Le problème étant que vouloir grimper trop vite sur des rideaux mal accrochés ou encore sur une échelle bancale, ça peut faire mal aux fesses au bout du compte.
Il y a évidemment le problème de la fatuité, la sensibilité à la flatterie, bref, tous ces petits vices qui sont autant de prises possibles pour être manipulés.
Mais les gens peuvent aussi être pris dans cette nasse parce qu’ils sont dans la nécessité de survivre. La capitalisme prédateur repose sur ces multiples aspects.
Mr Villach semble nous ressortir la vieille thèse de la personnalité autoritaire chère à Wilhelm Reich, mais jusqu’à preuve du contraire, c’est plutôt une personne sans autorité sur lui-même qui peut se prêter à ce genre de jeu.
La meilleur explication me semble plutôt l’absence de gouvernement moral qui pousse à agir en « empirique », sans prendre conscience ni envisager les conséquences de ses actes.
Après faire une typologie, cela me semble nounouille.
J’ajoute que l’article ne contient aucune idée, mais juste une analyse stratégique. La vieille rengaine « la gauche doit se mettre au travail pour bâtir un projet » est répétée depuis trop longtemps. Depuis le temps, que n’en est-il rien fait.
La vérité, c’est que les militants ne sont pas écoutés et que les cadres sont soit incompétents, soit faux. Les solutions on les connaît : protectionnisme raisonné aux frontières. Démarche de progrès techniques partagé. Réforme du système financier pour recouvrer la souveraineté monétaire dont les fruits sont orienté pour des politiques publiques.
La France a une suffisamment longue histoire pour savoir ce qui marche économiquement : le colbertisme.
De toute façon, tant que le PS ne remet pas en cause la logique qui a consisté à remettre toutes les initiatives économiques entre les mains des pouvoirs monétaires (Loi 73-7 Giscard-Pompidou, traité de Maastricht, Euro), il ne pourra faire que les mêmes politiques que la droite : réduction des déficits publics, privatisations... à cause de la dette.
Comme l’abandon de la souveraineté monétaire aux banques privées revient à leur glisser de confortables subventions, de manière déguisée, et que ce sujet est soigneusement éludé avec les militants.
Quand en plus il s’associe avec les écolos pour vanter comme modernes des technologies du moyen-âge (éolien, hydraulique, soleil) tout en dénigrant les technologies nucléaires, pourtant les technologies les plus productives en terme de production d’énergie (1 kg d’uranium produisant autant que 25000 tonnes de bois...)
Comme il s’interdit par principe tout protectionnisme au frontières
Comme en plus la direction actuelle se réclame de la secte positiviste d’Auguste Comte/ Saint-Simon...
Je ne vois rien au PS qui puisse faire progresser la justice sociale, mais l’exact contraire : maintient des privilèges donnés aux banques, abandon du progrès technique, exposition des citoyens à la mondialisation (de l’esclavage)...
Mais c’est sûr qu’avec Mathieu Pigasse de la banque Lazard, Pascal Lamy à l’OMC, Strauss-Kahn au FMI (en futur détrousseur de la Grèce), et Martine Aubry qui a pu compter sur les 50 millions d’euros que lui a apporté Alain Minc, le pot de Sarkozy, il ne faut pas s’attendre que le PS fasse émerger des idées qui soient dans l’intérêt de la population.
A tout ceux qui suivent une logique d’action sans réfléchir à sa finalité.
C’est-à-dire à ceux qui agissent par nécessité immédiate, selon leurs déductions logiques, sans chercher à entrevoir le résultat final qu’aura cette suite d’action.
Cela s’adresse en particulier à l’auteur, qui saisit l’occasion de s’exprimer parce qu’il veut démontrer la même chose que le jeu, c’est-à-dire que tout homme est un tortionnaire potentiel.
Là est la finalité du jeu, là est la finalité de l’auteur de l’article. Au final, cela pourrit l’ambiance, et produit une jolie diversion qui permet d’éviter d’évoquer des choses plus importantes : l’austérité sociale généralisée imposée comme simple mesure technique à cause de la « météo économique »...
Le jeu fonctionne ainsi. Le participant est introduit à une logique nécessaire : « si le candidat répond mal, envoyez une décharge plus forte ».
Si le participant ne cherche pas à entrevoir le résultat final de ses actions, c’est-à-dire que, dans le pire des cas, si le candidat répond toujours mal, alors il va l’électrocuter et le tuer.
Bref, il n’y a que les idiots et les inconscients (les gens un peu bêtes qui ne réfléchissent pas aux conséquences de leurs actions) qui se laissent prendre à ce genre de piège.
L’intéressant aurait été d’interroger ceux qui ne sont pas laissé prendre au jeu.
Cela dit, cela arrive à tout le monde d’être un peu bête (parfois, je m’écris en moi-même : « mais quel con ! »).
Mais dans notre cas, l’auteur l’a été particulièrement, car il n’a pas saisi la finalité du jeu - qui est dans l’influence qu’il veut avoir sur le téléspectateur - et participe ainsi bêtement à appuyer cette même finalité, avec un discours fort peu original. En fait, loin de faire un discours sensé, l’auteur cours, et de là à penser qu’il est dans un concours inconscient pour dire mieux que les autres ce que le monde répète déjà, il n’y a qu’un pas, et je le franchis.