• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Jason

Jason

80 ans, retraité. Du temps pour continuer à découvrir le monde. Vie active passée dans le technique, l’enseignement supérieur et l’industrie. Le tout (près de 40 ans) dans deux pays étrangers. Je redécouvre l’Hexagone.
 Sceptique et éclectique j'apprécie ce qui est écrit clairement et me soucie peu des fautes d'orthographe pourvu que la compréhension n'en souffre pas. J'aime l'humour, le badinage, bref une certaine élégance dans l'expression, mais attention aux précieux et aux pédants. Ecrire pour tous reste un exercice difficile.

Tableau de bord

  • Premier article le 08/11/2006
  • Modérateur depuis le 03/09/2011
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 13 3676 250
1 mois 0 7 0
5 jours 0 2 0
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 443 239 204
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Jason Jason 7 mars 2023 16:48

    Retraite par répartition ou par capitalisation ? Là est le dilemme. Dans les deux cas il y a un risque : financier (capitalisation) ou démographique (répartition).

    Pour la capitalisation, l’argent des salariés est investi dans des actions et des obligations, et cela sur un marché mondial (voir à ce sujet un fond de pension tel que TIAA-CREF, New-York). C’est créer un lien financier étroit entre le salariat et le capital ; est-ce désirable avec les aléas des cotations en bourse ? La gestion de ces fonds doit être étroitement encadrée. L’est-elle vraiment ? On se souviendra des fonds de pension privés du type Enron et sa faillite colossale qui a privé de retraite des dizaines de milliers de salariés. Mais, il y a des cas où ça marche à peu près bien, pour l’instant, et c’est là le problème.

    Pour la répartition, l’avenir de la démographie indique que le ratio actifs/retraités est en train de baisser régulièrement. Si on conserve le niveau actuel de cotisations, la question se pose donc : comment alimenter ces caisses de retraite ?

    Dans les deux cas de figure on fait face à un choix : Le salarié est livré aux lois du marché, avec ses aléas, ou bien il faut alimenter les caisses de retraite autrement. Et là, le capital, et le patronat n’en veulent pas car ça correspondrait à faire en gros une ponction sur les revenus du capital. La vache sacrée est là.

    Vers où ira-t-on ? Les théories de la Start-up nation et du néolibéralisme poussent vers l’atomisation de la société et le chacun pour soi, donc vers la capitalisation. La société de type Thatcherien ne connaît que des individus. La répartition voit, elle, une solidarité entre les générations : oh, le vilain mot !



  • Jason Jason 4 mars 2023 16:53

    Beaucoup de gens sont englués dans des pratiques , des comportements, des idées où le facteur économique joue un rôle fondamental. Tels les oiseaux pris dans la glu, ils piaillent, battent des ailes, mais ne prennent pas leur envol. Ils ne sont simplement plus libres !

    Affirmeront-ils leur liberté dans les jours qui viennent ? Beaucoup laisseront les autres tirer les marrons du feu : crainte, lâcheté, esprit désabusé, lassitude, sont leurs motivations.



  • Jason Jason 18 février 2023 10:15

    Bonjour,

    Merci pour cet excellent article auquel je me permets d’avancer cette nuance de taille : Vous dites, « N’oublions jamais que les fondements du capitalisme comme système s’édifient sur la traite des esclaves grâce au commerce triangulaire entre l’Afrique, l’Europe et les Amériques, par la collaboration par intérêts communs. »
    Le capitalisme, en 1789, à une échelle moindre qu’au moment de la révolution industrielle du XIX éme, existait déjà depuis quelques siècles. Cet opportunisme de classe (Pierre Rosanvallon) résumé dans la pensée de Turgot « le commerce ne connaît d’autre loi que celle de son propre intérêt » va se développer de façon exponentielle avec la révolution industrielle. La rivalité entre les physiocrates essentiellement français et les mercantilistes anglais verra le triomphe de ces derniers

    .
    Regardons la Déclaration des droits de l’homme qui met comme condition préalable le droit de la propriété. Les dix ans de la Révolution n’ont pu infléchir ce diktat, malgré les demandes réitérées de large groupes de la population. Les groupes d’intérêts, les ambiitons personnelles, la corruption, les urgences permanentes (guerres, pénuries alimentaires, intrigues de l’étranger, révoltes dans les provinces contre l’Etat centralisé, etc.) tout cela a contribué à créer un état d’esprit de lassitude, demandant un retour au calme et aux pratiques économiques d’un commerce (inéquitable) garant de la paix sociale. Regardons aussi les différents modes de suffrage très inégalitaires nommant les représentants du peuple. On connaît la suite.

    Le coup d’Etat du 18 Brumaire (nov. ’99) va en 4 ans restaurer la monarchie qui, sous divers aspects, durera 3/4 de siècle.

    Pour une excellente genèse de l’esprit du capitalisme, je vous conseille le livre : La Nouvelle Raison deu Monde, de Pierre Dardot et Christian Laval aux éditions de la Découverte.



  • Jason Jason 11 février 2023 10:40

    Bonjour,

    Entièrement d’accord avec vous. Mais si l’Etat force trop les entreprises à partager le gâteau, les entreprises transporteront le-dit gâteau ailleurs. C’est le chantage habituel à la concurrence.

    Tout ça reste un exercice très difficile, à moins que cela ne s’opère au niveau européen, et c’est pas gagné.



  • Jason Jason 1er février 2023 18:23

    @Armelle

    Tenez, je vous offre un job : gardienne du temple de l’union internationale des profiteurs : salaire 15 € de l’heure.

Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité


Agoravox.tv