Oui, mais tu n’auras jamais de preuve irréfutable d’une théorie qui concerne l’origine du monde...
C’est vain. C’est de la mythologie. Certes on peut s’y intéresser, mais il faut avoir conscience des limites de ce que l’on pourra savoir.
Maintenant, lorsque je considère que nos normes morales, notre vocabulaire, nos définitions scientifiques, se sont construites par-dessus le paradigme chrétien, je considère qu’il n’est pas urgent de le jeter par dessus bord, surtout pour quelques élucubrations manichéennes qui ne peuvent au mieux qu’accéder au rang de « possibilité » puisque invérifiables, d’autant plus qu’elles ont servi de support au nazisme...
Donc, personnellement, je m’ancre résolument dans la lignée des réflexions françaises, du point de vue de la physique. Je lis les auteurs de la langue que je peux lire : le français. L’histoire a voulu que ces penseurs, à l’origine d’une belle révolution scientifiques et aussi de créations artistiques reconnues dans le monde entier, aient suivi le paradigme chrétien.
Qu’y puis-je ? Je n’ai pas choisi de naître ou je suis né... Donc je me place en continuité.
J’hésitais à écrire Ψ. Mais comme je ne sais pas trop ce que ça représente, j’ai écrit (). Après réflexion, on a hΨ qui est une action, donc ∂(hΨ)/∂x est une quantité de mouvement. Δ(h²Ψ/2m) est une énergie. ∂(hΨ)/∂t est aussi une énergie.
On cherche les valeurs propres de l’action, exprimées en quantité de h.
Mais ce que je trouve ça bizarre : pourquoi l’énergie cinétique s’écrit-elle Δ(h²Ψ/2m) et non pas [∂(hΨ)/∂x]²/2m (= h²/2m*[∂Ψ/∂x]² = p²/2m) ?
Ce serait comme écrire : a = d²x/dt² = (dx/dt)² = v²... La quantique a eu la sale manie de mélanger les calculs sur les opérateurs et sur les grandeurs physiques, toujours selon le but visé. En effet, il faut bien trouver un laplacien (l’opérateur Δ) pour avoir une équation harmonique...
Pour qu’elle soit valide, il faudrait que je prenne un exemple concret, avec un réseau de charges. Par exemple. Une charge négative à l’origine. Des charges négatives à chaque sommet d’un cube, centré sur l’origine. Des charges positives à chaque sommet d’un octaèdre inscrit dans ce cube, donc centré sur l’origine.
Puis il me faudrait faire le bilan de ces 14 forces sur la charge autour de l’origine. Il est aisé de voir que, pour des raisons de symétries, la somme de toutes ces forces s’annule quand la charge testée est exactement à l’origine.
Mais ça devient un peu trop fastidieux pour moi quand je décale la charge de l’origine et que j’essaye de trouver la force qui en résulte : il y a 14 forces à évaluer !
Si quelqu’un a des idées pour réaliser ce calcul, je suis preneur... Ce qui démontrerait mon hypothèse, c’est serait de trouver une force résultante qui repousse la charge vers l’origine, proportionnellement au décalage de l’origine (à défaut la fait tourner autour). Alors nous aurions obtenu un oscillateur harmonique capable d’expliquer le spectre des éléments, ceci de manière simple et visuelle, faisant le lien qui plus est avec la cristallographie et l’élasticité.
Sinon, Mr Dugué, il aime le flou. En général, les métaphysiciens gnostiques adorent la quantique, car elle est suffisamment floue pour laisser libre court à leurs spéculations sans jamais pouvoir être contredit... C’est dommage, vu sa formation, Dugué a l’air vraiment passionné et bien instruit.
En fait, ce n’est pas le débat, et, personnellement, il ne m’intéresse pas.
Il y a besoin de tellement d’hypothèses pour interpréter les indices du passé, lesquelles étant de plus par définition irréfutables, puisque le passé est révolu, que je trouve cela particulièrement vain.
Mais j’avoue qu’il m’étonne pas beaucoup, étant donné le contexte politique, que la science soit mise au service de la construction d’une mythologie visant à réfuter le catholicisme. Je trouve cependant que cela n’a pas une grande utilité d’un point de vue scientifique et que c’est beaucoup d’argent mis en l’air pour peu de résultats concrets (hormis politiquement, bien-sûr...).
Quelles applications du darwinisme ou du Big Bang dans notre vie quotidienne ?
Or, c’est dans le catholicisme que furent conservé les grandes définitions à la base de notre physique, patiemment précisées pendant la période scolastique (notion de lieu, de corps, de matière, de forme, d’onde, de temps, de vitesse, d’essence, de qualité, d’attribut,...etc), puis prolongées au XVIIème siècle.
Par conséquent, l’entreprise, par idéologie, a fait évacuer ces définitions. Donc la science a perdu en précision et en en clarté.
Personnellement, j’ai besoin de connaître les définitions de base. Je dois donc me référer à la littérature catholique pour les connaître.
"Un des traits les plus étonnants des penseurs de notre époque est
qu’ils ne se sentent pas du tout liés par ou du moins ne satisfont que
médiocrement aux règles jusque là en vigueur de la logique, notamment au
devoir de dire toujours précisément avec clarté de quoi l’on parle, en
quel sens on prend tel ou tel mot, puis d’indiquer pour quelles raisons
on affirme telle ou telle chose, etc" Bernard Bolzano.
Le fruit de tout cela, c’est que la clarté fut jetée par la fenêtre : on ne sait plus de quoi l’on parle. Cela peut sembler une révolution. Mais ce n’est que du brouillon.