Pourtant il me semble bien que la gauche s’est unie au second tour...
Tant que les gens n’auront pas compris que ceux qui pensent vrais, sont ceux qui ont la raison droite, et non la raison gauche, tordue, viciée... Tant que les gens n’auront pas compris que le libéralisme ne se partage pas en tranche, le libéralisme économique d’un coté et le libéralisme moral de l’autre... Tant que les gens n’auront pas compris que le libéralisme, tendance bourgeoise (UMP) ou tendance socialiste (PS), c’est la gauche... De fait, elle s’unit toujours au second tour.
Et bien, nous seront privés des seules mesures logiques pour faire face à la situation : le protectionnisme pour réguler les flux de marchandise, le recouvrement de la souveraineté monétaire pour régler le taux de change de la monnaie.
Je l’ai lu et c’est à cela que j’ai constaté que nous n’avions pas les mêmes options métaphysiques à la base. Personnellement, je me place volontairement dans l’héritage historique de mon pays, le christianisme. Pour moi, l’univers est créé par Dieu, l’univers n’est pas incréé, seul Dieu est incréé. Par conséquent, l’intention première est à chercher en Dieu, mais l’univers n’a pas une intention par lui-même, il est le lieu, tel une société, d’une co-intentionnalité, juxtaposition des intentions de tous les êtres spirituels qui le peuplent, surplombée par l’intention divine.
Mais ce sont des « axiomatiques » préludes à la réflexion, c’est un peu comme les goûts et les couleurs, cela ne se discute pas... « Pour finir, d’accord avec ce que vous écrivez sur le concept de vérité,
sauf que je parles de réalité pour parler des faits, des objets et de
vérité pour les sujets vivants. »
Vous ne pouvez pas interchanger ainsi la notion de réalité et de vérité. La réalité existe indépendamment de tout discours sur elle-même. Mais la vérité n’existe que s’il y a une certaine forme de discours ou au moins de pensée.
Tout dépend à quoi vous appliquez le concept de vérité. Si vous appliquez le concept de vérité à des faits, il s’agit d’un discours conforme aux faits. Si vous appliquez ce concept à une personne, il s’agit de marquer sa sincérité, son honnêteté (la vérité de ses intentions avouées) Si vous l’appliquez à une œuvre, il s’agit d’un accord de cette œuvre avec la réalité, ou éventuellement avec l’idée que je me fais de la réalité.
La vérité se dit d’une expression sur une réalité. Or cette réalité ne dépend pas de l’esprit qui la pense. Donc l’expression vraie ne dépend pas de l’esprit qui la pense.
Conclusion : La vérité est indépendante de l’esprit qui la pense, mais nécessite l’existence d’un esprit pour la penser.
La réalité est indépendante de l’esprit qui la pense, et ne nécessite pas l’existence d’un esprit pour la penser.
Ces deux notions, réalité et vérité, ne sont donc pas interchangeables.
Vous semblez considérer que l’univers est un Être, qu’il aurait des capacités tels que les êtres vivants, comme avoir une intention.
Or, je ne crois pas ceci, si pour moi l’univers existe, il n’est pas un Être en tant que tel, mais il est une ossature inerte qui transporte des Êtres vivants (doués d’intention).
Cet existant n’a pas d’intention par lui-même, il est plutôt l’extension d’une intention existant hors de lui-même, celle de Dieu, dont nous sommes à l’image mise en chair, ce qui vient en effet compliquer le problème puisque Dieu a su créer des formes d’existence dotées d’intentions.
Le concept de vérité peut donc s’appliquer à deux types d’objets : - pour les objets inertes, il s’agit d’un discours conforme aux faits. - pour les sujets vivants, objets par le corps, mais sujet par l’esprit, il s’agit à la fois de tenir un discours conforme aux faits, mais aussi conforme aux intentions.
C’est un peu tout le problème des juges, démontrer les faits d’une part et les motivations d’autre part.
Bref, je ne traiterais pas, personnellement, l’univers entier comme un Être vivant.
J’ai réagi à votre réaction. Mais veuillez noter que j’ai affirmé en préambule de mon premier écrit auquel vous réagissiez : « Je pense qu’il convient d’abord d’expliquer la genèse du concept d’entropie »
L’étude de cette genèse m’a fait me pencher sur le XIXème siècle, puisque c’est à cette époque que fut imaginé ce concept.
Il me semble qu’il est correct de dire que l’entropie prend sa tournure « ordre vs désordre » par les développement de la physique statistique, discipline construite par-dessus le théorie cinétique des gaz. N’êtes-vous pas d’accord avec ceci ?
L’idée, à l’époque, consiste, partant de la pluralité des états de chaque partie d’un corps (état = position de la partie du corps dans l’espace des états, en coordonnées « canoniques » d’impulsion et de position, cf principe de moindre action chez Hamilton), à retrouver l’état macroscopique (en fonction des grandeur macroscopiques : Pression, Température, Entropie,...etc) grâce à des traitements statistiques.
On est donc mené à dénombrer un nombre d’état (Ω) pour chaque partie du corps étudié. Pour un système le plus simple, en équilibre interne et qui n’échange rien avec l’extérieur, Boltzmann définit alors l’entropie comme S = k*ln(Ω), c’est-à-dire une constante (k, constante de Bolzmann) multipliée par le logarithme du nombre d’états accessible à chaque partie du corps. Ceci fut prolongé par Gibbs.
Puis Edwin Thomson Haynes fit, dans les années 1950, une analogie formelle (c’est-à-dire qu’il vit que les formules mathématique étaient identiques d’un certains point de vue), entre l’entropie de Shannon, développée dans le cadre des télécommunications, et l’entropie de Boltzmann/Gibbs.
Mais il s’agit de ne pas se laisser abuser par les analogies de formules, l’analogie de deux concepts n’implique pas nécessairement leur identité. Ce serait un sophisme que de le croire.