Je viens de voir une vidéo montrant l’exécrable Méluche au Festival des artistes médiocres assistés d’Avignon :
<< Ils t’expliquent que tu vas aller bosser jusqu’à 65 ans ! Quand tu montes dans l’avion, et le pilote qui conduit a 70 berges ? Je monte pas ! Avant de monter dans l’avion, je veux savoir qui c’est qui conduit...
C’est vrai aussi pour la politique. Mais moi, je suis élu de rien du tout là ! Je nage dans mes retraites ! »
<< Le truc qui change tout c’est qu’il n’y a pas eu (dans ce cas-là) enrichissement personnel et comme les Français sont persuadés (à tort et à raison) que les élus profitent du système, ils ne vont pas monter sur leurs grands cheveux alors que pour eux les vrais dossiers et les vrais scandales ne sont pas traités. Difficile de surjouer, à moins d’y avoir un intérêt personnel, l’indignation contre MLP quand la représentation nationale est devenu un cirque : LFI est dirigé par papy Danièle, antisémite, n’hésitant pas à faire l’apologie du terrorisme, qui vit le mufle renfrogné et la bave aux lèvres. Il a à ses côtés le dirigeant d’une milice, la jeune Garde qui a tué et dont le meurtre est légitimé par LFI. Dans ce même mouvement, la femme du chef est sous le coup d’un procès financier, les députés se font attraper en train d’acheter de la drogue à un dealer mineur pour des soirée chemsex (Andy Kerbrat), se vantent de dealer (Boyard), sont des brutes cogneuses (Delogu)… Les proches du président actuel ont manqué de probité. On parle du président du Conseil constitutionnel, qui s’est comporté de façon particulièrement amorale et s’est enrichi familialement dans l’affaire des Mutuelles ? On parle d’Alexis Kohler et de la façon dont certains proches ont bénéficié de lucratives prébendes ? On parle de Benalla et du comique adipeux aux multiples affaires de violence, le délicieux Bellatar ? On parle du déclencheur des Gilets jaunes, Édouard Philippe et de son soutien à Medine et aux islamistes freristes de Havre du savoir ? On parle des socialistes qui pratiquent le clientélisme islamiste et s’allient avec les antisémites de LFI pour sauver leur poste, n’hésitant pas à semer la haine des Juifs si ça peut rapporter. Et EELV est logée à la même enseigne.
Bref pourquoi voudriez-vous qu’elle dégringole dans les sondages ? En quoi se distingue-t’elle du triste niveau de notre personnel politique ? Vous pensez que l’on devrait plus s’indigner de l’instrumentalisation d’assistants politiques au service des partis que de leaders qui sèment la haine antijuive et promeuvent des massacres atroces en rebaptisant cela résistance ?
Le plus drôle étant que tous les vertueux qui font de la politique s’apprêtent à nouveau à gruger en mobilisant leurs assistant. En période de gros enjeux électoraux, il y a même une recette : on pose des faux congés et si l’élu est réélu, ils sont remboursés ensuite.
Bref on ne s’indigne souvent que de ce qui est saillant, distinctif. Or au vu de l’effondrement moral et humaniste de beaucoup trop d’élus, MLP est loin d’être la pire aujourd’hui. Elle parait plus victime que coupable et le maintien du privilège rouge devient insupportable et visible. Difficile de s’indigner à la demande d’un système qui est vu comme organisé à la tête du client et non en fonction de principes et d’idéaux défendus et respectés.
Enfin la justice est devenue aussi contestée que le monde politique et les médias. La confiance est rompue avec le peuple qui ne comprend pas ses jugements et pense qu’elle l’abandonne et protège trop les coupables au détriment des victimes. Les jugements génèrent souvent incompréhension, sentiment de juges hors-sol et ressenti d’inadaptation et d’injustice. De ce fait rares sont ceux qui suivent l’indignation des juges car ils considèrent qu’il y a trop d’arbitraire.
En fait tout ceci est assez prévisible et normal. Pour le reste, aussi loin d’une campagne présidentielle, ce sondage est à prendre avec des pincettes. >>
2/2 : Jours quarante-cinq à soixante-quinze. La majorité est installée. Session extraordinaire en juillet. Deux textes partent devant tout le reste. Une loi d’habilitation au titre de l’article 38, pour réformer la haute fonction publique par ordonnances pendant que le Parlement débat du reste. Et la grande loi de transformation : extension de la liste des emplois à la décision du gouvernement, postes de direction transformés en contrats de mission, mobilité fonctionnelle opposable. On ne révoque pas les fonctionnaires. On n’en a pas besoin. On change qui les dirige, qui les note, qui les promeut et ce que l’institution attend d’eux. Le statut protège des personnes. Il ne protège pas des organigrammes.
Dans le même paquet, la réforme de l’INSP et de l’ENM. Concours, jurys, maquettes pédagogiques, classements de sortie. L’essentiel est réglementaire. Personne ne manifestera pour défendre la composition d’un jury de concours. C’est pourtant là que se fabriquent les trente prochaines années.
L’audiovisuel public ensuite. La loi de l’été rend à l’État actionnaire le pouvoir de nommer les présidents de France Télévisions et de Radio France, pouvoir transféré au régulateur en 2013 précisément pour le soustraire à l’alternance. Ou elle privatise. Les deux textes sont rédigés. Le choix est politique, l’exécution est identique.
Les procureurs généraux sont nommés en conseil des ministres tout l’été, cour d’appel par cour d’appel. Et la politique pénale se fixe par circulaire du garde des Sceaux. Ce n’est pas un coup de force. C’est le droit en vigueur. Il suffit de s’en souvenir.
Jours soixante-quinze à quatre-vingt-dix. Les premières ordonnances sortent. Le Conseil constitutionnel rend ses décisions sur les lois de l’été. Le plan anticipe des censures partielles : chaque texte a sa version de repli déjà écrite, et le renouvellement d’un tiers du Conseil est au calendrier de début 2028, avec trois nominations qui reviennent au président de la République et aux présidents des deux chambres. C’est mathématique. Et si le verrou se referme quand même, il reste l’article 11. Une loi adoptée par référendum échappe au contrôle du Conseil constitutionnel depuis 1962. L’arme n’a pas besoin de tirer pour dissuader.
Pendant ce temps, Bercy prépare le budget 2028. Chaque agence, chaque autorité, chaque opérateur passe au tamis d’une seule question : si cette structure disparaissait demain, qui s’en apercevrait ? Ce qui est né par décret peut mourir par décret. Ce qui est né par la loi attendra la loi de finances. On ne peut pas révoquer le Défenseur des droits. On peut voter son budget.
Jour quatre-vingt-dix, bilan. Le SGG. Les secrétaires généraux et les directeurs d’administration centrale. Quarante préfets, trente ambassades, tous les recteurs, les procureurs généraux. Deux lois votées, les ordonnances publiées, les subventions gelées, le budget 2028 armé. Zéro illégalité. Zéro char devant un ministère. Juste des mercredis matin utilisés à leur plein potentiel constitutionnel.
Fin de la réponse de la machine.
Ce qui m’a frappé, c’est sa conclusion. La Ve République donne au président français des pouvoirs dont Trump n’a jamais disposé. Pas de confirmation du Sénat poste par poste. Pas de filibuster. Pas d’États fédérés. Tout est dans la Constitution depuis 1958, posé là par de Gaulle. Personne à droite ne s’en est jamais servi jusqu’au bout.
Il ne manque que deux choses. Les listes. Et la volonté.
L’alternance ne se joue pas dans les urnes. Elle se joue dans les organigrammes. Et un organigramme, désormais, s’optimise en une conversation avec une machine.
L’État profond tenait par l’opacité. C’est terminé.
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Le programme établit par l’IA est séduisant. Vraiment réalisable ?
Je veux contredire la phrase de conclusion de l’auteur :
- pour moi l’État profond c’est la France profonde, les gens normaux qu’ils soient de souche ou de branche ou de greffe. Ce que l’auteur appelle l’État profond est la technostructure profonde solidement instaurée par des décennies d’ hypocrisie, de lâcheté, d’abandon à des officines ( le CC, CÉ, arcom, syndicats de la magistrature, eurokratur, etc )
- « c’est terminé » : non, pas encore ! Ce n’est qu’une perspective.
Et même si elle se réalisait, tout ne serait pas encore terminé car il faudrait des chefs avisés, déterminés pour mener à bien, vers le bout ( qui ne serait jamais atteint ), ces premiers actes officiels entrepris.
Avec mes plus chaleureux encouragements pleins d’espoir !
1/2 : Anticipation ...
( vu sur X ) :
J’ai fait tourner la meilleure IA du marché sur une question simple. La droite gagne en mai 2027. Quel est le plan optimal des quatre-vingt-dix premiers jours pour nettoyer l’État profond socialiste mitterrandien et faire renaître la France.
Voici ce qu’elle a produit. C’est froid, c’est légal, c’est exécutable. Lisez jusqu’au bout, la conclusion vaut le détour.
Le plan commence avant le jour un. La nuit de l’élection, trois choses existent déjà ou tout est perdu. Une liste de six cents noms vettés pour les emplois à la décision du gouvernement. Les projets de loi et d’ordonnances déjà rédigés, article par article. Un calendrier de nominations conçu comme une campagne militaire. Trump 2016 est arrivé les mains vides et a perdu quatre ans. Trump 2024 est arrivé avec des milliers de dossiers et a repris sa machine en quelques semaines. Toute la différence est là.
Jour un. La dissolution est signée, parce que l’Assemblée élue en 2024 court jusqu’en 2029 et qu’aucun plan ne survit sans majorité. Les législatives tombent fin juin. Et au premier conseil des ministres, le secrétariat général du gouvernement change de mains. Pas au deuxième. Au premier. Le SGG tient le circuit des textes, l’ordre du jour interministériel, la mémoire de la machine. Tant qu’il reste dans les mêmes mains, chaque décret peut mourir d’une note technique.
Jours deux à quinze. Première vague. Les secrétaires généraux des ministères. Les directeurs d’administration centrale stratégiques : Trésor, Budget, DGESCO, et la DGAFP, la direction qui gère les carrières de toute la fonction publique. Quarante préfets au premier mouvement. Le représentant permanent à Bruxelles et le secrétariat général des affaires européennes, parce que la moitié des normes viennent de là et que tout le monde oublie cet étage. Puis le rythme s’installe. Chaque mercredi, vingt à trente nominations en conseil des ministres. Publiées, assumées, revendiquées. Les Américains appellent ça flood the zone. Une administration qui voit trois cents chefs changer en six semaines comprend d’elle-même que l’époque a changé. La vitesse n’est pas un détail du plan. La vitesse est le plan.
Jours quinze à quarante-cinq. Le pays vote. Pendant ce temps, les nouveaux secrétaires généraux auditent leurs ministères. Cartographie des emplois fonctionnels, des mises à disposition, des subventions aux associations. C’est là que dort l’écosystème. Des milliers de structures financées par l’argent public qui produisent la doctrine, saisissent les tribunaux, alimentent les plateaux. On ne les interdit pas. On cesse de les financer. Un gel se décide par circulaire. Une extinction se vote en loi de finances.
Et les recteurs. Tous remplacés avant fin juin. La rentrée se prépare en été. Celui qui tient l’été tient l’année scolaire.