Tout Être incorpore un logidiel, qui correspond à une certaine logodynamique, nécessité de son essence.
L’extérieur agit sur lui comme un logiciel, selon une certaine logocinétique, qui est contingente. l’Être répond à cette contingence selon sa logodynamique propre.
En fait, il faudrait distinguer deux nuances d’informatique : - la première est la puissance (au sens potentiel) disponible pour un langage : Ce qui mène au mot : logodynamique (matériel informatique / hardware) - la seconde est la mise en mouvement de cette puissance disponible par le langage : Ce qui mène au mot : logocinétique (logiciel informatique / software)
Le premier n’est pas malléable, mais fixé (c’est une puissance, au sens du potentiel et cela nous ramène donc aux concepts de substance et d’essence). Le second est malléable, et souple (c’est une réalisation de la puissance disponible, et cela nous ramène donc au concept d’existence).
la logodynamique = science du matériel informatique <=> espèce / substance / essence. un logidiel -> un type de dynamique logique (hardware) la logocinétique = science des langages informatiques <=> réalisation particulière d’un potentiel = existence. Avec « accident » = bug. un logiciel -> type de cinétique logique (sofware).
Du coup, mon néologisme « logomatique » est faux ( « qui est langage de l’esprit » en grec). Il faudrait plutôt désigner l’informatique par « logicinétique ». (« qui est mu par langage » en grec).
De plus cette confusion remet totalement en question l’interprétation de Descartes. L’animal est en effet un « automate », au sens exact du mot grec.
Je suspecte certaines traductions/retraductions approximatives. A moins que simplement la notion d’impetus n’est plus tenue comme preuve de Dieu, d’où le changement de sens.
De αὐτός, autos (« soi-même ») et du même radical que μένος, menos (« esprit ») : « qui agit de sa propre volonté, de son propre esprit », le rapprochement avec motus (« mu ») et le sens de « qui se meut soi-même » est fortuit.
Confusion extraordinaire et en plein dans notre sujet ! Aristote considérait la preuve de Dieu par le mouvement. Il n’avait pas la notion d’impetus (mot latin pour la quantité de mouvement). Aristote n’avait pas la notion d’inertie. Le mouvement lui semblait révélateur de l’Esprit dans l’Être.
Aujourd’hui, le mot « automate » désigne donc exactement le contraire que ce qu’il désignait pendant la Grèce antique. « qui agit de sa propre volonté » vs « qui agit par la volonté d’autrui ».
Il faudrait renommer ce que l’on désigne comme « automate » par le terme « hétéromate ». C’est en effet l’hétéromate qui a de l’inertie. En revanche, c’est l’automate qui a de l’artie. Les hétéromates classiques étaient mus par la force d’un ressort, du vent, de l’eau ou de l’animal Les hétéromates modernes sont plutôt mus par la force électrique ou chimique. les hétéromates doivent toujours être conduits d’une certaine manière, par une interface de commande (poste de pilotage, logiciel). L’automate, le vrai, se conduit de lui-même, il est libre dans une certaine mesure.