Je suis d’un créationnisme catholique, dans la tradition française.
Je n’ai pas personnellement l’ambition de produire une théorie qui explique l’univers du début à la fin : je n’étais pas au début et je ne serais plus à la fin. Toute théorie de la sorte ne serait que spéculation qui resterait sans preuve. Une telle entreprise serait donc vaine.
Je préfère me contenter de considérer l’existant afin de le décrire logiquement. Cela contraint à n’émettre que des hypothèses qui soient vérifiables.
Je pense qu’il y a des alternatives. Je ne sais pourquoi la science c’est mise en mode « dogme », à l’image de ce que fit l’Eglise, en imposant que tout le monde pense pareil, avec une théorie qui doive être tenue pour vrai par tous.
Pour une révélation passée, le dogme peut se comprendre, puisqu’aucune nouvelle observation d’un fait révolu n’est possible, et puisque l’Église s’en dit la gardienne.
Mais pour la science, je ne vois pas l’intérêt d’un dogme. Cela me semble contraire au bon sens. Une obstruction à la recherche.
Actuellement, je pencherais plutôt pour interpréter le spectre selon une résonance optique, produite par le mouvement des dipôles dans la matière, qui se comporteraient donc comme des oscillateurs harmoniques.
Pour un modèle : Voir ici, chapitre 8 (Modèle de l’électron élastiquement lié).
C’est ce qui me semble le plus cohérent, étant donné que les équations de Maxwell modélisent l’éther de manière analogique à un solide élastique. L’onde lumineuse serait donc simplement la propagation d’un mouvement élastique des charges dans la matière, « plutôt » dans le plan perpendiculaire au rayon (enfin..., disons que le champ d’un dipôle est anisotrope). L’Ether, lui, serait l’état selon lequel toute matière est composée de charges élastiquement liées. Si l’élastique du dipôle « casse », l’électron se délie et c’est alors l’effet photoélectrique : l’électron est éjecté avec une énergie cinétique égale à l’énergie du rayonnement moins celle de résonance, il y a ionisation. Si l’élastique du dipôle « ne casse pas », puisque les charges restent liées, les dipôles tendent à vibrer selon leur fréquence de résonance propre, caractéristique de leur élément chimique, d’où le spectre observé.
Personnellement, je me refuse de penser à ce qu’il y avait au début puisque je n’y étais pas.
La seule chance pour que l’humanité le connaisse, ce début, ce serait qu’il y ait une intelligence qui fut au début et qui vienne révéler comment fut le début. Donc le début, je l’appelle Dieu. Le monde actuel, je l’appelle le fruit de son acte créateur, dirigé par son gouvernement.
Je n’éprouve pas ce besoin de fonder une mythologie scientifique. Je n’y étais pas.
Ce qui m’intéresse, c’est de considérer l’existant et d’en comprendre le fonctionnement.