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  • ffi ffi 7 mai 2009 10:39

    Tu peux lire Dany-Robert Dufour par exemple http://fr.wikipedia.org/wiki/Dany-Robert_Dufour, philosophe à Paris VIII. Il a une brillante analyse des formes d’énoncés. L’énoncé unaire s’appuyant sur les contraires (évolutionisme/créationnisme, droite/gauche, cru/cuit,...), l’énoncé binaire démonstratif (si ... alors, puisque ... donc) et l’énoncé trinitaire qui prévaut dans les systèmes narratifs et symboliques érigeant un tiers (un Autre) indispensable à la formation du sujet et du lien social.

    Les énoncés historiques utilise Dieu par métaphore, comme un intermédiaire pour transmettre le savoir entre sujets.

    Dieu n’est pas un hypothèse, c’est un type d’énoncé.

    En évacuant Dieu, toute une classe d’énoncé a été évacuée, les énoncés qui donnent à penser (les métaphores) et qui sont utiles à la formation des esprits critiques. L’énoncé démonstratif (logique, procédural) a été imposé comme le seul valide. Or la logique est « autoritaire ». Elle ne donne pas à penser, ni à imaginer. En partant d’un point A, elle impose d’arriver à un point B.
    La logique donne à répéter.

    La perte de l’usage des métaphores, voue l’individu à accepter n’importe quelle logique, sans même regarder le principe qui la sous-tend.

    Ainsi, les gens ont totalement accepté la logique de l’économie libérale sans même voir combien son principe fondateur « Les vices privés font la fortune publique » était potentiellement malfaisant.
    Ainsi en est-il de l’évolutionnisme Darwinien, selon lequel les principes de « lutte pour la survie » et de « sélection naturelle » serait notre origine.

    Ainsi le lien social a complètement disparu.



  • ffi ffi 7 mai 2009 10:08

    Je suis sincère.

    Lire, comme le font les évangélistes, le récit de la bible de manière littérale et le brandir comme « La » vérité est un non sens. La bible est évidemment un ensemble de métaphore.

    De ce point de vue, le créationnisme est un matérialisme. Il ne considère que la matière littéraire biblique comme source de vérité. Or selon moi, la vérité, elle se constate par expérience.

    Tu peux lire Dany-Robert Dufour par exemple http://fr.wikipedia.org/wiki/Dany-Robert_Dufour, philosophe à Paris VIII. Il a une brillante analyse des formes d’énoncés. L’énoncé unaire s’appuyant sur les contraires (évolutionisme/créationnisme, droite/gauche, cru/cuit,...), l’énoncé binaire démonstratif (si ... alors, puisque ... donc) et l’énoncé trinitaire qui prévaut dans les systèmes narratifs et symboliques érigeant un tiers (un Autre) indispensable à la formation du sujet et du lien social.

    Les hypothèses physiques sont des énoncés trinitaires. Par exemple, en optique, le principe de Fermat énonce le postulat du temps minimal : « quand la lumière passe d’un point A situé dans un milieu, à un point B situé dans un autre, elle suit le chemin pour lequel elle joint A à B dans le temps le plus court. » C’est descriptif. Cela lui permet de poser le problème d’une certaine manière. Puis il utilise l’énoncé binaire démonstratif (la logique) pour en tirer les conséquences, qui se montrent conforme avec les faits (ici la réfraction). Le principe est donc valide.

    L’hypothèse de Darwin de l’évolution implique logiquement une continuïté régulière et la présence de formes intermédiaires.
    Or, il a été observé que l’apparition des espèces se faisait par « sauts », de même, les chaînons entre espèces sont manquants, ce qui est en contradiction avec les hypothèses de Darwin. La logique sous-tendu par le principe de Darwin a abouti à des erreurs manifestes.
    Le principe n’est donc pas valide. Il est inutile de continuer les incessants bricolages pour adapter cette théorie aux faits.

    Personnellement, je pense que la vie n’est pas un évènement rarissime, ni miraculeux de l’univers. C’est même une de ses propriétés fondamentales.
    Il est bien curieux, cet univers, qui, par notre intermédiaire, parvient à se comprendre lui-même et à se transformer lui-même.



  • ffi ffi 7 mai 2009 00:17

    Un peu de culture religieuse ne ferait pas de mal aux évangélistes / créationnistes - ce sont les évangélistes qui prennent la bible au pied de la lettre

    La bible est un récit, une série de contes, qui a rempli une fonction sociale en son temps. Perso, plus jeune, j’aimais bien, finalement, promener mon imaginaire en Palestine.
    « Jésus fait des miracles extraordinaires »
    - Et moi, je peux en faire ?
    « Ah non, mon petit, Jésus était le fils de Dieu, il pouvait en faire, toi, tu es le fils de ton père, qui est un homme, tu ne peux pas ! » (zut)
    « Jésus est mort dans d’atroces souffrances. »
    - Et moi, je vais aussi mourir dans d’atroces souffrances ?
    « Ah non, mon petit, Dieu a envoyé Jésus pour te sauver » (ouf)
    « Jésus a ressuscité »
    - Et moi, je vais aussi ressusciter ?
    « Ah non, mon petit, Jésus était le fils de Dieu, seul lui peut ressusciter » (zut)
    ....

    Ce sont des métaphores. Elles donnent à l’enfant des choses à penser, à imaginer, tout en l’amenant dans la réalité. Cette fiction avait donc bien une véritable fonction sociale, celle d’amener progressivement l’enfant à accepter sa condition d’être humain mortel. Tout le matérialisme actuel a complètement zappé l’intérêt des métaphores dans la formations des esprits critiques, et a remplacé ces grands récits imagés par des grands récits démonstratifs. L’intéraction n’est plus permise. L’esprit n’est pas formé humainement mais mécaniquement. Je ne peux donc souscrire à une vision littérale de la bible.

    Les petites épines dans le pied de l’évolution sont bien connues. L’apparition rapide des espèces sans espèces intermédiaires, l’absence de démonstration de comment les mutations aléatoires et la lutte pour la vie peuvent faire apparaître de nouveaux organes, l’absence de causes physiques établies pour expliquer la vie.

    Je ne prends pas partie pour l’un et l’autre camp, encore ces faux débats binaires, qui montre bien la pensée actuelle, mais je constate.

    Je suis une créature de l’univers. C’est lui qui m’a engendré et j’en suis un élément.
    C’est un bien curieux univers, cet univers qui donne aux créatures qui l’habitent la faculté de le comprendre et de le façonner.
    Par mon intermédiaire, l’univers possède cette étrange propriété de se comprendre lui-même et de se façonner lui-même.



  • ffi ffi 6 mai 2009 23:23

    Pourquoi avoir subventionné les banques et non les ménages ?
    En fait, la crise des crédits hypothécaires n’est qu’une goutte d’eau dans le désastre bancaire. Les milieux financiers sont certes prédateurs, mais ils ne sont pas inintelligents.

    Alors, pourquoi tant de dettes ? Quand des investissements non rentables sont faits, les retours sur ceux-ci sont absents. La dérégulation totale de la finance, a fait se créer un immense marché, avec des lois sur mesure (c’est-à-dire l’absence de loi). Les milieux financiers l’ont souhaité, voulu, arguant du fait que plus grand était le profit monétaire, plus grande était la richesse.

    C’est assurément vrai d’un point de vue individuel, mais cela est faux du point de vue de la société. J’ai cherché les champs où pousse l’argent, les mines d’où sont extraites carte de crédit, je ne les ai pas trouvés. La monnaie est faite par les hommes, pour les hommes.

    La finance s’est industrialisée, sophistiquée, perfectionnée. Elle a émis des titres, des valeurs de toute sorte sur tout et n’importe quoi. Les CDS, les subprimes, les titres sur les dettes, les titres sur les titres, des produits dérivés (80 fois le PIB mondial)... Un empilement de papier. Des monnaies parallèles, mais virtuelles. Toutes ces valeurs, ne sont vraies que par le contrat de celui qui y souscrit, elles sont donc pas totalement réalisées. Elles sont dans l’attente d’un remboursement, éventuel, en attente des retours sur investissement.

    Las, toute une société ne peut vivre de l’industrie de l’argent, sinon, la finance vit en circuit fermé, produit une quantité de papier-financier sans valeur. Il faut bien que quelques uns produisent parfois aussi quelques bien échangeables (une cargaison de pétrole est vendue 18 fois sur le marché avant d’être acheminée). Puisque dans le même temps, ces génies de la finance ont largement détruit les infrastructures de production, seules productrices de richesses tangibles, pour les convertir en titre-papier, la quantité de bien physique à échanger s’est réduite. Par conséquent, les titres-papiers ne valent plus rien !

    L’argent n’est allé qu’à l’argent, il n’a pas financé des projets d’avenir, mais a « consommé », « consumé », pillé, les infrastructures de production, s’emmenant à la faillite. Quelle ironie. L’idéologie du gain immédiat à court terme a abouti à transformer les usines en des tonnes de papier sans valeur.

    Et que font les gouvernements ? Loin d’y remettre bon ordre, ils tentent de sauver le système en émettant ... du papier. Il y a bien quelques immeuble qui sont repeints, on fait quelques trous dans les routes et un rond-point par-ci par là, les ouvriers sont priés de s’exciter et de s’affairer, mais c’est dans une organisation totalement anarchique. Comme la frénésie s’empara des passager du Titanic ?

    Le propre des icebergs, c’est bien que leur partie immergée peut s’étendre beaucoup plus loin que l’on ne le croit.

    Cet excès de confiance dans la possibilité de production infini de titres-papiers et la confusion culturelle entre ce qu’est le signe de la richesse et la richesse mène le monde à la faillite.

    Emmettre encore d’avantage de papier-monnaie n’y changera rien. C’est le symptôme que cette confusion persiste.

    Pourtant, il y a une contradiction flagrante d’avec la police de la pensée économique libérale, qui clamait haut et fort que l’état ne devait pas posséder la capacité de création monétaire, car il en abusait, que cela engendrait l’inflation et donc qu’il fallait la réserver aux banques commerciales privées.

    Les banques en ont grandement abusé. L’inflation depuis l’Euro s’explique donc par cela. Pire, toujours moins de production (beaucoup moins) et toujours plus de monnaie (beaucoup plus), cela va avoir des conséquences gravissimes : c’est potentiellement hyperinflationniste (à l’hiver 2010 ?).

    Il semble que cela soit la voie choisie. Une hyperinflation pour ne pas avoir à rembourser les dettes, faire sombrer le système monétaire, puis nécessité fait loi, une monnaie mondiale, dirigée par les oligarques rescapés du massacre, une banque centrale mondiale, un fascisme financier global où une poignée de banquiers décident de tout dans la destinée du monde.



  • ffi ffi 6 mai 2009 16:35

    Plus ça va, mais j’hésite encore, plus je me dirige vers un boycott personnel de l’élection. Puisque voter en 2005 n’a servi à rien, à quoi servirait-il de voter en 2009 ?
    Voter ou ne pas voter ? Telle est la question.
    Mais, l’un comme l’autre ne revient pas au même.

    Les politiques sont décidés dans le dos des citoyens, toujours selon les mêmes présupposés ultra-libéraux, à savoir qu’obtenir la prospérité consisterait à donner aux maximum les mains libres aux ploutocrates. Les temps qui courent montre bien l’imposture d’une telle approche de l’économie. La perpétuer serait donc criminel.

    Et bien, ils insistent ! La remise en cause de ces concepts économiques, dont l’aspect erroné est prouvé par les faits, est à peine effleurée par le monde politique. La commission européenne continue tranquillement de prôner la concurrence libre et non faussée du Smicard contre le milliardaire, milliardaire auquel elle vend le seul patrimoine des smicards (le service public, le patrimoine de ceux qui n’ont pas de patrimoine), en faisant subventionner ces mêmes milliardaires par tous les contribuables smicards, en renflouant leurs banques.

    Je passerais sur l’art subtil de contourner le vote des peuples par l’utilisation d’artifices légaux, digne des meilleures tyrannies.

    Nous nageons donc en pleine ignominie. Les sophismes hypocrites avancés pour justifier les décisions politiques ne font qu’éclairer un peu plus, s’il le fallait, que de cette farce les peuples sont les dindons, l’Europe le poulailler et les Renards, les ploutocrates.

    De tout temps, les centres de décisions et de pouvoir ont été noyautés, infiltrés par les apprentis révolutionnaires. Au vu des décisions de l’UE et au vu du nombre de lobbies qui pullulent à Bruxelles, dont certains mêmes écrivent les lois, toujours favorables aux grands cartels et défavorables aux fromages qui sentent, la nature des révolutionnaires en question s’éclaircit.

    Par le truchement de l’UE, les souverainetés privées, les grandes corporations, apatrides, un pied aux paradis fiscaux pour éviter les impôts, une main en Afrique pour s’approprier les ressources, une main en Chine pour éviter les salaires, un pied en Occident pour pomper l’argent et les connaissances, anéantissent peu à peu les souverainetés publiques, celle des nations.

    L’UE est devenue bien trop corrompue par ces cartels privés, pour être récupérable. La seule démocratie qui vaille est à géométrie locale. Loin des yeux, loin du coeur comme on dit.

    Il faut sortir de l’Europe, c’est la sagesse et la raison qui l’impose.

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