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Jason

Jason

80 ans, retraité. Du temps pour continuer à découvrir le monde. Vie active passée dans le technique, l’enseignement supérieur et l’industrie. Le tout (près de 40 ans) dans deux pays étrangers. Je redécouvre l’Hexagone.
 Sceptique et éclectique j'apprécie ce qui est écrit clairement et me soucie peu des fautes d'orthographe pourvu que la compréhension n'en souffre pas. J'aime l'humour, le badinage, bref une certaine élégance dans l'expression, mais attention aux précieux et aux pédants. Ecrire pour tous reste un exercice difficile.

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  • Premier article le 08/11/2006
  • Modérateur depuis le 03/09/2011
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Derniers commentaires



  • Jason Jason 30 avril 2008 14:01

    La réformite est une maladie du monde politique français. Qu’entend-on par réformer ? Effectuer un replâtrage, un ravalement de façade, une énième transformation genre quadrature du cercle, un calfatage de fortune sur une quille vermoulue. La panacée à la mode restant, bien sûr le :"on va faire appel au marché". Ca fait bien, on gagne du temps, et on n’a pas besoin de chercher plus loin, l’excuse est toute trouvée. D’autant que ça fera plaisir aux planqués de la finance.

    Je regarde avec étonnement deux thèmes qui affectent l’économie domrestique : le logement, et l’alimentation.

     La loi Robien devait inciter les investisseurs, particuliers, ou sociétés immobilières, à construire des logements à des prix abordables. Bien. Quelle ne fut ma surprise l’autre soir (sur la 5 je crois) de voir un constat d’échec de ce projet. Comme dans toute subvention accordée par l’état sous forme d’avantages financiers-fiscaux, les constructeurs se sont mis les subventions dans la poche, et les acquéreurs se sont fait rouler. Exit une réforme. En règle générale, à chaque fois qu’il y a une subvention, les vendeurs empochent la subvention et adieu prix mesuré. C’est une règle d’or de l’économie, qu’à chaque fois que la masse monétaire s’accroit parmi les demandeurs solvables sur un marché de produits donnés, les prix augmentent. Mais en France on ne connaît pas cela !

    La distribution alimentaire. Nouvelle loi sur les grandes surfaces, et le ministre, ou sous-fifre de service, de monter au créneau pour annoncer qu’on va "libérer" le marché et lâcher dans la nature encore plus de grandes surfaces, et de citer Nantes, et Teuf-teuf les eaux comme exemples à suivre. Mille mètres carrés par nouveau magasin. Combien de lignes de référence dans ces nouveaux paradis ? Silence absolu. Quels produits y seront vendus ? Quels monopoles s’y verront consolidés ? tels que droguerie, vaisselle, vêtements, etc. importés de Chine.

    Or, les coûts de distribution incluent les frais généraux, càd entre autres le nombre de mètres carrés de surface plancher pour vendre un article. C’est aussi dans ce domaine, en dehors les oligopoles des centrales d’achats, qu’il faudrait intervenir. Mais en France on pratique le jacobinisme a haute altitude. Le terrain on ne connaît pas. Il faudrait impérativement exiger des contraintes sur les surfaces (500 m² seraient peut-être suffisants mais les lobbies ont déjà fixé les choix), et les produits qui y sont vendus, l’alimentation restant ce qu’elle doit être. Mais, là non plus il ne faut pas trop contraindre le distributeurs, sinon ils se montreraient mécontents.

    Bref, tout cela pour dire qu’on ne change pas une culture qui perd, et que les prédateurs nationaux ont encore de belles années devant eux. En attendant, le temps passe, les ministères et les gouvernements passeront, on accusera le monde entier de nos misères, les partis se montreront du doigt, les envolées oratoires fleuriront de plus belle, et tout ira comme devant. Le bon peuple étant là pour se faire tondre, comme de bien entendu.

    Quand on a une équipe qui perd, autant la garder.



  • Jason Jason 26 avril 2008 12:17

    @ Sisyphe, 14:26

     

    Vous prêchez la grève générale. Avec 8% de salariés syndiqués ? Avec une récupération certaine des mouvements des salariés par les mêmes syndicats comme en ’68 ? Des actions collectives en justice avec ce que l’on voit ? Intervention au niveau de la finance ? Vous oubliez la première année Mitterrand avec nationalisations des banques, contrôle des changes, e tutti quanti... Le résulat ne se fit pas attendre : paralysie partiemlle de l’économie.

    La structure dominante possède un arsenal redoutable de mesures, de systèmes, de procédures pour faire échouer tout mouvement contestataire sérieux.

    Je souhaite vivement un changement, mais je ne crois pas que ce sera pour demain. En attendant, il faudra avaler bcp de couleuvres.

    Cordialement.

     



  • Jason Jason 25 avril 2008 13:14

    @ sisyphe,

     

    Je voudrais bien que l’exemple vienne de l’Europe. Mais celle-ci n’a ni la puissance militaire, ni la puissance financière pour imposer des règles du jeu nouvelles et planétaires. 

    Regardez l’exemple de la révolution française qui devaitt essaimer et faire adopter des principes nouveaux à travers l’Europe.

    Il ne nous reste, hélas, que des discours et des remontrances, ce dont le monde de la finance se fout royalement. Question de pouvoir.

     

     



  • Jason Jason 25 avril 2008 13:07

    Je serais incliné à dire qu’une démocratie qui n’inclut pas dans ses textes fondateurs l’abolition de l’exploitation l’homme par l’homme ainsi que la formulation d’un contrat social clair et dont on peurt suivre le développement, ne débouche que sur une usurpation du mot.

    Le décalage flagrant, scandaleux, entre les intentions, les discours lénifiants des élus et les réalités, fait que je prends mes distances avec ce que je considère, au mieux, comme une imposture.

    Ma définition de la politique telle qu’on l’entend actuellement : des inepties couchées dans un langage (pas toujours) châtié.

    Cordialement



  • Jason Jason 24 avril 2008 10:22

    A l’auteure,

    Nous constatons les dégâts du tout économique, la destruction des liens sociaux, la transformation des rapports entre individus aux niveaux familial, associatif, professionnel, bref, du relationel au quotidien.

    Or, l’introduction subreptice dans la société de produits, services, procédures, créant autant d’habitudes nouvelles, tout cela induit des changements que j’appellerais anthropologiques dans le groupe concerné.

    Et au nom du progrès sans fin, de la raison économique, du scientisme ou du spectacle, toutes ces transformations sont acceptées souvent sans réserves, et les critiques ne viennent qu’après les faits, quand les moeurs sont déjà transformées par les nouveaux produits. Le système économique en place, impitoyable et prédateur, ne vise qu’à gagner du temps. Alors, au nom de la liberté sans frein du commerce et de la concurrence, il est trop tard pour agir.

    Dans nos sociétés il n’y a pas de filtre permettant d’analyser les impacts des produits nouveaux sur l’anthropologie du groupe sans défense, lequel reste soumis à la subtile introduction de procédures/relations nouvelles, et donc de façons de vivre. Pour les techno-commerciaux nous ne sommes que les indigènes innocents aveuglés par les propagandes ambiantes.

    C’est le prix à payer pour une forme très contestable de liberté de pacotille.

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