Le modèle de Ptolémée (la terre au centre de l’univers), collait très bien aux observations. Cependant, sa formulation était fort complexe (épicycles). D’où l’intérêt de passer à un paradigme héliocentrique qui permet de simplifier les calculs. Ainsi, entre 2 modèles théoriques qui collent aux observations, celui à choisir est celui qui est le plus conçis, le plus beau, le plus simple. Il y a en effet de multiples manières de formuler une compréhension de la réalité. Si deux formulations permettent d’acquérir un même niveau de compréhension, l’une en 10 ans, l’autre en 1 an, autant choisir la seconde. Il y aurait un véritable travail à faire pour réévaluer toutes les assomptions implicites. Hélas, ce n’est pas simple, d’une part du fait de la diversité des conventions d’écriture desquelles il faut s’extraire, et d’autre part du fait que tous les phénomènes physiques sont livrés au public déjà pré-interprétés.
Si je prends l’exemple de l’électron : On peut trouver écrit de partout que JJ Thomson a découvert l’électron, voire même qu’il l’a nommé. Or la vérité historique n’a vraiment rien à voir ( voir là) avec ce genre d’assomption, qui relève en fait du mythe.
La recherche de satisfaction des besoins est-elle vraiment compatible avec la recherche du profit matériel à court terme ? Qui peut encore croire qu’une stratégie de gouvernement par l’avidité aient un quelconque effet positif en matière de satisfaction des besoins ? Or, pour qui veut posséder autrui, quelle est la meilleure stratégie si ce n’est de posséder justement les instruments qui permettent à autrui de satisfaire ses besoins, ceux qui lui sont nécessaires pour survivre ? Pour placer sous dépendance autrui, ne suffit-il pas de l’aliéner de ses propres capacités de pourvoir par lui-même à ses moyens de subsistance ?
Pour que les besoins matériels soient satisfaits, l’idéal ne serait-il pas
que chacun des hommes puissent posséder du meilleur de la connaissance
disponible et d’être en situation de l’appliquer ?
Or, n’est-il pas vrai que la science contemporaine est obscure et que cela décourage beaucoup de s’en instruire ?
Donc il me semble que le manque de clarté de la science contemporaine, loin d’être expliquée par une volonté de satisfaire des besoins immédiats, montre plutôt une volonté de mettre sous dépendance.
Le concerto ? Pour en partager simplement l’inspiration (je ne connaissais pas, je viens de découvrir). Ravi que vous en soyez ravi. Je crois que l’inspiration par le beau aide à réfléchir.
La science, assurément, une laideur aujourd’hui, tout à auditer, mais c’est très fragmenté et abscons. Non pas qu’elle soit fausse dans les résultats, mais il est fort à parier que la complexité mathématique serve en fait à rattraper des interprétations erronées à la base. Un peu comme les produits financiers très structurés et obscurs servaient à masquer des pratiques douteuses.
JL, je ne trouve pas que le langage soit abscons (bien moins que la MQ), mais il est vrai que l’auteur en n’expliquant pas ce qu’il a en tête, tout en en témoignant, ne facilite pas la communication de son propos : c’est la physique qui est abscons.
Après
le congrès Solvay de 1927, Albert EINSTEIN disait à Louis de BROGLIE :
« Toute théorie physique devrait pouvoir, en dehors de tout calcul,
être illustrée par des images si simples qu’un enfant même devrait
pouvoir les comprendre. » Un quart de siècle plus tard, Louis de
BROGLIE écrit « Ce qui m’apparaît comme essentiellement désirable,
c’est le retour à des images spatio-temporelles précises permettant de
comprendre clairement de quoi l’on parle. »
Vu qu’on est très loin de toute visualisation possible, et que cela même interdit par la théorie, ne faudrait-il pas faire un véritable audit des sciences ?
Si le formalisme mathématique conduit à une expression du
champ et de l’énergie qui s’avère extraordinairement fertile, ce qui
est le cas, alors il faut en conclure que l’on est parti de bases
inexactes pour aboutir à des résultats cohérents avec la réalité
physique. On est parti du postulat de la propagation qui correspond
à une fausse piste, la démarche mathématique effectuée n’est
pas intervenue sur la structure de l’énergie, mais elle nous conduit à découvrir
que celle-ci n’a pas été émise comme nous le supposions, mais sous
forme de quanta. Cela signifie que les physiciens qui ont élaboré cette démarche
ont cru qu’elle procédait de la logique des mathématiques alors
qu’elle procédait des facultés transcendantes de l’esprit, c’est à
dire du génie. Lorsque des avancées ont été réalisées dans de telles
conditions, on peut aussi attendre que l’élimination de ce qu’il y a
d’inexact, à leurs racines, conduise à de nouveaux progrès.