Vos critères sont bien trop imprécis et flous. Ils pourraient aisément s’appliquer à Staline (sauf qu’il craindrait pour sa part la droite fasciste nationaliste)
Quant à l’attachement au chef, vous trouverez ceci à divers degré dans tout parti ou toute secte.
Le fascisme veut fonder une collectivité totalement subordonné à l’État, lequel absorbe toutes les relations personnelles en lui-même. L’État y est entendu en tant qu’émanation de l’Esprit de la Nation, au sens de Hegel.
Le fascisme est un collectivisme à l’image du socialisme.
[Le socialisme veut fonder une collectivité totalement subordonné au Parti, lequel
absorbe toutes les relations personnelles en lui-même. Le Parti y est
entendu en tant qu’émanation de l’Esprit de Classe, au sens de Hegel.]
Bref, votre définition est imprécise et ambigüe. Je pense que vous l’avez piqué sur le site de l’HESS... Mais ça patauge sévèrement chez eux : ils ne donnent aucune référence à des textes fascistes !
Autant commenter Platon sans jamais l’avoir jamais lu...
Pour comprendre le fascisme, le minimum du minimum c’est de lire « La doctrine du fascisme » (doctrin of fascism).
Une fois documenté sur la doctrine, vous verrez bien que l’Action Française n’a rien à voir avec du fascisme. Si le Roi incarne la Nation, il n’est pas l’émanation d’un quelconque Esprit Hégélien, il est le chef d’État parce que c’est comme ça, c’est son boulot, il ne l’a pas choisi ni cherché par ambition et tout ce qu’on lui demande c’est de bien faire ce qu’il a à faire, comme garantir le bon fonctionnement des institutions. D’autre part, l’État n’y a pas vocation à être toute la société, l’État c’est juste un corps des officiers du Roi qui assiste le Roi à sa tâche.
L’agression des AntiFa contre les lycéens de l’Action Française au métro Cluny est donc inadmissible et ne relève en rien de l’AntiFascisme, c’est de l’imposture.
De toute façon, en général, lorsque quelqu’un a des idées qui te déplaisent, y compris des idées fascistes, l’insulter, ou pire, le violenter, c’est quelque chose qui échappe à ta liberté de citoyen honnête (la liberté étant définie comme ne pas nuire à autrui).
Ce sont manifestement des comportements Hors-la-loi : Ces AntiFa font donc du crime en bande organisée...
Vous prétendriez réserver le terme ratonnade uniquement aux Nords-Africains ?
Donc, selon vous, si un groupe de Skin fait une descente pour casser du SubSahélien, ce ne serait pas de la ratonnade selon vous ? Et bien, moi, je l’entends ainsi.
Et en plus, c’est tout-à-fait valide. Pour preuve, consulter le Terme Ratonnade sur le CNRTL. Je cite : P. ext.Violences exercées contre une minorité ethnique ou un groupe social.
Quant à l’action Française, c’est un mouvement royaliste, qui se prononce pour la restauration de la dynastie issue de Louis-Philippe, c’est-à-dire un monarque d’inspiration libéral et constitutionnel, à l’image de ce qui existe en Angleterre, en Belgique, en Norvège, en Suède, en Espagne, au Pays-Bas...etc
De plus, étant donné la quantité de patrimoine en France directement issus de la monarchie et classée au patrimoine mondial de l’UNESCO (château de Versailles, châteaux de la Loire, manufactures d’État), on peut dire que les camelots du Roi - qui n’ont jamais pratiqué le terrorisme - font partie du folklore.
L’action française n’a donc rien à voir avec le fascisme. Cela montre bien que vous n’avez aucune définition cohérente de ce qu’est le fascisme. Personne n’a jamais pu me définir le fascisme. C’est totalement arbitraire.
Et de toute façon, ce n’est pas parce que 2 lycéens ont des idées qui te déplaisent qu’il est légitime de les ratonner dans le métro à 5 contre un... Il y a 60 ans, ils auraient ratonné Proust ou Malreaux pour leur appartenance politique !
Nul n’a ainsi à se substituer à l’État de droit. Si quelqu’un a commis un crime, ce crime doit être caractérisé précisément, ce qui exige une définition rigoureuse du crime dans le droit pénal, puis la démonstration des faits suite à une enquête menée par un magistrat instructeur, le prévenu étant assisté de droit par un avocat, la peine étant prononcée par un juge à l’issu d’un procès.
Or dans notre cas : il n’y a ni crime précisément définit, ni aucun magistrat qui intervient, il y a certains s’érigent en justiciers et qui bastonnent des Lycéens à 10 contre 4 dont deux filles.
Note : Pointer le groupe AntiFa Paris-Banlieue n’est pas accuser toute la gauche. Ne vous laissez pas embarquer par ces extrémistes, ces miliciens du terrorisme politique, car vous aurez vraiment du mal à paraître dans le camp du Bien.
Ce qui est mauvais, il me semble, c’est la tournure d’esprit du « volontarisme révolutionnaire »
Cette tournure d’esprit consiste à imaginer l’Utopie, puis à vouloir y conformer le réel. Certains prônent un changement brutal, d’autres adoptent la stratégie des petits pas.
adaequatio rei et intellectus L’adéquation de l’entendement aux choses. Ainsi Saint Thomas d’Aquin parlait-il du Vrai. Le volontarisme révolution, c’est vouloir conformer les choses à l’entendement (de l’Utopie)...
Certes, on demandera au politique d’influencer le réel, et donc il devra bien avoir quelques idées, en vertu desquelles il transformera le réel.
Mais quelle est la norme, quelle est l’exception ? Qu’est-ce qui est le plus facile ? Conformer l’entendement aux choses, ou bien conformer les choses à l’entendement ?
L’homme qui comprend conforme son entendement aux choses. L’homme qui agit veut conformer les choses à son entendement.
Or, il est toujours possible pour l’homme de conformer son entendement aux choses. Cela doit donc être la norme.
En revanche, il reste exceptionnel pour l’homme de pouvoir conformer les choses à sa volonté. Cela doit donc être l’exception.
Le sous-bassement de toute politique ne peut être que la compréhension des choses. La politique ne peut être basée sur l’Utopie.
Le politique ne peut que profiter de ce qui est possible pour agir, en vertu du fait qu’il existe un potentiel dans le réel qui rende sa transformation favorable !
Et c’est bien ainsi qu’ont eu lieu tous les progrès. Et ainsi en fut-il en science....
Pouvoir ce qu’on veut et vouloir ce qu’on doit. Ainsi Saint-Augustin définissait-il le secret de la félicité.
Il n’y a donc pas de troisième voie entre socialisme et libéralisme au sens révolutionnaire du terme.
Tout homme est une personne, c’est-à-dire un individu en relations, participant de divers collectifs.
Le libéralisme donne trop à l’individu. Le socialisme donne trop au collectif.
La troisième voie est de réfuter l’idéologie du volontarisme révolutionnaire, reconnaître l’homme tel qu’il est, c’est-à-dire qu’il est une personne reliée à d’autres personnes via diverses collectivités naturelles, économiques et politiques : En famille, au travail, dans la commune.
Il n’y a pas à transformer l’homme, il s’agit de lui permettre de réaliser son meilleur potentiel.
D’autre part, il faudra bien un jour que vous donniez une définition non-ambigüe de ce qu’est le fascisme.
Personnellement, je définis toujours les mots que j’emploie. Or, Paris Anti-Fa ne définit jamais ce qu’il entend par « fascisme ». Par conséquent, non seulement ses actions sont indignes et illégales, mais en plus, par ce défaut de définition, elles sont arbitraires.
Une milice, c’est un groupe qui agit par la violence AntiFA Paris-Banlieue agit par la violence : AntiFA Paris-Banlieue est une milice.
Ratonner, c’est pratiquer la chasse à l’homme. AntiFA Paris-Banlieue pratique la chasse à l’homme. AntiFA Paris-Banlieue ratonne.
Ratonner vise à terroriser. Le terrorisme est l’art de semer la terreur AntiFA Paris-Banlieue pratique le terrorisme.
ex : 10 miliciens d’AntiFA Paris-Banlieue ont assaillit 4 lycéens, dont deux filles, au métro Cluny-Sorbonne en octobre 2012, en laissant 1 pour mort (plusieurs semaines d’hospitalisation). Pourquoi ? Parce que ces jeunes gens vendaient le journal de l’Action Française...
AntiFA Paris-Banlieue est une milice qui se livre au « nettoyage politique » de l’espace publique par le terrorisme et la ratonnade.