Sympas ces articles sur l’histoire de l’informatique, même si elle est encore bien plus complexe que cela.
J’adore cette période pré souris et pré machins multimédias made in Taïwan d’aujourd’hui sans âmes.
J’avais vraiment plaisir à programmer sur les Commodore CBM, IBM PS1 et PS2, Sharp PC1600, et autres Z80, 4004, 8088, etc.
Compiler un programme d’astronomie de plusieurs fichiers de codes sources de 64 ko d’une disquette source A : sur une autre disquette de l’exécutable B : sur un 8086 sans co processeur mathématique, regarder le nombre de lignes de commandes défiler et attendre avec angoisse pendant plusieurs minutes le « Compilation OK ».
Sur des machines aux claviers mécaniques en métal lourds mais tellement agréables, avec les odeurs de circuits électriques poussiéreux chauds.
Et regarder fasciné les simulations gravitationnelles se faire, très, mais très lentement, pixel par pixel. Une trajectoire de vaisseau Apollo se calculer et s’afficher en 24 heures alors qu’aujourd’hui en un clic de souris c’est fait.
Recevoir par emulateur du Minitel sur un IBM PS1 sur le 3615 Ciel et espace ou quelque chose comme ça, les premières photos gif 16 couleurs de Neptune prises par la sonde Voyager, qui s’affichent lentement, pixel par pixel, envoyées directement par le JPL quelques heures après que la sonde les aient envoyées. Grand moment magique.
On ne connait plus ça aujourd’hui où plus personne ne s’étonne de recevoir en un clic une photo des geysers d’Encelade en 16 millions de couleurs.
On s’amusaient à écrire en assembleur des petits gadgets comme des Shell avec gestionnaires de fichiers et utilitaires de disques pratiques, des émulateurs de mémoire étendue, des curseurs animés, des gestionnaires de souris, des bruitages marants, etc, dont on s’envoyaient les listings et les disquettes par la poste.
Un arrêt de travail pour poursuivre leur travail à domicile.
Et pourquoi pas.
Il faudra bien que les mentalités changent.
Avec la prédiction d’épidémie de grippe A en automne cela va devenir une précaution induspensable due au niveau d’alerte, travailler chez soi si possible nous dit on pour le niveau d’alerte qui va nous être infligé ; qui devra passer par une révolution culturelle.
Quand on est gravement malade, après un infarctus important par exemple, ou hémiplégique entre autre, il est salutaire moralement de pouvoir reprendre d’abord en mi temps thérapeutique en télétravail à domicile, pour se remettre dans le bain et surtout pour se remonter le moral.
Rien de pire quand on est gravement malade de s’encrouter à la maison. Beaucoup en font l’expérience. Plus on reste inactif après une grave maladie, plus difficile et pénible est la reprise, donc plus couteuse pour la société.
Et soyons réaliste, quand on est au bureau quelle est l’importance réelle du travail qui demande une présence physique dans le service ?
Certaines journées, voire semaines peuvent être intégralement réalisées à la maison, par mail, échange de documents, téléphone, voir vidéo conférence par webcam.
Cela désengorgeraient tellement les transports, donc tellement moins de pollution.
Mais c’est encore difficile à faire entrer dans l’esprit de certains qui me répondent « esclavage à domicile » sans y voir le réel progrès de diminution de stress, de fatigue.
Moi même, les 3/4 de mon travail d’aujourd’hui, j’aurai parfaitement pu le faire à mon domicile. Il est tellement facile de s’organiser pour qu’une journée soit réservée au tâches réalisables électroniquement, et une journées au bureau où la présence est indispensable.
Quant à comptabiliser le nombre d’heure, un peu de comportement adulte et responsable et cela ne pose pas tant de problème que cela.