour d’expérience est vraiment essentiel, pour une industrie lourde et à objectef de très faible taux de défaillance. Cela dit, dans quelques décennies, il est clair qu’ils seront surclassés par des RNR sodium, gaz, ou des réacteurs à sels fondus.
sans compter que nos « industries du renouvelable occidentales » vont bien tirer la gueule quand la Chine va mettre à exécution ses quotas sur les terres rares.
Lanthanides dont d’ailleurs l’extraction produit des déchets radioactifs puisque leur minerai (monazite par exemple), pour beaucoup, est le même que le minerai du thorium. Et comptons donc sur la Chine pour s’assurer que ce thorium est confiné correctement.
Le peak terre rare avant le peak uranium ou le peak pétrole ?
* Fukushima : 71-250 G$ (54 G$ de rachat de
terres, 8 G$ de compensations, 9-188 G$ de nettoyage ; je souhaiterai bien
avoir le détail de leur estimation à 188 G$ de nettoyage cf TMI, passons).
Ce
n’est pas ca qui renversera la donne énergétique. De plus, cela
favorisera les technologies nouvelles (mais coûteuses) comme l’EPR qui
avec sa double enceinte permettra de ne pas évacuer sur le long terme
les populations ; évacuation qui constitue l’essentiel des coûts dans le
cas des réacteurs occidentaux : cf Fukushima