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Fergus

Fergus

Autodidacte retraité au terme d'une carrière qui m'a vu exercer des métiers très différents allant d'informaticien à responsable de formation, je vis à Dinan (Côtes d'Armor). Depuis toujours, je suis un observateur (et de temps à autre un modeste acteur) de la vie politique et sociale de mon pays. Je n'ai toutefois jamais appartenu à une quelconque chapelle politique ou syndicale, préférant le rôle d'électron libre. Ancien membre d'Amnesty International. Sur le plan sportif, j'ai encadré durant de longues années des jeunes footballeurs en région parisienne. Grand amateur de randonnée pédestre, et occasionnellement de ski (fond et alpin), j'ai également pratiqué le football durant... 32 ans au poste de gardien de but. J'aime la lecture et j'écoute chaque jour au moins une heure de musique, avec une prédilection pour le classique. Peintre amateur occasionnel, j'ai moi-même réalisé mon avatar.

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  • Premier article le 31/07/2008
  • Modérateur depuis le 22/11/2008
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Derniers commentaires



  • Fergus Fergus 19 septembre 2014 09:56

    Bonjour, Olivier.

    Tu as dû écrire ton article trop tôt : le Non l’a emporté largement, à plus de 55 % contre moins de 45 pour le Oui. Mais peu importe, le principal est que Cameron et le gouvernement du Royaume-Uni vont désormais être tenus par leurs promesses d’autonomie accrue, et cela vaudra pour les autres « nations » du RU : Angleterre, Pays de Galles et Irlande du Nord. En cela, ce référendum aura été utile. Et pas question pour les Britanniques de ne pas donner suite à ces promesses, prises dans l’affolement d’une possible victoire du Non : si tel était le cas, le retour de bâton pourrait être terrible dans quelques années et sonner l’éclatement définitif du Royaume-Uni.

    Sur la contagion possible d’une victoire du Oui en Europe, il n’y avait pas l’ombre d’un risque, contrairement au chiffon rouge agité par les manipulateurs de l’UPR ou de DLR. Certes, il y a la Catalogne, mais le processus de sortie de l’Espagne y est engagé depuis très longtemps et, malgré l’opposition de Madrid et des lois contraires, cela se fera tôt ou tard, tant la Catalogne (déjà très largement autonome) forme une entité nationale à part entière. Je suis nettement plus circonspect pour la Flandre, en dépit de l’activisme du NVA. Mais il est vrai que le risque de partition de la Belgique n’est pas totalement nul. Si cela devait arriver, il serait possible alors que les Wallons demandent leur rattachement à la France (ce qui nous ramènerait à l’époque napoléonienne) et les minorités germanophones d’Eupen et Malmédy leur rattachement à l’Allemagne. Mais un tel scénario relève très largement de la politique-fiction.

    Pour ce qui est de la France, aucun risque : aucune région n’est demandeuse d’une indépendance, excepté une minorité de Corses que j’aimerais voir au pied du mur, confrontés aux réalités économiques et à la perspective de ne plus bénéficier des perfusions du continent. Rien de tel en Bretagne où les indépendantistes ont quasiment disparu, les rares qui restent n’ayant pas la moindre influence sur la population, et cela jusqu’au cœur des Monts d’Arrée.



  • Fergus Fergus 18 septembre 2014 19:48

    @ Alinea.

    C’est vrai, mais cette invention a également sauvé tant de vies !

    Pour ce qui est de la folie, le fait est que je me suis posé des questions sur Crippen dans la mesure où il a pris la peine de dépecer sa victime de telle manière que l’on ne puisse pas identifier son sexe en cas de découverte, mais a laissé dans le même temps sa maîtresse se pavaner avec un bijou et un manteau de fourrure ayant appartenus à Belle Elmore. Cela dit sans compter d’autres étonnantes maladresses.

    Cela dit, ce sont des cas comme celui-là qui rendent l’histoire des affaires judiciaires si passionnante.

    Bonne soirée à toi, si possible pas trop arrosée !



  • Fergus Fergus 18 septembre 2014 16:26

    Bonjour, Manu.

    Je souscris totalement à tes remarques. Il est effarant de constater que l’on ne peut plus nommer les choses et les gens, a fortiori quand on est d’emblée considéré - ce qui est le cas de Macron - comme hors-jeu pour parler de la classe ouvrière.

    Aux exemples que tu prends, j’ajoute les « Restos du cœur ». Au train où vont les choses, il sera bientôt impossible, même par compassion, ou dans le but d’essayer d’améliorer la condition des usagers de ce service bénévole, de mentionner les visites des bénéficiaires à cette association au motif que c’est dégradant. On marche sur la tête ! Et surtout l’on se trompe de combat : il y a tant à faire pour s’opposer aux dérives du libéralisme débridé qu’il est vain et pathétique de choisir un angle d’attaque mesquin pour faire de mauvais procès.



  • Fergus Fergus 18 septembre 2014 16:16

    Bonjour, Alinea.

    J’ai tout simplement rencontré ce livre à la bibliothèque de Dinan où j’emprunte une soixantaine de bouquins chaque année. C’est là aussi que j’ai trouvé le livre de Peter May « L’île des chasseurs d’oiseaux », lui aussi inspiré d’étonnants faits réels, qui m’a incité à écrire il y a quelques semaines « Les fous de Sula Sgeir  ».

    D’un naturel enjoué et romantique, Ethel Le Neve était tout à la fois naïve et amoureuse, deux raisons cumulées qui ont expliqué son aveuglement devant l’évidence de la culpabilité de Crippen. Elle est d’ailleurs restée amoureuse jusqu’à sa mort en 1967, au point d’être enterrée elle aussi avec une photo de Crippen.

    Quant à Crippen, malgré l’horreur de son crime, c’était un vrai doux, aussi invraisemblable que cela puisse paraître. Apprécié de tous, à l’exception notable de Belle Elmore, il a fait une excellente impression sur les policiers par son comportement exemplaire de docilité et de courtoisie.

    Pour ce qui est de Marconi, je n’ai pas de grief contre lui, pas plus qu’à l’encontre des industriels qui ont développé la TSF dans le prolongement de ses travaux ou de ceux de ses concurrents comme Telefunken. A noter, concernant Marconi, que s’il avait tendance à se pousser du col dans le milieu de la télégraphie balbutiante, il s’est montré déconcertant, lors de la réception de son Prix Nobel, en avouant qu’il n’avait toujours pas compris comment pouvait fonctionner sur de longues distances la transmission par ondes hertziennes !

    Merci à toi de t’être intéressée à ces deux destins.



  • Fergus Fergus 18 septembre 2014 14:17

    Salut, Alberto.

    En réalité, c’est un livre curieux : les deux premiers tiers sont, entre deux incursions dans la vie de Crippen, essentiellement consacrés aux travaux intuitifs de Marconi, un gamin de 19 ans allant se confronter, au fil des ans, aux vrais scientifiques de l’époque, hérissés par la jeunesse de ce trublion et quelque peu condescendant vis-à-vis de ses origines italiennes. Grâce à ce livre, j’ai beaucoup appris sur l’émergence de la TSF dans le sillage des découvertes de Hertz.

    Au delà de Marconi, l’histoire judiciaire de Crippen et cette étonnante poursuite transatlantiques ont été un vrai régal.

    Cordialement.

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