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Éric Guéguen

Éric Guéguen

Le monde actuel en 20 penseurs :
 
Platon - Aristote - Lucrèce - Farabi - La Boétie - Montaigne - Spinoza - Rousseau - Hegel - Tocqueville - Nietzsche - Ortega y Gasset - Polanyi - Strauss - Arendt - Vœgelin - Villey - Dumont - MacIntyre - Lasch
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« Le citoyen typique, dès qu’il se mêle de politique, régresse à un niveau inférieur de rendement mental. Il discute et analyse les faits avec une naïveté qu’il qualifierait sans hésiter de puérile si une dialectique analogue lui était opposée dans la sphère de ses intérêts réels. Il redevient un primitif. Sa pensée devient associative et affective. »
 
(Joseph Schumpeter, Capitalisme, socialisme et démocratie, Quatrième partie, XXI, 3 (p.346)).
 
Contact : [email protected]
Le Miroir des Peuples, éditions Perspectives Libres, 2015

Tableau de bord

  • Premier article le 14/08/2012
  • Modérateur depuis le 01/12/2012
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Derniers commentaires



  • Éric Guéguen Éric Guéguen 2 juillet 2013 17:44

    Bonjour citoyenrené !

    Tout ce que vous m’annoncez est certes politique, mais c’est typique aussi de penser que les « ancêtres », parce qu’ils avaient la notion de se faire enfler, étaient d’autant disposés pour administrer par eux-mêmes un pays de 30 millions d’âme (à l’époque).

    Ceci me ramène au douloureux problème de l’instruction : le peuple a beaucoup plus rapidement assimilé les réflexes de la consommation qu’un réel et nécessaire intérêt pour la chose publique. Je ne dis pas que les élites de l’époque n’ont pas là leur part de responsabilité, je dis que je suis l’un des rares à parler de la servitude volontaire, sous-jacente, et qui explique beaucoup de choses également. Mais c’est certes plus difficile à entendre !



  • Éric Guéguen Éric Guéguen 2 juillet 2013 16:45

    "Quant aux arguments des grandes gueules et du jour de congé, ça me fait penser à des excuses des tenants du oui : dénigrer leur adversaires plutôt que d’essayer de comprendre leur erreur. A mes yeux c’est une fausse piste, ça donne l’illusion de n’avoir rien à se reprocher mais ça empêche surtout de trouver des solutions et de progresser.« 

    Et pourtant j’ai voté »NON". L’argument du jour de congé est, au contraire, d’une grande importance : il laisse entrevoir comment les gens appréhendent aujourd’hui la politique, en ramenant tout à leur quotidien intime.

    PS : vous pensez que le PS est exempt de magouilles ?



  • Éric Guéguen Éric Guéguen 2 juillet 2013 16:41

    @ garuda :
    -------------
    Saviez-vous qu’à l’époque de Sieyès le bon peuple était analphabète à 90% ? qu’il était incapable d’écrire le mot « politique », de savoir ce que c’était qu’une assemblée constituante, qu’il n’avait aucune notion de la géographie, pas davantage en histoire ?
    Vous croyez que la politique s’improvise à ce point, et que seules comptent les bonnes intentions ?



  • Éric Guéguen Éric Guéguen 2 juillet 2013 16:17

    Bien joué.
    Pas pour ce que vous dites - car je ne suis pas d’accord avec vous - mais pour avoir su ménager votre effet : grâce à vous, de nombreux Agoravoxiens, pressés d’en découdre avec un ennemi déclaré de Chouard, se seront rués sur des concepts que jamais sinon ils n’auraient approchés.
    ---
    Je vais vous faire un reproche global, car je n’ai malheureusement pas le temps de développer plus avant. En définitive, vous adoptez le même biais qu’Étienne Chouard : la masse est victime d’une spoliation, qu’il faut décortiquer afin de lui redonner le pouvoir.
    Il m’est avis, au contraire - et cela fait tout le « charme » et la perversion de l’époque - que la spoliation est une conséquence, non une cause.
    La désaffection politique, que vous avez raison de pointer du doigt, a été non seulement acceptée, mais voulue par le peuple : comment voulez-vous qu’il refuse qu’une poignée de rigolos s’occupent à sa place de diligenter les affaires de l’État pendant qu’il se consacrera entièrement à ses affaires privées ? Par peur de la dictature ? C’est là qu’intervient le suffrage, bientôt rendu universel afin de noyer encore davantage le poisson et cacher aux administrés la mort programmée de l’activité politique par leur consentement même.
    Et la nature ayant horreur du vide, c’est bien l’économie et sa propension à donner aux masses ce qu’elles attendent - qui plus est rapidement, comme vous le disiez - qui a fini par occuper, pour le bonheur de tous, la place laissée vacante. « Pour le bonheur de tous »... jusqu’à récemment bien sûr ! Jusqu’aux heures sombres du pouvoir d’achat en berne. Là deviennent indispensables des phares dans la nuit, des Étienne Chouard par exemple, dont certains, à son corps défendant, boivent les paroles sans trop réfléchir...
    ----
    Pour finir, votre quatrième partie est alléchante. D’une part parce que je mise, comme vous, sur une instruction démocratique d’un genre nouveau, et d’autre part parce que j’ai récemment étudié Nussbaum qui a l’affreux réflexe de faire son marché dans la « liberté des anciens » pour la concilier à celle des modernes, qui, bien sûr, a ses faveurs.
    Merci à vous,
    EG



  • Éric Guéguen Éric Guéguen 2 juillet 2013 15:51

    Oui, argumentons, chique alors !

    1. Le problème du temps ? Mais faire réellement de la politique, c’est autre chose que de parader en troupeaux dans la rue, que ce soit pour ou contre le mariage homo !
    2. Le Bac ? Vous pensez réellement que les chiffres annoncés par l’Éducation nationale sont représentatifs du niveau véritable des Français, toutes matières confondues ?
    3. Ne parlons plus de la télé, de grâce, elle doit disparaître. Quant au net, nous ne serons toujours qu’une infime minorité à débattre sur de tels sites...
    4. PERSONNE n’a lu le traité de 2005. Trop chiant. Seulement cette-fois là les grandes gueules les plus efficaces ont été du côté de la réaction et ont fédéré plus qu’en face... dans la rue, tout simplement. Sans compter qu’à l’époque, bon nombre de « citoyens » ont voté NON uniquement pour punir le gouvernement d’alors de leur avoir sucré un jour de congé... Ah elle est belle la politique de rue ! smiley

    Autre chose ?

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