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  • ffi ffi 14 avril 2013 13:46

    Le progrès version chrétien est intimement lié à sa conception de l’avancement linéaire du temps : le monde a eu un début, puis il aura une fin.

    C’est cette vision qui fut très bénéfique en sciences physiques, elle fut à la base de la révolution classique, où les choses sont décrites ordonnées dans le temps (trajectoire : x = f(t)).
     
    Cette progression linéaire, d’un début vers une fin via un moyen est vraiment typique du christianisme. D’autres cultures sont plutôt axées sur un perpétuel retour, dans une sorte de mouvement circulaire à travers l’histoire.
     
    On ne peut donc pas dire le christianisme soit contre le progrès.
    La conception chrétienne du temps est pur progrès.
     
    Le progrès est mouvement de translation au gré du temps,
    la révolution est mouvement de rotation au gré du temps.

    L’histoire est un perpétuel recommencement, disait Nietzsche.
    Mais, justement, il faut savoir tirer les leçons du passé pour ne par reproduire perpétuellement les mêmes erreurs. Errare humanum est, Perseverare diabolicus est.

    Pour avancer, il ne faut pas laisser les gens s’enferrer dans les comportements addictifs, répétitifs, auquel cas, ils se retrouvent dans une boucle sans début ni fin, une vie sans queue ni tête, où la perpétuelle répétition est la seule alternative.
    Or l’on sait que les vices sont addictifs : ils appellent à récidive.

    Donc, le progrès social réel ne pourra jamais découler du vice sous aucune de ses formes, car, l’addiction grandissant dans la société, celle-ci serait alors projetée dans un cheminement circulaire, une révolution perpétuelle, un éternel retour à la case départ, ce qui est l’antithèse-même du progrès.
     
    Par conséquent, il ne faut pas appeler progrès ces choses qui sont d’abord des transgression morales, qui n’ont qu’un but révolutionnaire, celui d’inverser des valeurs.
    C’est un retournement, mais ce n’est pas du progrès.

    D’autant plus que ces transgressions morales font appel au vice est sont donc addictif.
     
    Prenons quelques exemples polémiques.
    L’avortement. N’est-ce pas faire cesser la marche vers la vie d’un embryon ? C’est donc enrayer un progrès.
    Le divorce. N’est-ce pas enrayer la marche en avant d’un couple ? C’est donc enrayer un progrès...



  • ffi ffi 13 avril 2013 20:19

    Disons qu’il faut distinguer progrès matériel et progrès moral.
     
    Depuis la révolution, certains clans considèrent que, pour le progrès des moeurs, il faut rompre avec le catholicisme.
     
    Puisque depuis ses fondements les moeurs en France sont catholiques, ces clans tendent à penser que transgresser les moeurs catholiques traditionnelles est synonyme de progrès.
     
    C’est la raison pour laquelle :
    - l’égoïsme, la possibilité de ne penser qu’à son seul profit, fut argumenté comme un progrès.
    - le divorce, la possibilité de répudier son conjoint, fut argumenté comme un progrès.
    - l’avortement, la possibilité de tuer un enfant à naître, fut argumenté comme un progrès.
    De même :
    - l’euthanasie, la possibilité de tuer quelqu’un avant sa mort, sera argumenté comme un progrès.
    - la reproduction de masse, la possibilité de concevoir des clones en série sera argumenté comme un progrès (via le mariage pour tous, PMA, GPA)
    - la recherche embryonnaire, la possibilité d’expérimenter sur les êtres humains, sera argumenté comme un progrès.
     
    Ce sont d’abord et surtout des transgressions morales, et je doute que ce soit des progrès moraux au final.



  • ffi ffi 13 avril 2013 19:54

    Étant donné les stéréotypes que tiennent les athées sur la religions, je crains que cela n’ait pas grand chose à voir...
     
    L’homme est un animal et il est donc cyclique (boire, manger, dormir, il a des hobbies, des manies, des habitudes, il récidive ...etc) . Cela se retrouve aussi sur le plan du discours, avec les stéréotypes.
     
    La religion ne fait que reconnaître ce fait cyclique, et les encadre par des règles er des rituels, afin d’éviter que ces cycles ne deviennent destructeurs pour la communauté (tu ne tuera point, tu ne volera point, ...etc).
     
    Le christianisme a fait en sorte que le cycle social soit fondé sur le travail, sauf une journée consacrée à un rite en commun.

    Si le cycle de nos aïeux n’avait pas été réglé sur le travail, il n’y aurait eu aucun progrès ici.



  • ffi ffi 13 avril 2013 19:37

    Pas tant que cela, puisque le mécanisme de « la lutte des classes qui fait l’histoire » est éminemment complémentaire du mécanisme « la lutte des égos qui fait la richesse ».

    Ce sont deux mécaniques manichéennes qui, loin de pousser l’homme à utiliser sa raison morale pour réguler ses fins, le pousse à utiliser sa raison calculatrice pour parvenir à ses fins.

    Autrement dit, elles impliquent une régression de l’humain, par abandon de cette instance intellectuelle qui permet une vie commune..



  • ffi ffi 12 avril 2013 15:59

    Allons enfant de la tantrie,
    le jour de gloire est arrivé.
    Contre nous l’homophobie,
    le chemisier blanc des fémens est enlevé.

    Entendez-vous, dans le marais,
    rugir ces féroces hétéros ?
    ils viennent jusque dans nos bars,
    nous empêcher de sabrer le champagne !
     
    Aux éprouvettes, citoyens !
    formez vos embryons !
    marchandons, marchandons,
    et sperme et ovules,
    nos couveuses abreuverons.
     
    Mouais,
    Quand il s’agit d’imposer un marché de la reproduction artificielle parce que certains ont une telle haine du sexe opposé qu’ils refusent de se mettre en situation d’enfanter...
     
    Mais, en vérité, l’ultra-majorité des homosexuels s’assument tels et se moquent totalement de ce genre de projet de loi. C’est le gouvernement qui instrumentalise les homosexuels pour créer un marché de la reproduction artificielle, qui servira surtout à terme aux grands bourgeois de posséder leurs milliers de mômes... Ce marché de la reproduction artificielle est éthiquement très contestable. Or, ceci, le gouvernement, feint de l’ignorer et fait se diriger les critiques sur les homosexuels...

    C’est donc le gouvernement qui provoque l’homophobie en prenant les homosexuels en otage, pour des fins qui n’ont en définitive rien à voir avec ceux-ci.

    Ils ont fait la même chose avec le racisme : ils l’ont amplifié autant que possible.
    Ils feront de même avec l’homophobie.
     
    Typique du cynisme anglo-saxon : on instrumentalise une faible communauté pour des fins qui visent à servir avant-tout son propre intérêt...

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