J’utilisais simplement les propriétés basique du langage univers + suffixe adjectival -el = universel (relatif à l’univers). totalité + suffixe adjectival -aire = totalitaire (relatif à la totalité).
L’univers est la totalité et donc ce qui est universel est totalitaire. Et donc l’universalisme est le totalitarisme.
Quand tu parles de régime totalitaire, tu parles en fait d’une dictature.
Extrait du CNRTL -> totalitaire A. - (philosophie) : Qui rend ou tente de rendre compte de la
totalité des éléments d’un phénomène, qui englobe ou tente d’englober la
totalité des éléments d’un ensemble. La logique, plus que tout autre discipline, est assujettie à l’exigence totalitaire de la connaissance rationnelle (A. Lamouche, Logique de la simplicité, p. 145 ds Foulq.-St-Jean 1969).
L’univers, c’est la totalité. être universel, c’est être totalitaire. [totalité + suffixe adjectival -aire] L’universalisme, c’est le totalitarisme.
Les mécanismes intellectuels ne sont pas dépendant des définitions, ils opèrent par dessus. L’intellect peut fonctionner identiquement sur des mots différents (voire même contraires). Ici, on s’occupe d’attitudes intellectuelles, des mouvements dans la pensée.
Changer les mots ne suffit pas à changer les habitudes...
@Mycroft : Je suis bien d’accord « Dieu » est une inconnue « floue ». Donc on peut extraire n’importe qu’elle définition de Dieu.
Tout axiome, tout postulat scientifique peut ainsi être reformulé en repassant par la case Dieu.
Dieu peut avoir créé 4 éléments, ou bien plus de 100 éléments et 4 états, peu importe !
L’homme n’aime pas introduire de rupture dans ce qu’il connaît, d’où cette tendance au dogmatisme, la continuité de la connaissance doit donc être garantie et elle l’est par la persistance du concept de Dieu.
La cause qui crée l’effet, qui est la notion actuelle de la causalité en science, est directement issue du créationnisme, à l’image de Dieu qui crée le monde. Dieu est la cause de toutes les causes. Le créationnisme, c’est le fondement de la causalité.
@Deneb : Tu te trompes, c’est une idée fausse. Le géocentrisme ou les 4 éléments ne sont pas issus de la religion, mais de Aristote...
Les premières critiques modernes du géocentrisme viennent d’ailleurs de Nicolas Oresme, au 14ème siècle, évêque de Lisieux, quand il traduit le traité du ciel d’Aristote et y ajoute ses commentaires (il tient que ce serait plus simple si la Terre tournait sur elle-même).
Dans toute discipline intellectuelle, il y a des conceptions à priori (ce que l’on croit savoir et que l’on affirme : les dogmes, les axiomes, les postulats, les paradigmes), puis il y a des perceptions (l’expérimentation et les tests de non-contradiction), puis il y a les raisonnements à postériori (qui sont le produit des conceptions à priori par les perceptions).
Ceci est vrai que ce soit en science ou en religion.
La thèse ici présentée (et par l’auteur et par vous), correspond aux classifications approximatives d’Auguste Comte. Mais la logique et la pratique montre que c’est faux. Comme si un scientifique était un être complètement vide de connaissance et traduisait les expériences directement en un langage de vérité (révélée ?)... Il faut ne pas avoir de formation scientifique pour affirmer des bêtise pareilles.
Il y a évidemment des conceptions à priori en science. Les notions de corps, de vitesse, de force, d’accélération, d’onde, de distance, de temps...etc : tout ceci sont des choses qui ont été définies à priori, avant toute expérience.
L’inconvénient de ces conceptions (à priori) d’Auguste Comte, c’est justement qu’elles occultent ce fait que la science contient des conceptions à priori.
En niant le caractère nécessairement axiomatique de toute science, les axiomes en viennent à jouir à d’une telle réputation de vérité qu’ils deviennent des dogmes.
Par exemple, le fait que la « concurrence serait le moyen optimal d’allocation des ressources économique », c’est un axiome, et aussi un dogme.
Un dogme, ce n’est jamais qu’un axiome, mais énoncé par une autorité politique.