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  • ffi ffi 25 mai 2011 14:43

    Ceci est tellement vrai, que la gauche révolutionnaire a glissé, en 1789, dans le paquet « abolition des privilèges », la légalisation de l’usure et l’abolition des prés communs...

    La réalité n’est pas celle que vous croyez, mais vous préférez le confort de vos idées toutes faites à la vérité.



  • ffi ffi 25 mai 2011 14:25

    Le problème d’avoir des populations aux moeurs divergentes sur le même territoire, c’est que cela y augmente la conflictualité, à cause des malentendus culturels qui s’en suivent.

    L’histoire a amplement montré ce phénomène. L’homme n’ayant en rien changé, l’avenir le montrera encore... En ces matières, mieux vaut prévenir que guérir.

    A noter la dualité ethos/ethnos en grec : toute ethnie a une éthique. Celui qui ne réfère pas à l’éthique commune est exclu de l’ethnie, il est banni. D’où les phénomènes centrifuges actuels (ou banipète). C’est le produit logique et naturel des moeurs divergentes : qui se ressemble s’assemble, qui s’entend se fréquente. D’où la montée du communautarisme contemporain.

    Il y a une confusion dès l’origine de la République sur l’idée d’universel.

    Le latin universum fut utilisé pour traduire 2 mots grecs :

    - Le mot omothumadon (ὁμοθυμαδὸν) qui signifie « unanimement », « d’un commun accord », « de manière concordante » (que l’on retrouve dans la bible grecque). Sur ce sens est basé le terme d’université, dont le sens historique désigne une assemblée, typiquement d’artisans locaux, qui se confèrent pour pratiquer leur activité de manière à éviter les conflits. L’université est donc une institution visant à la concorde, qui se voue à faire converger les vues d’acteurs potentiellement conflictuelles, par conférences régulières.

    - Le mot catholou (καθόλου) qui signifie « général, pour tous », utilisé notamment par Aristote, dans Hermenia par exemple, pour désigner des propriétés générales à plusieurs catégories. (λέγω δὲ καθόλου μὲν ὃ ἐπὶ πλειόνων πέφυκε κατηγορεῖσθαι = J’entends par universel ce qui, par sa nature, peut être attribué à plusieurs).

    Quand Aristote réapparaît en pays latin s’ensuit une confusion. Qu’est-ce que l’universel ? C’est la fameuse querelle des universaux. Le sens historique du mot (ὁμοθυμαδὸν = de manière concordante) est substitué par le sens aristotélicien (καθόλου = en général).

    C’est-à-dire que l’université, en France, est, historiquement, un dispositif social qui se voue à faire converger les vues, à créer de la concorde.

    L’universel historique est donc une chose où la population elle-même doit être activée à se concorder, par des universités régulières (le sens d’université est ici le même que celui de l’expression « universités d’été »). L’universel historique peut être pris au sens propre « être uni vers » et l’université comme « l’assemblée qui permet de s’unifier vers ».

    L’universel historique repose donc sur une pratique sociale concrète, une activité dans le peuple.

    En revanche, l’universel républicain est autre : il est entendu comme les propriétés qui peuvent, par nature, être attribuées à plusieurs catégories d’hommes.

    L’universel républicain moderne repose donc sur une analyse abstraite de l’humanité et ne nécessite aucune activité particulière du peuple pour être effectif.

    Dans le premier cas, l’universel est un produit à postériori d’une activité sociale et politique concrète (des assemblées).

    Dans le second cas, l’universel est déduit à priori d’une analyse abstraite de l’humanité.

    Il est évident que le second cas ne produit pas de concorde dans le peuple, car il n’est relatif qu’à la mise en concordance / cohérence des pensées. Tout l’aspect concret de la réalisation effective de l’universel, dans le sens historique, est passé à la trappe...

    Maintenant, pour ce qui est de la théorie du « diversel ».

    Si l’université porte à l’union, la diversité porte à la division. Si l’université porte à la concorde, à quoi peut bien porter la diversité, si ce n’est la discorde ?

    Quel surprenant retournement de la part de la République !
    En 200 ans, elle passe de clamer la concorde au nom de l’universel, à clamer la diversité au nom de l’universel...
    Quel surprenant retournement de la part de la France !
    En 1000 ans, elle est passée de clamer la nécessité de l’université, à clamer la nécessité de la diversité...

    D’un pays où chacun s’accorde pour fonder une communauté unique, les républicains prennent le chemin inverse : un pays où personne ne s’accorde, ce qui produit des communautés multiples, donc le communautarisme, germe de division, de troubles sociaux, et, à échéance, de guerre civile.

    La divergence des moeurs est donc un véritable problème pour l’avenir du pays. La réthorique de la diversité est un poison, elle plaide pour le contraire absolu de ce qui a fait la réussite du pays, sa solidarité et sa solidité interne, à savoir, ses multiples universités. Universités, possibles et efficaces grâce à l’unité des moeurs, unité des moeurs qui ne peut être fondée que grâce à une religion commune à tous (en l’occurrence, le christianisme).

    En effet, pour s’accorder,
    ne faut-il pas éviter les malentendus et donc parler le même langage ?
    ne faut-il pas se reconnaître membre d’un même bien commun ?
    ne faut-il pas avoir des aspirations semblables ?



  • ffi ffi 25 mai 2011 12:39

    La gauche défend elle-aussi les requins de la finance, dans la mesure où elle accepte très bien le mécanisme de financement actuel de l’état, à avoir : emprunter sur les marchés financiers la monnaie dont il a besoin. Par conséquent, la gauche accepte totalement que l’état collecte des impôts sur la totalité du peuple, même si cela pourvoit les milieux financiers en rentes confortables... (50 milliars par ans, s’il vous plaît !).

    « Ne pas défendre les requins de la finance », c’est, en l’occurrence, rétablir le contrôle de la monnaie du pays par l’état, donc la souveraineté monétaire. Par conséquent, il faut ranger « Tous ceux qui sont pour la sortie de l’Euro » comme des « ennemis des requins de la finance ».

    En fait, votre vision de la politique, qui consiste à considérer deux substances politiques « droite » (les mauvais), « gauche » (les bons), est inapte à décrire convenablement la réalité.

    Par exemple, je suppose que vous classez à droite, parmi « les amis des requins de la finance », les chrétiens, qui pourtant ont toujours été contre le prêt à intérêt et contre l’usure, donc « des ennemis des requins de la finance », ce qui est paradoxal.



  • ffi ffi 25 mai 2011 04:29

    Le pape Paul III dans la bulle papale Verita Ipsas (2 juin 1537) :

    « Nous décidons et déclarons, par les présentes lettres, en vertu de Notre Autorité apostolique, que lesdits Indiens et tous les autres peuples qui parviendraient dans l’avenir à la connaissance des chrétiens, même s’ils vivent hors de la foi ou sont originaires d’autres contrées, peuvent librement et licitement user, posséder et jouir de la liberté et de la propriété de leurs biens, et ne doivent pas être réduits en esclavage. »

    Comprenez-vous mieux l’intérêt de devenir protestant ?



  • ffi ffi 25 mai 2011 04:25

    S’il faut rendre grâce à quelqu’un pour l’abolition de l’esclavage, c’est bien à l’église chrétienne :
    Extraits des instructions du pape Paul III dans la bulle papale Verita Ipsas (2 juin 1537) :

    « Nous décidons et déclarons, par les présentes lettres, en vertu de Notre Autorité apostolique, que lesdits Indiens et tous les autres peuples qui parviendraient dans l’avenir à la connaissance des chrétiens, même s’ils vivent hors de la foi ou sont originaires d’autres contrées, peuvent librement et licitement user, posséder et jouir de la liberté et de la propriété de leurs biens, et ne doivent pas être réduits en esclavage. »

    De fait, la France n’a jamais été construite sur l’esclavage (il y fut aboli au VIIème siècle). Le Québec n’a jamais été le lieu des trafics humains transatlantiques et l’esclavage n’y a pas été pratiqué. La Nouvelle-France n’était pas plus fondé sur l’esclavage que la métropole. Les hommes y étaient libres.

    Pourquoi ? Parce que le chrétiens étaient interdits de pratiquer l’esclavage étant donné qu’ils devaient obéir au Pape !

    C’est d’ailleurs toute la raison du travail de l’Abbé Grégoire, aux début de la Révolution, menant à la première abolition...

    Qui a donc pratiqué l’esclavage ? Les juifs et les protestants, qui ont refusé d’obéir au pape.

    C’est la tolérance au protestantisme (Edit de Nantes en 1600) qui a permis à cette pratique de se propager !

    Les colonies conquises sur la Hollande (petites Antilles) ou sur l’Espagne avaient vu se développer la pratique de l’esclavage. Le « Code noir » de Colbert est à voir comme une tentative de législation des rapport entre esclaves et maîtres. Les nations européennes, et la France en particulier n’étaient pas en capacité de « gouverner » ces lointaines contrées, bien souvent repères de pirates et de flibustiers, du fait des longues distances et des moyens de transport de limités de l’époque. C’était plutôt l’anarchie qu’autre chose...

    Aujourd’hui, d’ailleurs, peu de choses ont changé. La majeure partie des paradis fiscaux est localisée dans les Antilles. L’asservissement continue, mais il a changé de forme. C’est bien plus simple de faire travailler discrètement l’argent pour asservir « légalement », que de faire produire par des esclaves des biens en vue de gagner de l’argent...

    Par conséquent, il y a, à mon humble avis, un lien direct entre les fortunes produites par la traite esclavagiste et l’installation du capitalisme financier contemporain : les bases arrières sont exactement les mêmes !

    Je suis sûr qu’il existe quelque part des registres de commerce qui pourraient être étudiés pour déterminer concrètement qui sont ceux qui ont pratiqué effectivement l’esclavage, et quelles sont les fortunes qui en sont issues...

    Mais, ce travail légitime n’est pas fait et l’on préfère abonder en généralités floues et bien-pensantes. La dette morale est attribuée à tous, elle est socialisée, mais les profits, eux, sont restés privés...

    C’est très semblable à la situation financière, en fait.

    Mes dettes ? Ce sont les nôtres...
    Mes profits ? Ce sont les miens !

    Trop facile...

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