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Fred59

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  • Premier article le 12/05/2012
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Derniers commentaires



  • Fred59 2 juillet 2012 15:13

    Au premier tour de la primaire PS, il n’y avait qu’à voir la surprise créée par le courant de Montebourg... C’est bien cela que les électeurs ont recherché.
    Plus à gauche, il y a Nikonoff... il y a Chevènement, Dupont-Aignan, et même au FN il ne faut pas sous-estimer Florian Philippot , donc les oeillères s’écartent bien à gauche comme à droite.

    Il y a des questions de degrés, entre ceux qui croient pouvoir marier la carpe et le lapin (ou la Rose et le Réséda), et la radicalité d’Asselineau. Il y a aussi des différences de nature, entre ceux qui critiquent le système pour tenter de le sauver (Cotta alias la Trilatérale, Todd, Généreux...) et les très rares qui veulent le quitter. Pour l’instant le centre électoral bascule doucement vers une position de plus en plus critique (mais restant encore à l’intérieur) du système. Le verrouillage médiatique et celui du système électoral maintiennent artificiellement les gens dans l’absence de confrontation réelle des idées et des choix politiques. Asselineau fait indéniablement partie de ceux qui peuvent forcer la remise en cause de la pensée unique euratlantique béate et mal assumée.

    Entre-temps, il serait temps qu’un Elie Cohen, Jean-hervé Lorenzi ou pourquoi pas Jean-Claude Trichet se confrontent à lui à la loyale, en débat, car ils auraient enfin l’obligation absolue d’élever leur niveau ! On peut remercier Marc D’Héré d’avoir eu ce courage, même si je l’ai trouvé très en-dessous pour la faible qualité de son argumentaire.

    J’aurais rêvé de voir Ferrand de Terra Nova se faire ratatiner une par une toutes ses positions dans le cadre d’un débat avec Lordon, Asselineau, Ariès et Sapir... Dommage, il est décédé avant qu’on mette en évidence sa supercherie...



  • Fred59 1er juillet 2012 11:42

    ... Du fait de votre message, je ne suis pas sûr d’avoir été assez clair (je n’aurais peut-être pas dû utiliser l’ironie...)

    Non seulement Fillon c’est 5 ans de casse sociale, mais en plus j’explique en quoi c’est huit, et pas cinq, années de destruction sociale volontaire et qui s’inscrit dans un plan en plusieurs étapes successives ; et qu’en plus, ce plan n’a même pas été imaginé mais simplement poursuivi et approfondi jusqu’à la nausée par Fillon, après avoir été initié sous un gouvernement dit ’rose’



  • Fred59 1er juillet 2012 00:53

    « brut patronal » = vous voulez dire masse salariale (appelé aussi coût employeur)
    Si vous enlevez la réduction Fillon, le brut ne bouge pas et seule la part patronale qui augmente (potentiellement jusqu’à 300€).

    Les sommes cotisées par le salarié au titre de l’allocation chômage, de la retraite etc... ne changent pas.



  • Fred59 1er juillet 2012 00:46

    Pour un peu plus de clarté sur l’énormité du dispositif :

    Grâce à la réduction Fillon, sur chaque euro de salaire net, l’empoyeur économise 32 centimes par rapport à ce qu’il devrait débourser s’il versait des salaires corrects (1,6 fois le smic et plus )

    L’idée générale, c’était que les sommes dégagées, étant considérables, permettraient aux employeurs d’embaucher massivement et de permettre le retour au plein emploi.

    Comme chacun sait, ce dispositif introduit en 2003 fut un plein succès ; pour avoir éradiqué spectaculairement le fléau du chômage, l’homme fut nommé premier ministre en 2007. Encore aujourd’hui, sa côte de popularité flirte avec les 50%...

    En même temps c’est cohérent : après avoir mis en place une forte incitation à payer des salaires de merde en 2003, en pleine période d’inflation masquée, on a créé une forte incitation à faire plus d’heures puisque les smicards ne gagnaient pas assez pour vivre : magique ! C’est le travailler plus pour gagner plus...

    C’est beau le gaullisme social !

    Historiquement parlant, c’est aussi le premier élément de la fiche de paye que vous ne pouvez pas obtenir en 1 opération avec une calculette de base : d’une part, parce que c’est une équation à deux inconnues ; et d’autre part parce qu’il se régularise avec les précédentes payes de l’année. C’est à partir de la réduction Fillon qu’il est devenu quasi-impossible de rédiger ses payes sur un facturier à la main.

    Pour moi, ça a à voir avec la notion de transparence...

    Maintenant, pour être juste envers ce monsieur, et malgré que cela ne retire rien à la contre-productivité et aux effets pervers du dispositif, cela existait avant, sous Jospin, avec un autre nom. C’était la « réduction bas salaires ».



  • Fred59 19 juin 2012 09:55

    Votre article met en lumière une série d’orientations souhaitables, non croissanssistes mais porteuses d’équilibre. En revanche, sur la faisabilité avec nos institutions, vous vous leurrez :

    * Dénoncer les accords de l’OMC qui mettent la marchandise au dessus de l’être humain« 
    => Art. 49 et 63 du TFUE, qui posent la liberté complète de circulation des capitaux en objectif ultra-prioritaire de l’Union et organisent les délocalisations. » Ceci veut dire qu’un préalable à toute action est l’abrogation du TFUE.

    En revanche, une piste a été négligée jusqu’ici. Chaque fois que les autorités d’un pays ou d’une zone ont voulu rassurer les marchés, cela a eu un effet contraire immédiat. La moindre baisse de droits sociaux (à la Merkel), de hausse de taxes (à la Sarkozy), d’emprunt nouveau (à la Hollande) etc... et c’est tout de suite la curée. Les « observateurs » prétendent qu’on ne rassure pas assez les marchés, mais le métier des opérateurs est-il d’avoir peur ou de flairer des opportunités ? Rassure-t’on un prédateur en lui montrant qu’on a le dessous ? C’est seulement lorsque les spéculateurs ont dû encaisser des pertes qu’on a eu quelques semaines de paix (il y a eu aussi le LTRO, qui n’a fait qu’augmenter la bulle de dettes en circulation en échange d’un bol d’air)

    Puisque les remèdes sont pires que le mal, essayons de ne rien faire. Strictement rien. Il existe des méthodes éprouvées pour gérer les faillites de banque ; on tait ces méthodes habituellement parce que si les gens savaient que c’est possible, ils refuseraient d’en prendre pour 20 ans de misère.

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