J’entends bien que vous voulez dire que ces Ténèbres sont un pur nihil
Non. Ténèbres : 1.A. - Absence (quasi) totale de lumière,
naturelle ou artificielle, dans un espace matériellement délimité en
général et évoquant un corps, une matière, un contenu sensible.
J’entends les Ténèbres comme une zone de l’espace sans lumière. Comme la création de l’espace précède la création de lumière, au commencement tout l’espace créé est dans les ténèbres.
Pour ce qui est de la lumière divine en l’esprit, il s’agit de la grâce. Il n’y a pas de prédestination. C’est la parabole du semeur. Il faut que la terre soit bien fertile pour que la graine germe. Il faut que l’esprit soit bien disposé pour que la grâce opère. Potentiellement, par essence, tout esprit est susceptible de recevoir efficacement la grâce.
Mais les aléas de l’existence font que cela n’est pas réalisé pour tous.
C’est un changement de disposition interne qui en éloigne :
Vous serez tout oreilles et ne comprendrez pas, vous regarderez de
tous vos yeux et vous ne verrez pas, car le cœur de ce peuple s’est
épaissi, ilssont devenusdurs d’oreille, ilsont ferméles yeux, de
peur qu’ils ne voient de leurs yeux, n’entendent de leurs oreilles, ne
comprennent avec leur cœur, et qu’ils ne se convertissent.
L’élection n’est pas le résultat d’une essence abstraite prédéfinie, mais le résultat de l’existence concrète quand elle est vertueuse, plus de la miséricorde pour les repentis.
Dieu crée bel et Bien la terre et le ciel, à partir de rien du tout. Ces choses sont créées dans un état d’indifférenciation. Il les organise ensuite, et c’est ce point qui permet l’union avec le noos grec.
Les ténèbres sont les choses créées en absence de lumière. A la surface de la terre, dans l’abîme, ces ténèbres, c’est le ciel sans lumière.
En effet, au départ, toutes choses sont créées par Dieu, mais sans lumière. Toute chose est donc d’abord dans les ténèbres, toute terre est dans un ciel sans lumière. Lorsque la lumière est créée, là ou elle se répand, c’est le jour. Là où elle ne se répand pas, c’est la nuit.
Rien n’indique donc que des ténèbres préexistaient à Dieu dans ce passage de la genèse.
Voir ici. Pêle-mêle : - Calcul différentiel. - Energie cinétique. - la plupart des notations mathématiques actuelles. - la prédiction des microbes. - la déontique. - L’inconscient (par lui relié à l’empirisme ou aux habitudes) ...etc, c’est impossible de tout citer. Mieux vaut le lire.
Extraits de la monadologie : ----------------------------------------------------------------------------------------------- 31. Nos raisonnements sont fondés sur deux grands principes, celui de la contradiction en vertu duquel nous jugeons faux ce qui en enveloppe, et vrai ce qui est opposé ou contradictoire au faux
32. Et celui de la raison suffisante, en vertu duquel nous considérons qu’aucun fait ne saurait se trouver vrai, ou existant, aucune énonciation véritable, sans qu’il y ait une raison suffisante pourquoi il en soit ainsi et non pas autrement. Quoique ces raisons le plus souvent ne puissent point nous être connues
33. Il y a aussi deux sortes de vérités, celles de Raisonnement et celle de Fait. Les vérités de Raisonnement sont nécessaires et leur opposé est impossible, et celles de Fait sont contingentes et leur opposé est possible. Quand une vérité est nécessaire, on en peut trouver la raison par l’analyse, la résolvant en idées et en vérités plus simples, jusqu’à ce qu’on vienne aux primitives
34. C’est ainsi que chez les Mathématiciens, les théorèmes de spéculation et les canons de pratique sont réduits par l’analyse aux Définitions, Axiomes et Demandes.
35. Et il y a enfin des idées simples dont on ne saurait donner la définition ; il y a aussi des Axiomes et Demandes, ou en un mot, des principes primitifs, qui ne sauraient être prouvés et n’en ont point besoin aussi ; et ce sont les Énonciations identiques, dont l’opposé contient une contradiction expresse
36. Mais la raison suffisante se doit trouver aussi dans les vérités contingentes ou de fait, c’est-à-dire, dans la suite des choses répandues par l’univers des créatures ; où la résolution en raisons particulières pourrait aller à un détail sans bornes, à cause de la variété immense des choses de la Nature et de la division des corps à l’infini. Il y a une infinité de figures et de mouvements présents et passés qui entrent dans la cause efficiente de mon écriture présente ; et il y a une infinité de petites inclinations et dispositions de mon âme, présentes et passées, qui entrent dans la cause finale.
37. Et comme tout ce détail n’enveloppe que d’autres contingents antérieurs ou plus détaillés, dont chacun a encore besoin d’une analyse semblable pour en rendre raison, on n’en est pas plus avancé : et il faut que la raison suffisante ou dernière soit hors de la suite ou séries de ce détail des contingences, quelqu’infini qu’il pourrait être.
38. Et c’est ainsi que la dernière raison des choses doit être dans une substance nécessaire, dans laquelle le détail des changements ne soit qu’éminemment, comme dans la source : et c’est ce que nous appelons Dieu
39. Or cette substance étant une raison suffisante de tout ce détail, lequel aussi est lié par tout ; il n’y a qu’un Dieu, et ce Dieu suffit. ---------------------------------------------------------- Génial !