Merci bien pour toutes ces informations. Voila qui confirme en effet vos dires : l’apprentissage de l’espéranto permet de mieux apprendre les langues étrangères.
Reste plus qu’à l’instaurer, ce qui ne sera pas chose aisée, je vous le garantie.
Juste quelque chose que j’ai mal compris : y a-t-il eu des groupes témoins qui ont d’abord apprit l’anglais avant d’apprendre ensuite l’allemand et inversement ? Il serait intéréssant de savoir dans quel mesure l’adage selon lequel l’apprentissage d’une langue permet d’en apprendre rapidemment une seconde se vérifie, je pense.
Je veux bien vous croire, mais si vous me mettiez un lien direct vers les expériences en question ? Parce que déjà, des sites de Claude Piron, a priori, il y en a deux, et je n’ai réussi à trouver le compte-rendu des expériences sur aucun des deux (je n’ai pas cherché longtemps, soit).
A partir de là, je pourrai vous faire une réponse rendant compte de l’avantage de l’espéranto. Pour moi, quand on m’assure qu’une chose a été démontrée et que la source n’est pas citée (ici, vous avez cité Claude Piron, homme dont j’ignorais jusqu’à présent l’existence, en hommetant de signaler un lien vers l’expérience ou les expériences en question, ce qui n’est pas très utile pour moi), j’ai une certaine tendance à ignorer superbement mon locuteur (c’est par ailleurs ce pourquoi je ne prête qu’une attention marginale aux propos de M. Masson lorsqu’il prétend que « tout a déjà été démontré dix mille fois » et ce genre de choses). Un simple lien arrangerait toute l’affaire.
Je crois bien que Fanfan la Tulipe a fait le compte de tous les reproches que l’on pouvait faire à cette frange marginale (du moins, je l’espère) et fétichiste du monde espérantophone que sont les espérantistes.
« Concernant la Bretagne : dans la situation purement hypothétique que sa langue est reconnue comme mondiale et obligatoire pour tous, oui, elle recevra un tel afflux de moyens financiers que deviendra un pays le plus riche au mondesmiley Avec les Bretons aux postes clés, réservés aux natifs, ils seront une élite du monde. Seulement ce sont les gros muscles qui imposent la langue, pas inversement. »
Donc là, vous nous faites une brillante déduction divinatoire qui s’achève par : « ce sont les gros muscles qui imposent la langue, pas inversement ». Ce « inversement », ce ne peut être que : « la langue qui impose les gros muscles ».
Donc en clair, vous êtes d’accord avec moi : ce n’est qu’une fois qu’une nation est puissante qu’elle impose sa langue, car le fait d’avoir pour langue native la langue internationale n’impose pas « les gros muscles ». On peut faire du népalais la langue internationale, ça ne va rien changer au fait que le Népal est en guerre civile, que ses ressources naturelles (déjà peu importantes) sont en train d’être gâchées par la politique de la terre brûlée ni que sa population fuit à tire-larigot une terre ingrate ravagée par la guerre. On peut faire du breton la langue internationale, ça ne changera rien au fait que la Bretagne possède des ressources somme toute très modestes, ainsi qu’une population très réduite. Le statut de langue internationale pour une langue nationale ne fait qu’accroître une puissance déjà existante auparavant, elle ne la crée pas à partir de presque rien. Si les Etats-Unis n’avaient pas été la première puissance mondiale en 1950, l’adoption de l’anglais comme langue internationale aurait été mise à mal (le Royaume-Uni était dans une situation plus précaire que la France, à cette époque).
« Là, j’avoue ne pas avoir compris... Le »recours" que vous mentionner, c’est quoi, au juste ? De pouvoir enseigner plusieurs langues ? De mettre l’espéranto comme langue prioritaire ? Autre chose ? Sincèrement, je n’ai pas compris.
Et je ne vois pas non plus en quoi cela constitue une réponse à mon propos. Prière d’éclairer ma lanterne à ce propos."