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Éric Guéguen

Éric Guéguen

Le monde actuel en 20 penseurs :
 
Platon - Aristote - Lucrèce - Farabi - La Boétie - Montaigne - Spinoza - Rousseau - Hegel - Tocqueville - Nietzsche - Ortega y Gasset - Polanyi - Strauss - Arendt - Vœgelin - Villey - Dumont - MacIntyre - Lasch
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« Le citoyen typique, dès qu’il se mêle de politique, régresse à un niveau inférieur de rendement mental. Il discute et analyse les faits avec une naïveté qu’il qualifierait sans hésiter de puérile si une dialectique analogue lui était opposée dans la sphère de ses intérêts réels. Il redevient un primitif. Sa pensée devient associative et affective. »
 
(Joseph Schumpeter, Capitalisme, socialisme et démocratie, Quatrième partie, XXI, 3 (p.346)).
 
Contact : [email protected]
Le Miroir des Peuples, éditions Perspectives Libres, 2015

Tableau de bord

  • Premier article le 14/08/2012
  • Modérateur depuis le 01/12/2012
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Derniers commentaires



  • Éric Guéguen Éric Guéguen 3 juillet 2013 09:25

    Gaspard, il y a une logique scientifique dans tout ça, chacun se refilant le bébé de génération en génération : Kepler, Tycho Brahé, avant eux Copernic... tous ces gens seraient des suppôts du diable ? Chacun amène sa pierre à l’édifice. Que Bacon ait songé à une société des sages - et Rabelais y pense avant lui (cf. Gargantua je crois, la fameuse abbaye de Thélème) - ne fait pas de lui un « maçon ».
    La pensée conspirationniste s’essouffle en remontant les siècles, c’est ainsi.



  • Éric Guéguen Éric Guéguen 3 juillet 2013 00:17

    Oui mais vous ne dites pas tout...

    Il apparaît en effet que seul le projet de Constitution de l’an I, promulguée en juin 1793, fit droit à l’avis du peuple en son entier ou presque (suffrage public imposé). La souveraineté populaire devait succéder à la souveraineté nationale, le pratique au symbolique. La Première coalition tomba à point nommé pour en différer l’optimisme. En temps de guerre, les palabres démocratiques deviennent très vite un contretemps délétère, surtout face à une Europe coalisée pressée d’en découdre par quelques monarques et répondant à ceux-ci au doigt et à l’œil. L’objectif du Comité de Salut public, seul régent du moment en attendant des jours meilleurs, était de faire du peuple un colosse exalté, de voir des nuées de gens de peu marchant comme un seul homme au son du « Ça ira ». Emmenés par quelques généraux audacieux, le nombre allait suppléer au défaut d’art, de talent et d’expérience en matière militaire. Lorsque le génie de Bonaparte entrera en résonance avec lui, le nombre fera des merveilles pour pérenniser les valeurs révolutionnaires et inviter toute l’Europe à faire nombre à son tour en embrassant le patriotisme. Grâce au jeu mimétique de ses ennemis et aux revers de fortune de son héros, la France rendra les armes, ayant néanmoins semé au gré de sa Grande Armée nombre de morts, certes, mais également les boutures de la modernité qui fleuriront au Printemps 1848. Sous le couvert d’une advenue prochaine de la démocratie par le biais du suffrage universel masculin laissé en suspens, la Convention sanctionnait la loi du nombre par le métier des armes.



  • Éric Guéguen Éric Guéguen 2 juillet 2013 21:18

    @ Corinne Colas :

    Vous semblez à deux doigts de nous dire que la politique s’improvise, qu’elle fonctionne spontanément selon les humeurs...
    Vous me parlez de peuple, de révoltes, de monde réel...
    Toutes les révoltes dont vous faites état ont vu à leur tête un mouton en chef, si ce n’est un berger. Le mythe du peuple conscient de lui-même et se levant comme un seul homme a la peau dure ! Aaaaaah, la Bastille !

    Peut-être aimeriez-vous croire qu’il suffit de savoir ce que l’on ne veut pas en tant qu’individu pour être capable d’administrer une communauté, peut-être voyez-vous d’un meilleur œil l’anarchie que l’oligarchie, mais ce n’est pas mon cas. N’allez pas pour autant en déduire que je sois oligarque, grand Dieu non !
    À n’en pas douter, le monde eût été plus heureux si l’on en était resté aux cellules familiales vivant les unes à côté des autres, sans doute. Mais l’histoire a produit des cités, des empires, puis des nations. Et le gouvernement de telles nations ne s’improvise pas. Aussi n’est-ce pas faire injure au paysan de 1791 que de prétendre que de lui confier le pouvoir sans même qu’il sache s’orienter dans son propre pays, sans qu’il sache lire ne serait-ce que les doléances de ses propres concitoyens sans s’en remettre à quelque marlou eût relevé du suicide politique. Même en considérant celui-ci comme très au fait du cours de la betterave.

    Je sais que je parais insultant et qu’il est très mal vu, en haut comme en bas, de critiquer le peuple (dont je fais partie au passage), mais j’ai l’impression que l’incurie de nos gouvernants suscite une telle haine à la base que l’on en vient à négliger le fait que la politique est un job à plein temps, qu’elle ne s’improvise pas et qu’elle requiert un minimum de qualités, tant morales (probité) qu’intellectuelles (compétence). Le fait qu’aucun de nos politicards actuels ne les possède ne certifie aucunement que le vulgum pecus, lui, en soit doté.

    PS : Herder était bel et bien de ces philosophes que vous méprisez par ailleurs, et il n’était pas amoureux transi de la démocratie. Me gouré-je ?



  • Éric Guéguen Éric Guéguen 2 juillet 2013 19:54

    Eh bien je vais vous éclairer dans ce cas :
    La prévalence de l’esprit scientifique dont l’article fait état découle en grande partie des philosophies de Descartes et surtout de Bacon. Iriez-vous jusqu’à dire que ces deux-là aient été des maçons qui s’ignoraient ?
    Eh oui, à l’époque, pas de Franc-maçonnerie...
    Il y a deux façons de faire de l’histoire : parvenir à loger ses opinions dans le canevas des faits, ou tenter de loger les faits dans le canevas de ses opinions.



  • Éric Guéguen Éric Guéguen 2 juillet 2013 18:00

    Descartes, Bacon, Hobbes, francs-maçons ? smiley

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