Pourtant dans les forums de discussions générale, les intervenants, tout en ayant l’impression d’être dans un monde virtuel, se comportent exactement de la même manière que dans la vie courante.
Leurs réactions à un message, leurs émotions, leurs comportents de colère ou d’étonnement, de manipulation même se retrouvent aussi bien sur le fil de la conversation que dans leur comportement dans la « vraie » vie.
A partir de ce moment là, peut on vraiment parler de virtuel ?
« Le cyberespace est-il »naturel« ? Non, à première vue. On ne peut pas y trébucher sur une racine comme on le fait sur un vrai chemin, on ne peut pas y choper un coup de soleil. Est-il purement »culturel« et artificiel ? Oui, dans une large mesure et pourtant... La culture et les artifices étant les fruits de la nature humaine, on retrouve celle-ci dans le cyberespace, ce gigantesque vortex où l’on peut se trouver ou se perdre comme dans la nature. »
Ne vouliez vous pas dire réel dans le sens physiquement existant au lieu de naturel ?
Pour vous donc ce qui est dans la mémoire d’un ordinateur ou affiché sur l’écran n’est pas réel, virtuel comme disent les bobos à qui on lâche un mot et qui le répètent partout sans comprendre.
Donc votre pensée est réelle tant qu’elle est dans vos neurones mais virtuelles si restituées sur un écran, celui d’AgoraVox par exemple.
Pourtant vos mèmes qu’ils soient présents sous formes de différences de potentiels dans vos axones et de transferts de neurotransmetteurs entre les ponts synaptiques ou bien de trains d’electrons dans les transistors de votre ordinateurs sont pourtant bien tout autant physiquement existants.
Un livre, qu’il soit sous forme de papier ou bien sous forme d’électrons rassemblés en ebook sont aussi bien physiquement existants. De même que le texte et les pensées qu’il vous inspirent. Les livres de Proust vous inspirent les mêmes émotions qu’ils soient en ebook ou en papier.
Le mème à la mode virtuel=non physiquement existant pour parler des données informatiques est inaproprié.
« Que notre métabolisme soit basé sur le carbone ou le silicium ne fait pas de différence fondamentale. Les uns et les autres méritent d’être traités avec respect. »
Dr Chandra, 2010 Odyssée Deux, A.C. Clarke.
« Je ne sais pas s’il faut aider les »nolife« à réintégrer le monde »extérieur« par des moyens »psy« . Par contre je suis persuadé qu’en les rebranchant concrètement et activement sur la dure nature rétive et rocailleuse on aurait de bons résultats ni intérieurs, ni extérieurs mais réels. »
En lisant cela vous donnez l’impression de ne pas avoir remarqué que les accrocs du « virtuel », mot impropre pour désigner l’informatisé à outrance, sont présents partout, aussi bien à la ville qu’à la campagne. Hors, ce phénomène est extremement présent chez lez citadins et rare chez les ruraux, bien plus occupés aux choses de la nature que ne peuvent l’être les gens des cités.
Que faire d’autre dans une cité que de jouer au foot et à la console ? Avez vous vu des jardins, des fermes, des champs, des chemins de grande randonnées dans le 75 et le 93 ?
Vous me répondrez qu’il y a les bois, Boulogne, Clamart, la Coulée Verte. Mais si c’est pour y rencontrer du citadin avec le balladeur sur les oreilles, des gamins perdus dans leurs consoles de jeux, des encostardés avec l’ordinateur portable sur les genoux en train de finir un boulot urgent pour la veille...
Les jeunes des villages sont plus occupés à courir la campagne sur leurs motos cross qu’à jouer à la console.
Il est vrai que beaucoup de villages n’ont pas encore le haut débit, les FAI ayant un tantinet la flemme de s’y déplacer pour installer les réseaux.
Et que penser de ces agriculteurs, de plus en plus nombreux à être équipés Internet et logiciels de visualisation et de traitements de leurs champs, disposant même de tracteurs capables de suivre le rayon de leur champs par simple suivi gps en automatique ?
Ils sont pourtant bien resté des fermiers bien les pieds sur leurs terres, bien en accord avec la Nature, mais pourtant bien branchés sur la globosphère dite virtuelle.
Alors, sont ils perdus dans le virtuel ou bien ancrés les pieds sur terre ?
Tout à fait Ehryx, certains logiciels de réalité virtuelle sont même utilisés par des psychiatres pour traiter les phobies (avions, araignées, etc), les agoraphobes, les dépressions.
« passe-temps finalement peu constructif pour son développement personnel. »
C’est l’inverse !
Et voilà le gros cliché qui signe l’incompétence totale de l’auteur sur le sujet. Comme tout l’article d’ailleurs, qui n’est qu’un ramassis d’idées préconçues qui n’ont rien à voir avec la réalité. (Pourquoi ai je toujours l’impression d’écire la même chose à longueur de forums ?)
Jouer aux jeux électronique (il y a des articles sérieux parus dans les revues scientifiques telles que Pour la Science) développe certains sens tels que la vue. Le joueur apprend à visualiser et à gérer des situations extremement complexes qui deviennent des atouts dans la vie, pour conduire ou piloter par exemple.
Par exemple, la mémoire des trajets et des lieux complexes en 3 dimensions. Après des semaines de Doom ou de Half Life, terminé de se perdre dans une cité, un hôpital, un immeuble de bureaux, dans les couloirs du métro, dans des endroits comme la Défense ou une ville où on a jamais mis les roues. (le gps c’est tellement plus pratique, mais terminé le sens de l’orientation le plus basique !)
Sachez que les simulateurs de vol spatial sont un enrichissement, un apprentissage des lois de la physique, de la mécanique, de l’astronomie et du pilotage. Idem des simulateurs de vol. Un collégien qui fait du Orbiter 5 a comme par miracle ses notes de sciences qui se mettent sur orbite !
Franchement, ne trouvez vous pas nettement plus passionnant de vous ballader d’une planète à l’autre ou d’être le principal acteur de l’alunissage de Neil Armstrong plutôt que de subir les Secret Story et autres coupes du monde (je ne parle pas des réunions de familles déprimantes bien sur) ?
Ne trouvez vous pas bien plus passionnant d’écrire des programmes d’intelligences artificielles comme les classiques Jeu de la Vie ou Eliza, même amateurs, que de subir des commentaires navrants de vacuité sur l’actualité, sur les galères du boulot de la journée, sur la collègue dont on se fout royalement ou des « ho là là mais tu te rend compte ce qu’elle va devenir ta cousine si elle continue comme ça mon Dieu mon Dieu » ?
Ne trouvez vous pas passionnant et enrichissant de participer à des concours de nouvelles d’un journal scientifique sur Internet ?
Quant aux simulateurs de vol, il permettent de garder la main la semaine ou les week end quand on ne vole pas.
Passer des soirées sur les forum de discussions permet d’apprendre des milliers de choses sur des milliers de sujets, de se mettre à jour sur leds dernières connaissances de sa spécialité, d’en discutter avec des gens qu’on ne rencontre pas dans sa vie quotidienne de m***e.
Cela permet de faire connaissance avec des gens qui ont la même passion et d’aller les rencontrer, de s’en faire des amis.
Cela permet de lire des ebooks des oeuvres en intégralité de nos plus grands auteurs classiques, mis en ligne gratuitement.
J’ai même vu sur un de mes forum des couples se former, des mariages se faire et des bébés en naitre !
Vous ne pouvez pas imaginer les années exaltantes et incroyablement passionnantes que j’ai vécues dans les années 1980 à écrire et mettre au point les tous premiers logiciels d’astronomie et de comptabilité de l’époque. A une époque où ce genre de commerce n’existait pratiquement pas pour les particuliers.
Passer des 72 heures d’affilée à écrire des programmes qui font découvrir des domaines dont vous n’avez pas idée n’a rien à voir avec le cliché du gars qui se déssocialise derrière son écran.
Vous ne pouvez pas imaginer l’expérience que c’est de passer des années à monter et dépanner des ordinateurs chez les gens.
Un aspect inatendu qui échappe à la grande majorité des gens. L’expérience et la compétence que m’ont données ces années m’ont permi de retrouver un poste administratif après un grave infarctus, et de devenir formateur de mes collègues.
Si je n’avais pas eu cette corde à mon arc de cette compétence personnelle, je passerai des années à me morfondre à la maison aux crocs de l’Etat en congé longue durée de 3 ans ; comme la plupart de mes collègues gravement malades ; et par conséquent de sortir la tête de l’eau.
Je connais de ces parents avec zéro ouverture d’esprit qui coupent l’ordinateur du gamin lorsque celui ci en est à un moment crucial et intellectuellement formateur, sous prétexte que c’est l’heure de se mettre à table. Se retrouver coupé, détruit dans son raisonnement, dans son apprentissage d’une nouvelle stratégie, d’une nouvelle technique, pour se retrouver à table avec des parents aux discours lénifiants et creux du genre « met pas tes coudes sur la table » ou bien « oh là là ces pédophiles », rien de plus destructeur mentalement.
Vous en êtes à enfin réussir votre premier appontage avec un F14 par temps épouvantable ou vous êtes en train d’écrire une formule éffroyablement complexe pour simuler une orbite d’une exoplanète à telles caractéristiques fascinantes, et c’est à ce moment là que quelqu’un se croit futé (moralisateur, les pires !) en débarquant comme une bourrasque vous demander des foutaises du genre « pourquoi le savon est sur la baignoire et pas rangé sur l’évier ! » ou bien « t’es encore devant ton écran tu vas te bousiller les yeux ! » ; justement de la part de quelqu’un d’hyper compétent qui a du mal à se servir d’une souris et pour qui mettre une formule dans une cellule d’Excel est plus compliqué que la relativité générale et qui pousse des cris d’horreur quand on pronnonce des mots comme programmer ou logiciel !
Etes vous vraiment certaine de qui est réllement le déssocialisé dans cette situation ?
Celui qui développe de nouveaux logiciels à la maison, qui découvre et met au point les nouvelles technologies, ou celui qui a du mal à se servir d’Excel au bureau et qui joue les moralisateurs à la maison, qui subit ces nouvelles technologies ?
Evidemment, comme tous les anti nerds primaires à la mode, vous ignorez l’existence de ces facettes là du « nerd déssocialisé » décrit par une presse incompétente qui fait dans la facilité en n’écrivant leurs articles qu’avec la technique du copier coller de choses ignares trouvées sur Google.
Le « nolife », est il vraiment celui que vous croyez ?