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Éric Guéguen

Éric Guéguen

Le monde actuel en 20 penseurs :
 
Platon - Aristote - Lucrèce - Farabi - La Boétie - Montaigne - Spinoza - Rousseau - Hegel - Tocqueville - Nietzsche - Ortega y Gasset - Polanyi - Strauss - Arendt - Vœgelin - Villey - Dumont - MacIntyre - Lasch
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« Le citoyen typique, dès qu’il se mêle de politique, régresse à un niveau inférieur de rendement mental. Il discute et analyse les faits avec une naïveté qu’il qualifierait sans hésiter de puérile si une dialectique analogue lui était opposée dans la sphère de ses intérêts réels. Il redevient un primitif. Sa pensée devient associative et affective. »
 
(Joseph Schumpeter, Capitalisme, socialisme et démocratie, Quatrième partie, XXI, 3 (p.346)).
 
Contact : [email protected]
Le Miroir des Peuples, éditions Perspectives Libres, 2015

Tableau de bord

  • Premier article le 14/08/2012
  • Modérateur depuis le 01/12/2012
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Derniers commentaires



  • Éric Guéguen Éric Guéguen 19 mars 2013 13:30

    Toujours rien à foutre de vos journées ?



  • Éric Guéguen Éric Guéguen 19 mars 2013 12:59

    « L’information de masse est une religion post-moderne »...
    Peut-être parce que la masse est le nouveau Dieu contemporain ?... non ?



  • Éric Guéguen Éric Guéguen 28 février 2013 12:31

    Bon, voilà. Les gens se sont « indignés », Hessel est mort. Et maintenant ?



  • Éric Guéguen Éric Guéguen 23 février 2013 13:43

    @ Machaivel1983 :

    Votre question :
    « Peut il (- le bien commun -) exister dans une société délié ou chacun cherche à satisfaire ses intérêts particuliers ? »

    Ma réponse :
    Non, absolument pas. Mais ce contre quoi je lutte, c’est l’idée selon laquelle la société « déliée » est inéluctable, selon laquelle on ne pourrait pas y mettre un frein.
    Retrouver le bien commun, c’est remettre la politique sur ses jambes, en finir avec le relativisme du suffrage universel et, au delà même, avec toute idée de suffrage.

    Je l’ai dit et je le répète : pour moi, le recours au suffrage n’est possible qu’au sein de petites communautés (où chacun peut réellement prendre connaissance des uns et des autres sans en passer par les bien-nommés « mass-médias »), elles-mêmes relativement homogènes (c’est-à-dire où les électeurs ont à peu près le même niveau d’implication politique et le même niveau de connaissance). Dans de telles communautés, le « droit de vote » a un sens, pas ailleurs.



  • Éric Guéguen Éric Guéguen 22 février 2013 12:18

    @ Machiavel1983 :

    Salutations, Machiavel !
    Vous réactivez là notre sempiternel débat, canaillou ! smiley

    Mes réponses :

    1. Je n’envisage pas de revenir à proprement parler à une société holiste et, même si je trouve aberrant d’en faire un article du droit naturel, je ne pense pas qu’il soit judicieux de mettre à mal le principe de propriété privée.
    Mais vous avez parfaitement raison de pointer du doigt le fait que notre monde matérialiste ne pourra sortir de la fange que le jour où il prendra conscience du caractère accessoire de la « matière »... je ne suis pas en train de vous dire que l’âme est tout et le corps négligeable, mais plus simplement que la connaissance a nécessairement une valeur supérieure au bien matériel. Malheureusement - et c’est tout notre drame - il y a, et il y aura toujours je pense, bien peu de gens à en être convaincus.

    2. Ce débat, nous le menons vous et moi depuis quelque temps. Je ne vais pas épiloguer, je dirais juste deux choses :

    Je suis en train de suivre un séminaire sur le capitalisme. Comme c’est dans le cadre de l’Éducation nationale, c’est forcément un séminaire de gauche, donc le capitalisme c’est caca et il est beaucoup question de Marx. Et que nous dit-on ? Que toute la pensée de Marx - dans les Manuscrits de 44 - est fondée sur le constat d’une injustice à réparer, celle de l’aliénation des ouvriers de son siècle. Autrement dit, tout le courant marxiste se fonde sur la dichotomie dominants/dominés pour progresser. Or, ce n’est nullement là partir du bien commun ! Non que le sort des ouvriers ne soit pas important, mais à partir du moment où l’on milite pour le sort d’une fraction de la société et, qui plus est, lorsque l’on fonde toute sa pensée sur un sentiment d’injustice à résoudre, à combler, on ne peut faire honnêtement et raisonnablement de la politique. Il faut partir du tout, non des parties. Et eu égard au tout, il y aura toujours des dominants et des dominés, ce qui ne me dérange nullement à partir du moment où certains se mettent volontairement en position de dominés. Ce qui importe, ce n’est pas l’égalité, c’est la justice. Le problème ne vient pas de la domination, mais de l’usurpation.

    2. J’ai lu Bernays récemment. Je ne peux pas dire qu’il me soit sympathique, mais je n’y ai pas vu l’agent du mal que l’on se plaît à nous décrire sur le net depuis quelques mois.
    Eh bien savez-vous quoi ? Bernays m’a fait penser à un illustre devancier. Qui ? Machiavel himself. Quatre siècles les séparent et une bonne dose de talent littéraire, mais c’est tout. Bernays est à l’âge capitaliste contemporain ce que Machiavel a été à l’âge moderne : un homme qui résume tout à de l’utilitaire, y compris les notions de bien et de mal.
    Ceci pour vous dire que Bernays, comme Machiavel et comme vous, dit ceci : il y a des baiseurs, il y a des baisés, il y aura toujours des baiseurs et des baisés, ce qui importe, c’est de maintenir un équilibre, un statu quo dans tout ça. Toute la politique est là.
    Pas pour moi.

    PS : Le bien commun n’est pas la somme des intérêts particuliers (mais vous vous êtes peut-être mal exprimé...), ce qui explique précisément qu’il n’ait plus cours de nos jours. Les intérêts particuliers doivent se rapporter au bien commun. Exemple : le fait de payer des impôts peut sembler injuste à quelqu’un qui n’a jamais recours aux services de l’État, car il n’y trouve pas précisément son « intérêt » bien compris. Il s’agit bien ici de « bien commun » pourtant, ce que tout le monde oublie et ce dont tout le monde profite néanmoins.Seulement on a tendance à penser au « bien commun » quand il nous rapporte quelque chose, uniquement dans ce cas-là.
    La redistribution se fait en vertu du bien commun, et la redistribution surpasse aussi bien la sainte propriété des uns que la divine égalité des autres lorsque l’une et l’autre sont indues.

    Bon appétit,
    EG

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