L’égalité entre les intensités de certains attributs d’une chose est-ce l’identité de ces attributs ?
Si le rayonnement d’une chose n’est pas isotrope, faut-il en déduire que cette chose en viendra à se mouvoir selon la direction où il ne rayonne le moins ? Y-a-t-il un recul pour les lasers ?
Le voyage du « photon », qui n’est jamais une particule mais toujours une onde, n’est pas la ligne droite. La faute à la diffusion lumineuse. S’il en était autrement, en plein jour, il ferait nuit, car toute la lumière serait concentrée dans la direction du soleil.
Le photon, c’est le retour à la conception Newtonienne de la lumière, laquelle a déjà été irréversiblement réfutée au XIXème siècle. Newton interprétait la diffraction comme le fait pour l’écran d’attirer diversement les particules de lumières... Pourquoi donc, au début du XXème siècle, avoir ressuscité une hypothèse pourtant réfutée ? Un siècle de perdu.
Je dirais que la logique, c’est plutôt un truc de robot : c’est automatique (donc modélisable par un langage régulier, voir calcul différentiel et informatique). Le robot n’a ni sensibitilité, ni intuition : Il fait selon la nécessité. En tant qu’automate, il n’a pas d’intelligence humaine : il est inerte, non vivant.
La science physique doit reposer sur trois piliers :
D’abord, en amont, l’intuition, l’imagination, la sensibilité, qui permet au scientifique de proposer une hypothèse sur la manière d’exister d’une chose qu’il voudrait connaître.
Ensuite, au milieu (le moyen), les règles de la logique (dans ce cas la logique physique, c’est-à-dire parmi toutes les logiques, celle qui modélise les nécessités du monde physique), pour en déduire les conséquences observables de l’hypothèse proposée, selon certaines situations.
Enfin, l’expérimentation finale, qui vérifie si les conséquences prévisibles de l’hypothèse sont effectivement observées, auquel cas l’hypothèse est considérée comme crédible.
Modèles : Pascal pour la pression / Lavoisier pour l’eau / Fresnel pour la lumière.
C’est la méthode rationaliste.
Cela dit, on peut aussi progresser à l’inverse, de manière empirique, en commençant par considérer l’expérience finale, puis en tâchant de construire l’hypothèse initiale qui l’explique via le moyen des maths.
Cependant, le problème de pratiquer ainsi est que si les règles logiques usitées sont fausses, c’est que la vision de la manière d’exister de la chose peut devenir aberrante et contraire à l’intuition (la seule vraie forme d’intelligence). De plus, nous ne pourrions jamais en déceler la fausseté, puisque nous sommes déjà partis du bon résultat...
Note : Que la terre ne soit pas au centre de l’univers fut déjà envisagé par Nicole Oresme (évêque de Lisieux), sous l’argument que « il est quand même plus simple pour Dieu de ne faire tourner que la terre plutôt que l’immensité des cieux ».
Nicole Oresme a d’ailleurs découvert beaucoup de choses. Il est un des maillons essentiels, quoique trop peu connu, des progrès scientifiques. Exemples (cf source) :
- Les représentations graphiques des qualités physique, et la démonstration qu’on peut y appliquer les méthodes de la géométrie. - La démonstration du mouvement uniformément accéléré (prémisses de la dérivée/intégration) - les exposants fractionnaires (prémisses de l’exponentielle / logarithme).
Enfin, il faut noter que le géocentrisme est un dogme Aristotélicien (traité du ciel et du monde). L’attachement au géocentrisme est donc plutôt à lier à la fascination qu’a pu exercer Aristote durant une certaine période.
Non « malgré le paradigme chrétien », mais « grâce au paradigme chrétien ». La causalité physique moderne, inscrite dans le temps, mais non plus dans l’essence comme chez les grecs, est proprement chrétienne.
Toutes ces recherches mythologiques, comme celles où se sont perdu les grecs, ça ne sert à rien. Quand tu sais très bien que tu n’auras jamais de réponse, alors il ne sert à rien de chercher.