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franco-chinois

Simple homo sapiens en cours d’hominisation ou de co-naitre, sur terre dans ce monde, avec les autres de la même espèce. Neanderthal ou l’homme universel, qui des deux est plus humain ?

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  • franco-chinois 28 septembre 2010 14:32

    Bonjour,

    "Si une telle réforme globale devait être adoptée par l’appareil d’État chinois et par le PCC, cela pourrait signifier une transformation profonde du mécanisme de décisions de la Chine qui s’ouvrirait sur un rôle plus grand de sa population aux affaires de l’État. « 

    C’est une évidence inéluctable. Mais le rôle de la population, à mon avis, se restraindra à celui de la surveillance de l’excice du pouvoir. Localement, les fonctions secondaires (les place vice- ) sont déjà ouverts à la population par concours.

     »Et la question qui m’importe est la suivante : cela voudrait-il dire que le PCC qui sert d’interface entre le peuple et son gouvernement pourrait perdre de son influence ou de ses pouvoirs qui sont particulièrement importants. « 

    Le PCC, n’est pas un parti au sens classique que nous avons habitude d’entendre en occident. Il comprend dans son sein, aussi bien des maoistes que des patrons libéraux. La vie dans ce parti, est démocratique depuis un peu plus d’1 an : tout se passe par le vote et la parole dans son sein est libre.

    La Chine jusqu’en 1976, n’a connu que le pouvoir absolu et à vie. La doctrine politique confuséenne (avant 1949) - vertu de l’homme politique, respect des rituels (l’ordre - lois et rites), pouvoir au dessous de la loi -, avait joué un rôle fondamental dans la justification et l’organisation de l’état.

    La révolution chinoise, menée par Sun Yat Sien ou par Mao, luttaient contre cette doctrine, bien trop ancrée dans la tête des gens. A la place de cette doctrine, Mao a introduit un autre absolutisme révolutionnaire, en grande partie, emprunté à la philosophie messianique de l’occident.

    Deng Xiaoping, en abolissant le pouvoir à vie - l’introduction de deux mandats -, a bien plus modifié la pensée. C’est le point le plus important jusqu’à présent, dans toute l’histoire chinoise. En même, temps, il a introduit dans la tête des gens, la notion de l’état de droits - en opposition à »pouvoir au dessus de la loi« et, l’abondon de l’idéologie absolutiste - remplacement par la théorie du chat, le pragmatisme.

    Jiang Zheming a permis une plus grande représentativité du PCC en admettant dans son sein, les patrons libéraux. Ce point, philosophiquement, peut-être interprété comme l’introduction du »dynamique de contradictoires« - philosophie chinoise par essence. La dialectique chinoise n’exclue pas, elle vit avec contradiction, très similaire à celle d’Héraclite.

    Hu jintao a introduit la notion de »développement scientifique« et »l’harmonie« . Cela signifie très concrétement : démocratisation de la vie politique mais dans l’ordre. Toujoirs dans la ligné du »dynamique de contradictoires« . Il traduit aussi une lutte entre une démocratisation à l’occidentale (multipartisme) et »un modèle de société socialiste à la chinoise" (?, j’avoue que c’est très flou et mal défini).

    Les récentes déclarations de Wen Jiaobao à Shen Zhen et puis après, celle de Hu jintao, refletent sans doute cette lutte au sein du PCC.

    Ainsi, la réforme politique se fait, à petit pas. Jusqu’à où ? Personne ne sait. Multipartisme comme la démocratie occidentale ou une gouvernance de type manageriale ? Je craint bien que non, car dans ce cas, si la Chine n’éclate pas, on aura un USA-Bis ce qui n’est pas non plus souhaitable .

    Le modèle chinois s’appuyera toujours sur un Ordre - stabilité et l’unité du pays pour le moment - incarné en corps par le PCC. La ligne directrice, est inscrite dans la Constitution : construire un etat moderne socialiste sous le guide du PCC. Plus exactement, un état moderne avec l’économie à dominance publique.

    Pour le moment, ce qui se déssine, c’est un état avec un seul parti mais démocratique dans son sein. La population, votent de manière très locale (petit élécteurs déleguant successivement le pouvoir politique aux grands électeurs ?). Leur rôle essentiel est la surveillance de l’exercie du pouvoir  : déjà en parti vrai avec le net mais tout le monde attend la loi et les decrets sur la Presse, en discussion depuis plus de 10 ans.

    Liang

    PS : quand on analyse la politique en Chine, la dialectique dichotomique ne marche pas. Il faut faire appel plutôt à celle de Hegel ou de Leibniz, qui sont bien plus proche de la pensée chinoise - traduit parfaitement par l’esprit du jeu de Go.



  • franco-chinois 28 septembre 2010 00:25

    Bonsoir Pierre,

    Voue n’êtes pas trompé sur mon origine. Je suis d’origine chinoise mais vivant sur le sol français depuis 30 ans avec une famille issu de mixage. Mais je ne prétend nullement connaitre la Chine « à fond ». Ce qui me fascine, ce sont les points communs de deux civilisations ainsi que les différences qui permettent de s’enrichir, de dépasser les confrontations.

    Au sujet de Platon ou de Lao Tseu, il est regrettable que, aussi bien en Chine que dans les pays développés, les jeunes générations ne s’y intéressent. Fruit pourri du consumérisme égoïste. Si l’on oublie le chemin parcouru, il est difficile de voir claire le présent. 

    L’exemple de deux Chartes au Canada, fédérales et provinciales, est extrêmement intéressant. Elles permettent de nuancer les interprétations (du droit formel) pour une meilleure concrétisation – des lois applicables, au lieu de mélanger l’uniformisation ou l’identification forcée avec l’universalisme (quoique, ce dernier, est aussi sujet à précaution car trop souvent d’interprétation ethnocentrique). La Chine pourra sans aucun doute s’y inspirer.

    D’ailleurs, des milliers d’étudiants chinois dans les universités des pays développés, sont là pour étudier tout ce qui se font de mieux ailleurs. Tout ou tard, l’élévation du niveau d’éducation fera sont effet. Par ailleurs, des échanges dans tous les domaines avec la Chine, si nombreux de nos jours, joueront aussi un rôle positif pour améliorer les conditions humaines ou les droits de la Personne comme vous l’appelez. Pas uniquement en Chine, je l’espère.

    Mais de « l’autre côté », que savons nous du système de valeurs en Chine ou comment est il construit et se modifie ? Comment cette vielle civilisation a retrouvé cet élan sans précédant ? Ce sont des vrais questions. Or ce qui est à la mode, c’est de coller sur le dos de la Chine toutes les casseroles, notamment sur les sujets dits sensibles.

    Le sujet sur lequel vous avancez, vous conviendrez que c’est très délicat. Car trop souvent manipulés par des groupes d’influences composés d’ilotes des temps modernes, et par des politiciens en posture du juge avec en main, plusieurs poids et plusieurs mesures. Entre temps, les droits humains, se trouvent reculés, même sur le sol dit de « sa patrie ».

    C’est sans doute pour cette raison que Alain, mon ami Gascon, à qui les mono neurones du net lui ont déjà collé tous les noms, s’est trouvé irrité.

    Par ailleurs, je vous approuve pleinement quant à la citation d’Hannah Arendt

    Salutations.



  • franco-chinois 27 septembre 2010 17:30

    Bonjour Pierre,

    Vous avez parfaitement raison : les événements sont désormais internationaux. Toute analyse bien appuyée sur des faits permet de mieux comprendre les phénomènes. Ce que je constate dans ce monde, c’est la logique de lutte et non la logique d’entente, qui prime et qui empêche le dialogue en levant des voiles. 

    Il est un fait de constater que dans les manuels scolaires français, on étudie l’arrière chambre d’un sarcophage égyptien, mais on ignore qui est Lao Tseu ou Zhuang Tseu. La tache d’analyse sur la Chine est donc difficile. Il suffit d’ailleurs de constater que même les sinologues s’engueulent entre eux.

    L’opinion publique est « imprévisible et incontrôlable », j’ajouterai qu’elle est volatile et indéfinissable. On entend un brouhaha. Les essaies de le canaliser ou de le formuler clairement se traduisent jusqu’à présent, à écrire l’histoire des humains avec son propre sang.

    En absence de juridiction ou jurisprudence universelle, les droits de l’homme ne sont qu’un droit formel, un vœux. Et sans jurisprudence, foutaise (formule selon Deleuze). De plus, la notion de souveraineté, est en conflit avec la notion de l’universalité (A. Arendt).

    Aussi bien les chinois que les européens, tant que c’est la logique de « qui en a une plus grosse » qui prime, parler des droits de l’homme sur la scène internationale, c’est une hypocrisie.

    Sauf, si l’on essaie réellement de dialoguer et de cooperer pour une jurisprudence internationale ou améliorer chacun chez soi, les conditions humaines.

    Quant aux récents conflits territoriaux entre la Chine et le japon, il est intéressant de voir les réactions des gens de Hongkong et de Taiwan.

    Amclmt,

    Liang



  • franco-chinois 27 septembre 2010 15:31

    Eratum :

    Étant donné que les médias en occident - qui perdent d’ailleurs de crédibilité à cause de la main mise des multi-nationaux ou de la « main invisible » mais sangsue -, ne reflètent à longueur de la journée, que les côté négatifs de la Chine, ainsi, l’information sur la Chine est bien trop partielles et partiales.



  • franco-chinois 27 septembre 2010 15:20

    Bonjour Pierre,

    "la croissance économique devait s’accompagner d’une réforme du système politique du pays qui doit impérativement résoudre ses problèmes de « concentration excessive du pouvoir » et « créer de nouvelles conditions qui permettent au peuple de critiquer et de superviser le gouvernement » afin d’aller vers plus « d’équité et de justice. « 

    C’est le défi que doit réaliser la Chine, bien des chinois en sont conscients.

    La question est comment faire - sans sacrifier la stabilité et l’unité du pays. Les discussions ou plutôt luttes, font rage au sein du parti dirigeant et au sein des think tanks. Mais, personne n’a la recette. D’ailleurs, comme disait Chomsky en Chine, il est dans l’intérêt de personne que la Chine devienne un USA-bis.

    Les critiques, notamment ceux des français, sont d’ailleurs bienvenus, comment disait le président du parlement chinois il y a quelques mois.

    Or une critique pertinente, ne peut pas être séparée d’une bonne connaissance de la civilisation. Et le problème est que des Mateo Ricci, se comptent sur les doigts d’une seule main. Ce qui n’est pas un hasard puisque au moment où la philosophie devenait une discipline académique en Europe, la sagesse chinoise était reléguée par ces mêmes scolastiques, comme étant une sous-philosophie. Cette situation dure plus ou moins jusqu’à maintenant. C’est ainsi que les critiques venus de l’occident (lieu géographique) - basés sur des catégories occidentales et des logiques dialectiques, dichotomiques -, sont souvent ethnocentriques et à côté de la plaque. Pire, elles sont souvent perçues en Chine comme condescendants et humiliants.

    Qui plus est, les relations entre les pays sont essentiellement basées sur le commerce, sur le rapport de force. Même des critiques utiles, sont souvent manipulés au profit de ceux qui ont la foi en »la main invisible régulant automatiquement le marché« . Et le marché chinois n’est pas aussi ouvert, n’est pas aussi libre comme on l’entend en Europe ou aux USA - ceux qui pourrait expliquer sa relative stabilité par rapport aux crises économiques du système international. Et cette situation irrite beaucoup les dents longs.

    Étant donné que les médias en occident - qui perdent d’ailleurs de crédibilité à cause de la main mise des multi-nationaux ou de la »main invisible « mais sangsue -, ne reflètent à longueur de la journée, que les côté négatifs de la Chine.

    A cela il faut ajouter le concours en duo de cette »gauche" europeenne - trop embourgeoisée, manque d’idées et incapable de renouveler ou d’innover dans la pensée depuis les années 70. Pour exister, il ne reste plus qu’a ces bien-pensants, de cantonner dans des critiques pour critique et la défenses de manière stérile des causes des veufs et d’orphelins lointains.

    Cette difficulté de dialogue peut se remédier si l’on se donne les réels moyens pour se comprendre. Mais combien en sont-ils conscients, vu la logique très ancrée en Europe et en Amérique du nord, de l’identification au Même ?
     

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