F.Hollande a annoncé à Camp David que la France enverrait des instructeurs et contribuerait financièrement à l’effort de guerre.
Sarkozy a tenté de devenir le premier parmi les vassaux, servile d’entre les serviles ; Hollande, lui, cherche des marges de manoeuvre et à assouplir légèrement les liens de subordination, récupérant une très relative liberté de parole et de positionnement qui est en quelque sorte la French Touch post-de Gaulle... Quelques centimètres de laisse en plus...
Bonjour, pouvez-vous nous expliquer très exactement ce que vous mettez à l’intérieur du mot-valise « égoïsmes nationaux »
Je voudrais savoir si pour vous, le smic, ou le fait d’avoir 2,1 enfant par femme alors que les allemands se contentent vertueusement de 1,3, sont des éléments que vous qualifiez d’égoïsme nationaux ou pas.
Comme Todd l’a démontré, il est illusoire par exemple d’adopter une fiscalité commune alors que les démographies sont différentes : vous comprendrez l’intérêt de déterminer précisément là où s’arrête l’égoïsme national et là où commence l’intérêt réel et inaliénable d’une nation.
Deux autres inconvénients des QE, LTRO, bref de la grande famille de la planche à billets via le système spéculatif, méritent d’être développés.
1/ Les acheteurs de titres de dettes attendront un taux de retour sur gages supérieur à la richesse supplémentaire que le pays pourra générer. Mais s’il fallait attendre un rendement raisonnable (entre 0,25 et 1 %) les titres ne seraient pas attractifs et donc les emprunts ne trouveraient pas preneurs. C’est pourtant la fourchette de taux pour un prêt à un Etat que recommande Antal Fekete
2/ Les acheteurs de titres de dettes se détournent des entreprises et utilisent leurs réserves pour autre chose que bâtir des usines, grâce à ce système de financement non direct des Etats. Si la fonction de la banque centrale était (de nouveau) de réguler la monnaie en circuit direct, alors les spéculateurs seraient privés de cibles. Ils devraient bien trouver des débouchés plus tangibles et plus concrets. Ils pourraient à nouveau mériter la qualification d’investisseurs par l’action boursière (Je réserve le mot « investisseur » à celui dont l’avoir se retrouvera en classe 2 d’un plan comptable)
Mais il faut aussi que les investisseurs réapprennent le temps long (interdiction de revente d’une action à moins de X jours/mois), et réapprennent ce qu’est une espérance de gain raisonnable. Quand, il y a quelques années, on se plaignait des exigences de rendement à 15% sur les entreprises et des ravages que cela causait, au lieu de résoudre le problème en cassant directement de telles possibilités de rendement, on l’a déplacé en autorisant ces mêmes fous furieux à reporter leurs espérances sur les Etats. Après Fekete, c’est du côté de Lordon qu’on peut trouver ce genre de constats.
Vu que j’en ai croisé, je peux éclairer quelques moteurs :
- Le manque de confiance en soi, qui pousse à dévaloriser son travail - Le fait de se dire « je fais ça pour l’activité, pas pour le pognon » - Le « Je fais ça pour acquérir de l’expérience » (dans l’infographie, le webdesign etc...) - Le rapport de forces - Le devis qu’on estime mal et on se sent tenu de tenir ses engagements... - Le « je te paye un acompte » et après, pour le solde, plus rien...
D’une manière générale, on sous-estime la fragilité des auto-entrepreneurs face aux mauvais payeurs. Les cabinets de recouvrement, c’est cher et peu utilisable en-dessous de certains seuils.
Bonjour, la question est : préférez-vous un million d’auto-entrepreneurs à un million de personnes au RSA.
Avez-vous un travail ? Vos droits de chômage, de santé, de retraite coûtent cher ? Un million de concurrents qui coûtent moitié moins que vous, vous aimerez toujours ?