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  • ffi ffi 10 septembre 2010 12:47

    @Catherine Segurane,
    Oui, mais comment-va tu décréter que telle religion est bonne ou mauvaise ? L’Etat n’a justement ni référence culturelle, ni référence cultuelle...
    A mon avis, le dispositif de laïcité n’est pas pertinent pour les questions que tu te poses.
    Il faut reformuler le problème.

    Il y a le problème des civilités multiples, ce qui pousse à des malentendus.
    Il y a aussi le problème des fidélités sélectives (je suis fidèle à ma communauté particulière), en concurrence de ce que perçoit comme « Les autres ». L’individu en société perçoit alors « Eux » et « Nous ».

    Maintenant, au vu de l’histoire, les sociétés fragmentées, multiculturelles, sont fragiles. Un principe de civilisation est relativement exclusif par rapport aux autres, d’où les guerres civiles fréquentes.

    Ce principe de civilisation est exclusif, parce que justement une civilité multiple provoquent malentendus, antagonismes, ce qui fragmente la société en communautés centrifuges.

    - Le cadre de la laïcité a bien fonctionné parce que pendant des siècles d’histoire le peuple français avait déjà été morigéné de manière à avoir des moeurs relativement uniformes (égalitaire y compris entre homme et femmes - Voir l’étude de Todd sur les mariages et les héritages).

    - La source de Loi de la république est largement issue de la loi canonique chrétienne, pour des raisons historique.

    - Mais après 4 générations de laïcité, l’immigration aidant, les moeurs commencent à diverger. Les malentendus s’accroissent, le pays se communautarise, ce qui est une menace à sa paix intérieure donc une menace pour nous tous.

    Par conséquent, il faut trouver une certaine manière de faire converger les moeurs. Le dispositif de laïcité ne le permet pas. La distinction entre public et privé est largement artificielle, l’homme ne pouvant être « schizophrène ». Intimer aux citoyens de faire semblant en public pour être soi en privé n’est pas très optimal. Le mieux serait d’être soi tant en privé qu’en public.

    Cette mise en forme du peuple, depuis la laïcité, a échu au marché, universalisme capitaliste, avec sa culture de consommation, à coup de sermons publicitaires, par le prestige de la célébrité, cimenté autour des jeux sportif, avec la messe hollywodienne du mercredi et la messe du supermarché le samedi (culte du désir, culte du moi, culte du corps). Un vrai culte d’empire. Maintenant que la religion du marché ne tient plus ses promesses de paradis sur terre, nombreux sont ceux qui s’en défient. Ils vont donc s’abreuver à la source de leur héritage.

    Bref, c’est la désaffection à la religion du marché (il faut en effet avoir de l’argent pour y participer et c’est la crise) qui laisse une place vide en terme de modèle de moeurs. Je vois la chose assez similaire à la chute de l’Empire Romain. Le ciment fédérateur de l’Empire ayant disparu (le fric), la divergence des héritages entre les populations, qui vivaient jusque là côte-à-côte sans se croiser, apparaît soudain au grand jour.



  • ffi ffi 10 septembre 2010 01:22

    @Yacine,
    Le mythe de la tour de Babel serait-il fondé ?
    Peut-être est-ce une conséquence des sociétés multiculturelles ?

    La société tend à se déliter. Les antagonismes culturels se multiplient. Pas-sûr que ce soit l’intérêt de nos mômes de continuer dans cette voie.

    Cela dit, je crois que le problème provient non pas fondamentalement des attitudes traditionnelles (même s’il y a des divergences), mais plutôt d’une crispation par rapport à la culture hollywoodienne / marchande, il faut le dire assez ignoble et méprisable. Les débats en France sur la mal-bouffe montre que le gros des citoyens est assez globalement écoeuré par cette fausse culture.

    En fait, l’amusant est de voir que les musulmans qui tendent à se recentrer sur leurs traditions sont ceux qui sont écoeurés par les valeurs « progressistes », des valeurs portées par la gauche bonobo. Une gauche bonobo qui participe paradoxalement à orchestrer ce retour à leurs valeurs traditionnelles (de droite) des populations musulmanes, dans le secret espoir d’y récupérer quelques voix.

    Tasin, a bien plus de cohérence que la gauche bonobo. Elle lutte contre le retour à la tradition pour protéger des valeurs progressistes (qu’elle estime partie intégrante de la république). Cela dit, sa tentative est vouée à l’échec puisqu’elle se place dans le cadre de la laïcité, qui justement interdit toute revendication culturelle en public...

    Personnellement, je ne suis pas forcément sur sa ligne, car j’estime que la redéfinition de la doctrine de gauche autour d’objectifs « progressistes » en terme de moeurs, plutôt qu’en terme de qualité de vie, dénature sa fonction historique. A mon avis, la solution passe à la fois par un réexamen de la pertinence de considérer certaines « valeurs » comme progressistes (leurs effets sociaux sont-elles à la hauteur de leurs ambitions ?), un réexamen de la manière de réguler les moeurs dans la nation avec au minimum l’obligation donnée aux publicités de ne présenter que des comportements vertueux et exemplaires, plutôt que des comportement déviants (je crois en effet qu’il ne faut présenter que des comportements exemplaires à la jeunesse).

    Cependant, il me semble que la lutte contre l’idéologie du mondialisme marchand, instrumentalisant les désirs pour le profit, nécessite avant tout une union de la population et surtout pas sa dislocation en communautés antagonistes. Je trouve plutôt intéressant que les patriotes français parviennent à manifester pour leur identité propre, après des décennies de démoralisation. Mais il est dommage qu’ils se focalisent trop sur l’Islam. Les musulmans se recentrent en effet sur leurs racines en grande partie parce qu’ils constatent l’inéluctable décadence que provoque déjà l’idéologie d’un marché présentant ostensiblement des moeurs « lucifériennes » comme horizon ultime de l’humanité. D’où leur tendance sécessionniste de la culture ambiante...



  • ffi ffi 9 septembre 2010 22:50

    C’est que la loi du Talion n’est pas trop de nos traditions.

    Mais s’il faut s’adapter pour parler « le même langage », nous le feront.



  • ffi ffi 9 septembre 2010 22:40

    Plus cela va, plus je pense que les lois sont assez dépendantes du contexte dans lequel elles sont fondées.
    En effet, il est illusoire de croire qu’un pays puisse aboutir à un système de loi parfait, dont il n’y ait plus une ligne à changer. Cela reviendrait à croire que le législateur peut prévoir par écrit toute les évolutions ultérieures de la société. J’en doute.
    C’est la limite de la loi. Par exemple, dans la mythologie Grecque, Hermès est le dieu du contrat. Et Hermès engendre le Dieu Pan (la panique). Qui ne s’est jamais retrouvé à avoir signé un contrat qui, au final, le met dans une situation impossible ? Je pense que si un contrat emmène quelqu’un vers la mort, alors il est légitime pour lui de le renier.

    La loi est un contrat. Elle n’est pas indépassable. La laïcité fut imaginée lors d’une époque où la société Française avait une grande homogénéité, issue d’une ethnogénèse, fruit de plusieurs siècles d’histoire. Tant les athées que les chrétiens avaient des réflexes communs, fortement enracinés dans leur famille par ces processus millénaires : refus de la loi du Talion et de la Vendetta, pratique du pardon, une façon d’être en respect de l’autre.

    Je tiens qu’il est important que la société ait une certaine homogénéité, l’histoire ayant montré combien les sociétés multiculturelles sont fragiles. Lorsque diverses parties de population ont des références culturelles trop divergentes, les malentendus culturels s’amplifient et les antagonismes identitaires se multiplient. D’autre part, de la civilité du peuple dépend aussi l’avenir de la nation.

    Frapper femme et enfant, voiler les femmes n’est pas trop du domaine culturel français. Doter une famille pour un mariage, non plus, pas plus que le mariage forcé.

    La France a une population pacifique issue d’une éducation qui se voue plutôt à ouvrir l’esprit. Le contraste avec les milieux africains, où la violence des poings est une la voie normale de l’éducation, est saisissant. Cela forme des Gusses tels Cortex, dont le comportement et les mots suintent la violence car elle fait partie de la normalité, ce qui explique les impitoyables dictatures africaines et la stagnation historique de ces contrées en terme scientifiques.

    C’est un constat. Il ne s’agit pas de généraliser, mais d’éclaircir un peu.

    Maintenant, la laïcité consistait à dire que l’état n’a pas à s’occuper des religions, ces grands édifices de morigénisation (= qui bâtissent les moeurs du peuple), ce qui avait sa justification quand les moeurs du peuple sont globalement homogènes et pacifiques.

    Maintenant, l’on peut se poser la question de savoir si toutes les moeurs se valent. Il est bien clair pour moi que celles qui poussent au crime ou à la violence ne sont pas à mettre sur un pied d’égalité avec des moeurs pacifiques, les dernières me semblant plus propices au progrès et porteuse d’un meilleur avenir pour les générations suivantes.

    L’arrivée massive de population étrangère pousse à interroger le dispositif de la laïcité, non pas pour permettre de financer des lieux de cultes, mais plutôt pour mieux prendre en compte le problème de la morigénisation des populations (la formation de ses moeurs), ceci, dans la perspective d’organiser pour l’avenir une société française pacifique et prospère, ce qui est l’intérêt de tous.

    C’est un problème assez délicat, que le dispositif de la laïcité élude, et qui ne pourra se traiter de manière sommaire.



  • ffi ffi 9 septembre 2010 21:38

    Sacré Maurice, en vrai magasinier, il met à chaque produit son étiquette, et chaque produit dans sa case. Maurice sait faire le tri.

    Cependant, se contenter d’étiqueter les trognes pour les mettre en case n’a jamais pu tenir lieu de pensée raisonnable, ce n’est jamais que la manière raciste de penser...

    Ironie du sort, Maurice, l’« antiraciste » dans les mots, l’est dans les faits... C’est pour cela qu’il a tant besoins pour son combat « antiraciste » de se définir des « races » bonnes et d’autres mauvaises... pour pouvoir discriminer en toute bonne conscience les mauvaises.

    Personnellement, je suis a-raciste (non pas anti). Que diriez-vous Maurice, si quelqu’un se définissait anti-juif ? Ne le taxeriez-vous pas de racisme ? Le racisme est une manière de penser, sans mention de l’objet auquel la pensée s’applique.

    Maintenant, chacun a ses raisons. Politiquement, il est légitime de se positionner sur le fait de savoir s’il est acceptable de continuer ou non à laisser la civilisation Islamique s’implanter en France. En effet, l’histoire ne manque pas d’exemple où les sociétés multiculturelles ont finit par imploser en guerre civile. En tant que soit-disant historien, Mr Maurice, vous ne pouvez pas ignorer ce fait. Bref, puisque nous reconnaissons l’humanité des musulmans, nous reconnaissons qu’ils ont le désir de vivre selon l’héritage de leurs pères. Si nous reconnaissons l’humanité des français, reconnaissons aussi qu’ils ont le désir de vivre selon l’héritage de leurs pères.

    Le problème étant que la France n’a qu’une souveraineté et que la majorité est, par une série de contingences historiques, française. Comme il n’y a qu’une source de loi, la « tyrannie de la majorité » tend à imposer ses vues. La France possédant déjà une civilisation, un peu sur le déclin, il est vrai, elle tend naturellement à reconduire les fondements de celle-ci à chaque échéance, par ce simple fait du nombre.

    La question posée est : faut-il donc incorporer dans la loi Française des éléments de la loi Islamique pour se conformer au désir des populations d’origines étrangères, comme gentiment demandé par la voix de son plus fameux intellectuel, le dénommé Cortex ?

    Certains s’y opposent.

    Je crois comprendre, Mr Maurice, au travers de votre langage châtié et populaire, que vous vous rangez en soutient des propos lumineux, fins et subtils de l’intellectuel dénommé Cortex ? Vous reprenez en effet le même type d’argumentaire.

    PS : Il n’y a pas besoin de salir autrui quand le but n’est que de donner sa propre opinion.

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