Je trouve que ce n’est pas pire que les imbéciles qui ont dit que les températures plus basses que la moyenne cet hiver étaient la preuve qu’il n’y avait pas de réchauffement climatique.
Météo France n’a pas à gérer : - la hauteur des digues et leur entretien - la configuration et l’état du terrain - la vitesse d’écoulement des eaux - le niveau des nappes phréatiques
Non Météo France n’a pas à gérer l’eau qui est déjà tombée parce cette mission est dévolue aux services préfectoraux.
Ce n’est quand même pas pour rien que l’alerte rouge a été donnée et les départements côtiers savent très bien ce que signifie vent violents et forte marée. C’est beaucoup trop facile de mettre sur le dos du messager le fait que le message ne soit pas bien passé. C’est à chacun en fonction des risques qu’il encourt et des responsabilités qu’il exerce de prendre les dispositions nécessaires.
Et quand bien même Météo France n’a pas tenu compte de la marée : - les modèles météo sont peut-être incapables de calculer la valeur de la surcote engendrée par le vent - la responsabilité des conséquences de l’incurie qui a conduit des dizaines de milliers de personnes à s’exposer (tout de même volontairement) à un risque naturel connu depuis la nuit des temps incombe à ceux qui ont délivré les permis de construire sans mettre en place un niveau de protection suffisant - l’aurait-il prévu que ça n’aurait rien changé, parce l’évacuation de milliers de personnes avec un préavis de quelques heures et en fin de journée sans plan d’évacuation organisé aurait été pire que de ne rien faire.
Ca va vous paraître un peu cynique, mais il vaut mieux avoir 51 morts aujourd’hui pour en éviter des centaines une autre fois parce qu’on aurait laissé se poursuivre l’incurie. Avec ce triste bilan, les décideurs vont devoir entreprendre quelque chose de sérieux.
En attendant, la remarque sur le service de la dette pose une vraie question : comment va-t-on payer tout ça.
Les libéraux nous expliquerons qu’il faut réduire les dépenses de l’état. Les données du problème sont : - dépenses totales 270 milliard d’euros (dont 30 de retraites,100 de salaires, 100 de fonctionnement et 40 d’investissements) - déficit avant crise 50 (dont 45 service de la dette) , actuel 140, après 2 ans de crise 60 (dont 55 service de la dette) Comme on ne peut pas toucher aux retraites et aux investissements il faut prendre 30 sur les salaires et 30 sur le fonctionnement donc virer 1/3 du personnel de la fonction publique soit 800000. Avec la règle du non remplacement 1/2 ça va prendre au moins 25 ans mais comme désormais l’accroissement naturel annuel du déficit est supérieur au gain annuel obtenu par la diminution annuelle d’effectifs (600 millions d’euros/an) le déficit continue à augmenter.
il ne reste donc que trois possibilités efficaces : - augmenter et/ou supprimer les exonérations d’impôts - changer de braquet dans la diminution des effectifs (-100000/an pendant 8 ans) - annuler le service de la dette en modifiant le système
En 2012, mis à part Bayrou on aura vraisemblablement les principaux choix entre : Le Pen (Marine), Sarkozy, Aubry ou DSK, Besancenot, Mélanchon ou un coco, l’écolo de service