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Erdal

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  • Premier article le 26/01/2015
  • Modérateur depuis le 05/02/2015
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Derniers commentaires



  • Erdal 4 février 2015 16:25

    Qu’est-ce que vous entendez par la responsabilité individuelle et collective ? Ce qui remplacera la propriété privée c’est la propriété collective/sociale, qui est à mon avis par nature supérieure à la propriété privée.



  • Erdal 4 février 2015 13:07

    J’aurais plusieurs choses à dire, je commence par un copier/coller : « Comme l’écrit le grand historien britannique Eric Hobsbawm(4) presque toute réforme agraire, progressiste ou pas, entraîne d’abord le désastre. Il cite de nombreux cas en Europe et quelques uns en Asie. Une ou deux années de bouleversements politiques et économiques entraînent discontinuité et dysfonctionnement, facteur de rupture d’approvisionnement de biens, alimentaires et autres. Pourquoi la Chine serait-elle une exception ? »

    http://editions-proletariennes.fr/page44.htm

    Ensuite ce n’est pas le communisme mais Mao, Mao a tenté d’édifier une industrie lourde autrement que par la voie stalinienne, en faisant faire aux paysans les tâches agricoles et industrielles notamment. Et les « communes populaires » étaient largement inférieures aux kolkhozes de Staline car les revenus étaient distribués en fonction de l’outillage apporté si ma mémoire est bonne, et non en fonction du travail fourni... D’ailleurs Mao est bien moins radical qu’on peut le croire à première vue, en 1949 l’Etat maoïste se définissait comme l’Etat de tout le peuple, allant de la classe laborieuse aux capitalistes « patriotes » et reportait la construction du socialisme à plus tard, se justifiant de l’état trop arriéré du pays, ces derniers continuaient souvent de gérer les entreprises d’Etat et percevaient leurs profits à travers des actions d’Etat, la planification n’était pas du tout centralisée comme en URSS sous Staline etc... Mao a raté son modèle économique.

    Troisièmement, à l’époque la propagande disait que le Grand bond en avant était totalement du aux catastrophes naturelles intervenues au même moment, aujourd’hui on met ça sur la touche. En réalité les catastrophes naturelles ont bien joué un rôle, mineur oui sans doute, mais il ne faut pas l’oublier, ça a contribué.

    Et 20-40 millions de morts (chiffres officiels) c’est certes immense, mais comparé à la population chinoise ça fait plus aussi impressionnant, sans vouloir chercher à minimiser les faits.


  • Erdal 4 février 2015 12:50

    La différence entre le développement soviétique et le développement chinois c’est que le premier devait aboutir au socialisme et au communisme, et le second à un capitalisme de plus en plus « occidentalisé ». Et en 1991 le développement prioritaire de l’industrie lourde pour les biens de consommation en URSS avait été abandonné depuis assez longtemps, c’était l’industrie militaire qui bouffait tout. 


    Le problème c’est que le Venezuela ne produit vraiment pas grand chose, donc le protectionnisme n’est pas envisagé... Et ça ne serait pas suffisamment radical, la courbe doit s’inverser rapidement.


  • Erdal 3 février 2015 22:53

    La plupart des morts attribués à Mao sont dues à la famine du Grand bond en avant, qui était partie d’un objectif valable : favoriser le développement économique. Staline également, la plupart des morts lui étant attribués sont dus à la famine. Hitler passe donc devant Staline (peut-être aussi de Mao) en termes de victimes directes.



  • Erdal 3 février 2015 20:05

    -> Dans un article du Monde daté du 14 novembre 1997, Nicolas Werth et Jean-Louis Margolin (auteurs du Livre noir du communisme) résument les principaux points mis en cause du chapitre introductif de Courtois par la moitié des co-auteurs : « la centralité du crime de masse dans les pratiques répressives des communismes au pouvoir ; l’assimilation entre doctrine communiste et mise en application de celle-ci, ce qui fait remonter le crime jusqu’au cœur même de l’idéologie communiste ; l’affirmation qui en découle de la grande similitude du nazisme et du communisme, tous deux intrinsèquement criminels dans leur fondement même ; un chiffrage des victimes du communisme abusif, non clarifié (85 millions ? 95 ? 100 ?), non justifié, et contredisant formellement les résultats des coauteurs [du Livre noir] sur l’URSS, l’Asie et l’Europe de l’Est (de leurs études, on peut tirer une « fourchette » globale allant de 65 à 93 millions ; la moyenne 79 millions n’a de valeur que purement indicative) ».

    Les auteurs du Livre noir du communisme avouent qu’en fait c’est maximum 80 millions, je sais pas ce qu’il vous faut de plus, oui je comprends vous avez grandi avec ce chiffre dans la tête mais les faits sont là. 100 millions c’est vraiment tombé du ciel, c’est un mythe inventé par Courtois en désaccord avec ses collaborateurs, et même 80 millions il est possible que ça soit encore surestimé, là c’est aux (vrais) historiens de trancher, il faut attendre les archives asiatiques.

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