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Éric Guéguen

Éric Guéguen

Le monde actuel en 20 penseurs :
 
Platon - Aristote - Lucrèce - Farabi - La Boétie - Montaigne - Spinoza - Rousseau - Hegel - Tocqueville - Nietzsche - Ortega y Gasset - Polanyi - Strauss - Arendt - Vœgelin - Villey - Dumont - MacIntyre - Lasch
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« Le citoyen typique, dès qu’il se mêle de politique, régresse à un niveau inférieur de rendement mental. Il discute et analyse les faits avec une naïveté qu’il qualifierait sans hésiter de puérile si une dialectique analogue lui était opposée dans la sphère de ses intérêts réels. Il redevient un primitif. Sa pensée devient associative et affective. »
 
(Joseph Schumpeter, Capitalisme, socialisme et démocratie, Quatrième partie, XXI, 3 (p.346)).
 
Contact : [email protected]
Le Miroir des Peuples, éditions Perspectives Libres, 2015

Tableau de bord

  • Premier article le 14/08/2012
  • Modérateur depuis le 01/12/2012
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Derniers commentaires



  • Éric Guéguen Éric Guéguen 22 février 2013 10:16

    @ citoyenrené :

    Bonjour à vous.

    Pour expliciter un peu mon dernier propos « Les Français aiment voter, certainement, mais ils ne veulent pas du pouvoir. », qui peut sembler un peu paradoxal de prime abord, je dirais ceci :

    Le régime représentatif n’a pas été fondé dans le cadre de ce que Isaiah Berlin nomme la liberté positive - celle qui consiste à se demander « qui commande ? » - mais dans celui d’une liberté négative, à savoir celle consistant à se demander « combien de portes me sont ouvertes ? ».
    Il est intéressant de lire Benjamin Constant à ce sujet, lorsqu’il oppose liberté des Anciens et liberté des Modernes. Celle qui nous fait défaut aujourd’hui est celle des Anciens... mais à l’époque, tout le monde était bien content de voir primer celle des Modernes !
    Quelle était la « liberté des Anciens » (de type positif) ? Celle qui consister à prendre part activement au pouvoir.
    Quelle est la « liberté des Modernes » (de type négatif) ? Celle qui consiste à avoir le droit de se désintéresser de la politique, mais SANS POUR AUTANT voir peser le risque de céder du terrain à la dictature.
    D’où l’intérêt de ce droit de vote grotesque, qui n’est nullement un pouvoir, mais un contre-pouvoir, une assurance-vie-tranquille en quelque sorte.

    Cordialement.



  • Éric Guéguen Éric Guéguen 21 février 2013 22:15

    "Si la démocratie citoyenne est trop abrupte pour ceux qui pensent leurs congénères abrutis et inaptes à appréhender et à exprimer l’intérêt général...« 

    => Il s’agit plutôt de bien comprendre que nous avons, toutes et tous, perdu de l’esprit ce que peut bien être l’ »intérêt général« , auquel on préfèrera la notion de »bien commun« . Il est en effet de première urgence de repenser ce que nous avons réellement en »commun« , de redéfinir ce qu’est le commun. Et le commun, ce n’est pas uniquement les impôts, la sécu et les allocs. Le commun, cela demande du temps personnel sacrifié au devenir de la cité, cela demande de revoir à la baisse ses prétentions personnelles, de mettre au service du prochain sa compétence, ET de faire preuve d’humilité lorsqu’il est évident qu’on ne maîtrise pas le sujet.
    Autrement dit, j’en suis venu, personnellement, à me dire que les problèmes à résoudre sont au nombre de trois, trois non-sens :
    - le suffrage en politique ;
    - l’esprit de parti ;
    - le système représentatif.

    Je pense honnêtement que les gens qui prétendent que nos élus nous ont volé notre souveraineté passent à côté de beaucoup de choses. Cette vision des choses - méchants dominants d’un côté, gentils dominés de l’autre - est totalement caricaturale ; les choses sont bien plus intriquées qu’il n’y paraît.
    Je ne dis pas que vous cédez à la facilité, Citoyenrené, mais cette vision des choses est caractéristique, et chez Chouard, et chez Mélenchon.

    Les Français aiment voter, certainement, mais ils ne veulent pas du pouvoir. Ce qu’ils veulent, c’est que personne n’ait le pouvoir, le pouvoir leur répugne. Aussi, toute notre démocratie représentative a-t-elle été conçue ainsi : non dans la distribution des pouvoirs, mais dans l’octroi au peuple d’un contre-pouvoir. La politique est émasculée, et ça, pendant un siècle et demi, les élites ET le peuple y ont trouvé leur compte : les premières au sens propre, le second en confiant à des »pros« le sale boulot. Ce dernier, aujourd’hui, n’assume plus le »contrat". C’est compréhensible, mais cela n’interdit nullement la remise en question.

    Cela dit, votre entreprise est louable ; tout ce qui a vocation à faire l’effort de nous sortir de la panade est louable.

    EG



  • Éric Guéguen Éric Guéguen 21 février 2013 21:31

    @ citoyenrené :

    Je lis ça dès que possible, merci.

    Quant à Voltaire, je n’ai pas d’aversion particulière pour lui et ne juge pas les grands noms à leurs amitiés, ami René.



  • Éric Guéguen Éric Guéguen 9 février 2013 08:42

    Bienvenue chez les Ch’tis !!! smiley



  • Éric Guéguen Éric Guéguen 6 février 2013 14:41

    Intéressant.

    Juste une remarque : dire que l’un d’entre eux se fait recaler pour ses gamètes de « catégorie D », c’est contrevenir au principe d’égalité. Gageons au contraire que dans le futur, au nom de la sacro-sainte égalité, on poussera les choses jusqu’à dénier tout pouvoir distinctif - et au travers de ceci tout « jugement de valeur » - à la génétique.

    Autre chose en passant :
    Je ne suis pas certain que l’on puisse mettre stricto sensu liberté et égalité dans le même sac. Bien souvent l’égalitarisme se fait au détriment des libertés. Il conviendrait donc de distinguer liberté négative (individuelle, en l’absence de toutes contraintes) et liberté positive (à visée collective, par volonté concertée d’agir), soit dans le cas présent la liberté de se marier comme on l’entend d’un côté, et la limitation de ladite liberté dans le cadre d’un projet global de société.

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