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  • ffi ffi 25 mars 2010 16:47

    Ou bien c’est le banditisme bien de chez nous qui va recruter spécialement ses « ouvriers » dans les zones de précarité...



  • ffi ffi 25 mars 2010 16:18

    Je maintiens cependant qu’on ne peut axer l’explication sur le problème de la pauvreté.

    Première correction, l’immigration d’Afrique équatoriale est récente, elle fait suite aux plans d’ajustements structurels mené par le FMI dans les années 1980/1990 dans son application de la doctrine de la mondialisation néo-libérale.

    Il y a eu une véritable stratégie de recrutement par les mafias historiques du banditisme dans les quartiers populaires. Les jeunes déshérités, sous-qualifiés, désoeuvrés ont été des cibles de choix car facilement manipulables du fait de leur précarité et de leur faible estime d’eux-même (eh, t’es pas cap !)

    Autrement dit, tous les jeunes n’ayant pas été recrutés par les opérateurs du système économique légal, en faillite selon moi, ont été mis dans une situation de l’être par les opérateurs du système économique illégal qui ont élaboré une véritable stratégie de conquête. Les patrons de ces mafias sont bien loin d’être pauvres et sont de bonnes vieilles familles du banditisme. Ces gens captés dans ces organisations, qui les dirigent et les commandent en sous-main, ne sont utilisés que comme ouvriers spécialisés du crime, c’est-à-dire qu’il ne leur est laissé, contre une certaine protection, que les rôles les plus visibles et les plus risqués (protection du territoire, convoyage de matières illicites, vente au détail)...

    Dans notre société, tout le monde en est réduit à « faire la pute », se vendre, et à rechercher un protecteur. Si la politique n’avait pas failli, chacun aurait pu se placer sous la protection d’une entité économique légale et en obtenir les moyens de vivre. Or la politique a failli, le banditisme s’est engouffré dans la brèche, a orienté certaines vies à l’illégalité, pour son propre profit. Si on veut aller voir tout en haut, ceux qui organisent ces trafics, les intouchables, sont dans des palais au sein des paradis fiscaux, certains sont peut-être même dans des services secrets...

    Bref, la police n’arrête que les manoeuvres, pas les patrons. C’est comme si, pour faire cesser les activités de Renault, la police faisait une descente dans ses chaines de montage : il y aurait en effet une grande majorité d’immigrés.

    http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/l-identite-des-trafiquants-72229

    Quel est la meilleur protection pour un bandit ?
    Quand c’est son supérieur qui donne des ordres à la police...



  • ffi ffi 25 mars 2010 15:32

    Il faudrait aussi se poser la question essentielle, à savoir :
    - Pourquoi y a-t-il autant de réfugiés économiques, en particulier depuis les plans d’ajustement structurels du FMI ?
    - Pourquoi les pays pauvres sont-ils assujettis à une dette (alors que l’argent, ça s’imprime), qui n’est pas remboursable ?
    - Cette dette, absurde et uniquement résultat de l’absence de souveraineté monétaire des nations pauvres, qui fut le prétexte à l’intervention du FMI, n’est-elle pas ce qui précisément empêche les nations pauvres d’organiser par elles-mêmes leur développement économique ?

    - Ainsi, empêcher les nations pauvres de se développer, faire croire à leurs population que l’occident est un paradis par pages de pub hollywoodiennes interposées, ouvrir complètement les frontières, mettre les réfugiés économiques dans des camps ou des ghettos tenus par des mafias, n’est-ce pas le comble de l’ignominie morale ?



  • ffi ffi 25 mars 2010 15:22

    Une connaissance concrète pourrait ressembler à cet article :
    http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/l-identite-des-trafiquants-72229



  • ffi ffi 25 mars 2010 15:07

    En fait quand tu proposes d’étudier la proportion, tu cherches à faire des ratios : je te rappelle que ratio est justement l’origine étymologique de race. Tu cherches ainsi à mettre en rapport, à identifier l’une à l’autre, la race des pauvres avec la race des délinquants... C’est un racisme alternatif, je préfère personnellement les explications plus concrètes, basées sur les histoires des lieux, c’est certes moins facile à généraliser, mais c’est la seule manière de ne pas être trop injuste.

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