"Quand un élève achète un cours particulier, par exemple, il se laisse embobiner par un professeur qui va le mener par le bout du nez et ce, parce qu’il n’aura pas le réflexe d’exiger ce dont il a besoin.
Si, par exemple, vous achetez un cours particulier de latin :
- 1) exiger que la relation de maître à élève soit abolie.
- 2) À aucun moment le professeur n’est habilité à poser une question, seul l’élève a ce droit, et c’est logique puisque c’est lui qui paie.
- 3) le professeur lit la phrase, la traduit et la commente au plan grammatical
- 4) et il parle ainsi pendant toute la durée du cours pendant que l’élève, à son choix, prend ou non des notes en l’écoutant."
Comment peut on poser des questions dont on ignore l’existence du sujet ?
Je retrouve là le travers de nos profs. Ils attendaient que l’on pose des questions, mais des questions sur quoi ? Sur quelque chose dont on ignore même l’existence.
Dire que l’élève doit poser des questions sur ce qu’il a besoin est aberrant. Il doit donc poser des questions sur un domaine dont il ignore tout, comme ça, par divination suprème. Mais s’il connait le sujet, alors pas besoin de prof.
Il est certain qu’avec des profs d’anglais qui rendaient les cours aussi assomants que des boites de somnifères et qui nous passaient des disques des comiques Beatles pour essayer de nous interresser, on en retire juste quelques phrases dont on comprend à peine le sens, vite oubliées quelques années après.
Et quand on met dans un cv « anglais scolaire », les employeurs de rigoler bien évidemment.
Quant à l’allemand, seuls ceux qui avaient fait un peu de latin y comprennaient un peu quelque chose.
Des profs qui se contentaient d’anonner des phrases avec un accent totalement incompréhensible, dont il fallait deviner la signification par transmission de pensée me semblait il.
On blogue aussi parce qu’on a la prétention d’écrire quelque chose d’important.
Pour ne pas faire comme ces blogueurs qui mettent en ligne leurs dernières recettes culinaires, leurs gosses, leurs toutou, leur nouvel appartement, leur dernière beuverie, qui exibent fièrement leur nouvelle voiture super machin chose de nase dont tout le monde se fout éperdument.
Faire partager une expérience, aller à l’encontre d’idées reçues sur des faits historiques communément admis mais néanmois faux.
Au début on s’imagine naïvement participer de la vaste mémoire collective humaine stockée sur le net et accessible à la planète entière.
Et on s’apperçoit que le net sert principalement à véhiculer la connerie humaine et toute la masse d’idées préconçues et de pensée unique plutôt que la culture et la réalité des faits historiques.
Et puis un jour, quand on en a assez de parler contre l’ouragan de foutaises d’idées préconçues fausses mais encrées dans les cervelles comme un toron dans le béton armé, on écrit de moins en moins, jusqu’à plus du tout. Sauf dans des forum quand on lit une énormité bien énervante.
Pendant des années je racontais des choses vécues quotidiennement dans mon blog.
Mais c’était tellement hors de la pensée unique actuelle, tellement une autre planète, j’ai arreté de me fatiguer pour rien.
C’est vrai quoi, à l’époque actuelle, qu’est ce que les gens en ont à foutre de sensations de vols, d’expériences en avion ou en planeur, de photos d’astronomie, de simulations gravitationnelles passionnantes, d’antiques ordinateurs et logiciels, des programmes d’astronomie et de simulations gravitationnelles qu’on a écrit, d’histoire de l’astronautique, de Neil Armstrong dans son X15, d’Apollo. A une époque ou de plus en plus de pauvres décérébrés croient que les missions lunaires ont été filmées en studios.
On en est là de la connerie ambiante.
Pour interresser les gens il faut leur parler des 35 heures, de leur retraite, de leurs bagnoles, de leur loyer, de leurs chiarres, de foot, de leur jeux vidéos, de leur jardin, de la nouvelle poule du président, de la star ac, ça ça marche, ça les passionne.