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Éric Guéguen

Éric Guéguen

Le monde actuel en 20 penseurs :
 
Platon - Aristote - Lucrèce - Farabi - La Boétie - Montaigne - Spinoza - Rousseau - Hegel - Tocqueville - Nietzsche - Ortega y Gasset - Polanyi - Strauss - Arendt - Vœgelin - Villey - Dumont - MacIntyre - Lasch
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« Le citoyen typique, dès qu’il se mêle de politique, régresse à un niveau inférieur de rendement mental. Il discute et analyse les faits avec une naïveté qu’il qualifierait sans hésiter de puérile si une dialectique analogue lui était opposée dans la sphère de ses intérêts réels. Il redevient un primitif. Sa pensée devient associative et affective. »
 
(Joseph Schumpeter, Capitalisme, socialisme et démocratie, Quatrième partie, XXI, 3 (p.346)).
 
Contact : [email protected]
Le Miroir des Peuples, éditions Perspectives Libres, 2015

Tableau de bord

  • Premier article le 14/08/2012
  • Modérateur depuis le 01/12/2012
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Derniers commentaires



  • Éric Guéguen Éric Guéguen 4 février 2013 11:28

    Bonjour.
    Il y aurait aussi une étude à mener sur l’histoire des démocrates et des républicains au XIXe siècle.
    Lincoln était républicain, et les démocrates, à l’époque, étaient pour l’esclavagisme. Obama - démocrate - doit le savoir, à n’en pas douter.
    Après la guerre de sécession, d’anciens officiers sudistes (et démocrates), bien mieux aguerris que leurs homologues nordistes, ont poursuivi leur combat sous les capuches du Ku Klux klan. Comment les républicains ont-ils alors entrepris de répliquer ? En armant les noirs afin qu’ils puissent eux-mêmes se défendre. C’est là qu’est née la fameuse NRA.
    Et l’on voit ici combien Monsieur Charlton Heston, l’un des premiers à s’être battu pour les droits des minorités à Hollywood, était en fait un homme conséquent en se battant bec et ongles pour la survie de la NRA.
    Autrement dit, à l’époque - et selon la grille de lecture moderne qui distingue les gentils et les méchants à toutes les époques de l’histoire - il conviendrait de dire que les démocrates étaient des salopards, et que la NRA était une œuvre humaniste.
    L’histoire, définitivement, ne ménage pas les fanas éperdus d’une distinction primaire entre le bien et le mal...



  • Éric Guéguen Éric Guéguen 31 janvier 2013 17:43

    Non, Pierre Berger est un progressiste. Dans son « combat », il invoque l’égalité, la tolérance, l’amour dardant et les pâquerettes dans les champs, toutes choses qui fleurent bon le progrès et autres niaiseries. Frigide Barjot, elle, est populiste (ce qui ne veut pas dire que je l’adore !).

    Libre à vous, bien sûr, de penser que nous sommes en présence d’une corruption de la démocratie. Libre à moi de penser que c’en est juste la dégénérescence programmée.



  • Éric Guéguen Éric Guéguen 31 janvier 2013 16:29

    Cessez d’invoquer le « sophisme » à tout bout de champ, ou bien sondez davantage l’histoire.
    Les sophistes, historiquement, sont au fondement du développement de la démocratie, au travers, notamment, de la relativité des valeurs.
    Je ne suis ni sophiste, ni amoureux transi de la démocratie actuelle.



  • Éric Guéguen Éric Guéguen 31 janvier 2013 15:44

    La démocratie moderne consiste, dans ses principes, à ne donner du poids qu’à ce qui parvient à fédérer une majorité. On le voit en ce moment avec les partisans du mariage homo : ça n’a beau concerner qu’une poignée d’individus au regard de l’ensemble, ces partisans se font fort d’avoir dans leur camp la majorité de l’opinion publique pour attester de la légitimité de leur revendication.
    La majorité a donc toujours raison, même lorsqu’elle a tort.
    Partant de là, chacun peut instrumentaliser la démocratie tel qu’il le souhaite. La ligne de partage est le progrès de commande :
    Un homme politique qui rassemble une majorité autour d’une idée réputée progressiste est un démocrate.
    Un homme politique qui rassemble une majorité autour d’une idée réputée rétrograde (ou réactionnaire) est un populiste.
    La différence entre les deux ? Le second assume pleinement la folie de s’en remettre constamment à l’avis des majorités. Le premier s’y refuse, mais il sait qu’il lui faudra remettre en question les fondements mêmes de la démocratie moderne... et comme c’est son fond de commerce, il préfère dénoncer les affreux populistes.



  • Éric Guéguen Éric Guéguen 30 janvier 2013 11:25

    Le capitalisme, tel qu’honni aujourd’hui, est né au XVIIIe siècle en Europe : c’est une période inédite dans l’histoire de l’humanité où, pour la première fois, des gens avec de petits moyens ont pu consommer pour le plaisir (les toiles indiennes et leurs copies manufacturées en Europe).
    Ceci a offert des perspectives inouïes au marché, et ce fut la naissance de la fameuse société de consommation. C’est elle qui est à la base du bordel ambiant. Alors demander aux consommateurs de s’unir pour consommer mieux (en quelque sorte)... autant leur demander de ne plus consommer du tout ! On ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre : avoir des produits frais toute l’année et s’enquérir du sort des pauvres à l’autre bout du monde. Ce seront toujours deux vases communicants.

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