Concernant le coût du démantèlement, ce n’est pas tout à fait exact : à la construction, pour un franc assigné à la construction, on a provisionné un franc au démantèlement.
Mais les entreprises publiques, vous savez ce que c’est, ça va ça vient... Au début c’est public, puis c’est vendu à une entreprise majoritairement publique mais pas tout à fait, qui a sa comptabilité propre.. ; On réévalue les provisions, on trifouille... On a fait comme ça aussi au moment de créer Eurostar. Bref, c’est au moment du transfert financier que la spoliation a lieu. Et que les sommes provisionnées à l’origine par le contribuable français tombent entre les mains d’actionnaires. Au final, vous avez raison, le démantèlement n’est plus provisionné. Mais nos parents avaient bel et bien payé pour cela.
Vers 2001, d’après un témoignage direct, il était tout à fait possible à un gosse d’aller jouer au milieu du béton. La protection du site semble avoir de grosses lacunes dont l’analyse ferait un beau complément à cet article,
@ l’auteur et aux spécialistes économiques de l’UPR
Les analyses justes se succèdent et les prédictions deviennent réalité avant que l’encre ne sèche, ces temps-ci. Mais il faut encore des propositions opérationnelles.
Imaginons que la monnaie soit un crâne, et l’activité économique, le cerveau. Un kyste appuie sur le cerveau : c’est la dette. N’importe quel médecin préconiserait de retirer le kyste (par exemple John Maynard Keynes, examinant l’Allemagne en 1923). Au lieu de cela, on a deux fous furieux (ou traîtres). Hollande veut élargir et déformer le crâne pour laisser plus de place au kyste ; Merkel veut enlever des gros bouts de cerveau pour faire ... plus de place au kyste.
Comment retirer le kyste, alors ? Si l’on en croit nos médias, c’est impossible. Et pourtant !
Pourriez-vous examiner attentivement ce que nous dit Vincent Bénard , de l’institut Turgot (orientation paléo-libérale avec pas mal d’auteurs anti-lobby et anti-renflouements) sur une expérience ayant eu lieu en Serbie et en Croatie vers 2003 (c’est-à-dire eu Europe) et qui concerne plusieurs des plus grandes banques de la région, alors dans une situation comparable à celle de Bankia et Société Générale aujourd’hui ?
Dans quelle mesure en particulier la méthode Dinkic pourrait-elle être une alternative viable, raisonnable et efficace au problème de solvabilité des banques, avec un minimum de pertes, sans bankrun, et surtout sans entraîner de nouvelles dettes pour les peuples ?
Plus les autres pays de la eone euro ont du mal à se financer, et plus les taux des pays qui sont du bon côté de la ligne rouge baissent. La France est perçue par les spéculateurs comme étant du bon côté de la ligne. C’est dire s’ils sont déconnectés du monde réel.
Il y a donc un intérêt objectif pour le gouvernement français à ce que l’Espagne et l’Italie s’enfoncent encore un petit peu plus. Je ne prétends pas le moins du monde qu’il y ait des intentions gouvernementales en ce sens. Plus simplement, la construction européenne révèle encore un peu plus sa vraie nature..
De nombreux reculs sociaux sont en cours de réalisation ; on a commencé le détricotage de la médecine du travail au 1er juillet (entrée en vigueur du décrêt du 30/1/2012, tue dans tous les journaux) et déjà la vague suivante est en route. Par exemple, le 2 juin est paru un décrêt qui annihile la catégorisation de certains métiers comme pénibles via les conventions collectives (résultat, si une convention collective a décrit un métier comme pénible, cela prend officiellemnt fin au 31/12/2012). Et maintenant, cet usage fourbe et biaisé de la laïcité...
Ceci dit, cela n’est pas neuf. On est tout à fait dans la lignée historique du mouvement des Lumières. A l’époque, le passage à la semaine de 10 jours était avant tout un moyen pour augmenter le nombre de jours travaillés, et réduire le nombre de jours d’oisiveté des travailleurs... Le prétexte, c’était que dès qu’ils avaient un peu de loisirs, ils le passaient à se saoûler (c’était du moins la pensée de Voltaire). Et l’excuse philosophique, c’était déjà la laïcité - la semaine de 7 jours étant un calibre religieux.
Je vous propose de regarder attentivement les amacca qui se sont mises en place depuis 2009, et qui démontrent que la défiscalisation et le mécénat privé ne sont pas forcément les horreurs centralisatrices et conformistes que vous décrivez.
Ces expériences pionnières sur le modèle des AMAP agricoles sont probablement la meilleure tentative de ces dernières années pour que les publics se réapproprient une démocratie culturelle.
Ce type de micro-mécénat peut avoir du succès justement grâce à cette loi de défiscalisation ; à mon sens il faut le comprendre différemment : il s’agit de choisir, pour une petite partie de son impôt, à quoi il va servir et cela relève d’une citoyenneté accrue.
Je ne nie pas les dérives que vous soulevez ; mais j’attire votre attention pour que vous ne noyiez pas le bébé avec l’eau du bain !