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jean-jacques rousseau

Citoyen francais

Tableau de bord

  • Premier article le 19/04/2007
  • Modérateur depuis le 05/10/2010
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Derniers commentaires



  • jean-jacques rousseau 17 août 12:28

    Pour faire simple : Il s’agit de déterminisme.
    La matière étant liée à un déterminisme, l’humain (et la société) ne semble pas déterminé. La liberté (si chère à notre époque malade) se résumant ici à une alternative, l’acceptation ou le réfus du Nomos.
    Ce Nomos peut être entrevu comme une part de la loi de l’harmonie cosmique se rapportant à notre condition. Il est désigné comme Volonté divine dans la théologie (ou en téléologie), Loi dans sa transposition à la société et comme Voie dans son émergence dans l’existence individuelle. Cette simplicité originelle restant brouillée par les reliquats du Mythos et du Logos (en relation avec un contexte culturel et théologique), constituant un substrat cognitif transitoire à l’état d’imcomplétude et de prématurité humaine ou Néoténie*.

    *Néoténie v. note 8 Sortir de la récession : définitions (2)

    Certains auteurs (Desmond Morris, Le Singe nu) parlent de néoténie humaine. « L’hypothèse du caractère néoténique au sens large de l’être humain procède aussi d’une dimension anthropologique et philosophique, soulignée entre autres par le philosophe français Dany-Robert Dufour : du fait de son inachèvement, l’homme serait un être intrinsèquement prématuré, dépendant de la relation à l’Autre, d’où la substitution nécessaire de la Culture à la Nature propre à cette espèce, et sa place particulière dans l’histoire de l’évolution, l’homme se réappropriant le monde par la parole, la croyance symbolique et la « création prothétique », c’est-à-dire la technique. »



  • jean-jacques rousseau 15 août 16:05

    @Ecométa

    Divinité ou malignité ne s’opposent pas à l’humanité. Ils en constituraient plutôt la trame essentielle. Etre Homme n’est pas de nier les forces transcendantales. Au contraire c’est de les accepter comme parties natives de sa propre nature qui ouvre l’horizon et anoblit notre condition mortelle. Ce qui permet de s’affirmer librement dans ce combat contre les forces élémentaires voire démoniaques grâce à l’inspiration et l’assistance misécordieuse et nécessairement amoureuse du Divin.

    @Bernard Dugué
    On comprend mal la métaphysique si on la considère unilatéralement comme science ou savoir ou si on oppose ses principes et concepts, même décrits comme cohérents dans une espèce de bulle cognitive, à d’autres systèmes décrits tels Philosophie ou Science. C’est pourtant ce que vous osez dans cette introduction (et ailleurs) :« La théologie devrait s’intéresser à la vérité du salut. La philosophie s’occupe plutôt du salut de la vérité » La métaphysique n’est pas un Logos, elle est une approche de la matière même de l’Etre, cette texture du monde visible et invisible qui s’étend des constellations lointaines jusqu’au sourire d’un enfant, dans la substance même de nos illusions et de nos émotions... Cette vérité absolue est entière dans la Loi universelle et naturelle, ce Nomos (ou Dharma) indiscible qui perce le coeur et la conscience dans le silence lumineux des sages.

    "La sagesse crie dans les rues, Elle élève sa voix dans les places : Elle crie à l’entrée des lieux bruyants ; Aux portes, dans la ville, elle fait entendre ses paroles : Jusqu’à quand, stupides, aimerez-vous la stupidité ? Jusqu’à quand les moqueurs se plairont-ils à la moquerie, Et les insensés haïront-ils la science ? Tournez-vous pour écouter mes réprimandes ! Voici, je répandrai sur vous mon esprit, Je vous ferai connaître mes paroles..."
    Proverbes 1



  • jean-jacques rousseau 14 juin 01:25
    Beau texte. Une présentation assez didactique. Des enjeux clairement définis. La culture suisse francophone est bien défendue ici. Donnez-nous davantage de ces nouvelles.
    Merci. ***In memoriam 1476-1515***




  • jean-jacques rousseau 11 juin 16:58
    @Mélusine ou la Robe de Saphir.
    Chère amie,
    j’ose soulever une légère objection à l’encontre de cette citation de Kantorowicz qui me semble déplacée.
    1. Premièrement elle s’applique malaisément au cas de la royauté anglaise et britannique. En effet la conception de la royauté outre-manche n’est pas un cas commun et entre difficilement dans le cadre de la dissertation d’ordre général et continentale à tendance impérialiste de l’auteur. Dans ces terres anglo-saxones la royauté n’est pas pourvue de la même conception mythique que l’on peut identifier dans les autres cultures. Ce qu’on y célèbre n’est pas la présence du Roi (ou de la Reine) mais de la Couronne. C’est entrevoir ici que la mystique n’est plus la même. A tel point que des familles puissantes ont pû se disputer la couronne malgré des revendications à ce titre très faibles voire inexistantes. Donc ici il ne s’agit même pas d’un rapport physique en rapport au « corps du roi » ou de son héritier le plus direct, mais d’un titre comme celui de baron ou de duc qui peut se voir reconnu au gré des batailles ou des alliances. Ici se qui prédomine dans les relations entre l’aristocratie et le peuple n’est plus une vertu divine du souverain dans son premier ou deuxième corps mais la capacité de sa maison de s’imposer en permanence par la force et donc l’excellence de son organisation. D’ailleurs les réformes de la maison royale anglaise ont toujours été imposées par la contrainte militaire (v. Magna Carta, Habeas Corpus, etc.) ou le marchandage (Vente des biens de l’Église contre l’Anglicanisme par Henry VIII- Cromwell) C’est dire si on est loin d’une conception mystico-religieuse et plutôt dans un pragmatisme pur et dur.
    2. Deuxièmement prétendre comme le fait Smet que « Kantorowitz montre comment la charge royale comme concept a été créée par les juristes » me semble aventureux. D’abord il faudrait dire à quelle heure se créent des « concepts » c’est à dire peut-on oser dire que tel concept a été créé par tel personne, telle organisation... à telle époque, faut-il nécessairement des juristes reconnus et diplômés ou bien accepter que l’idée en fait avait toujours existé et était entièrement comprise dès l’origine dans la proclamations des premières souverainetés archaïques africaines ou asiatiques ? La question est grave puisqu’on frise ici au nihilisme historique à prétendre nier des antécédents historiques et reconstruire un processus à sa convenance...

    J’admets que ces deux proposition semblent apparemment se contredire puisque je dis d’abord que la royauté britannique serait un cas particulier et qu’ensuite que le concept de royauté lui-même serait universel et immémoriel. Mais veuillez prendre avec clémence et générosité cette intervention à l’aspect paradoxal ; seulement motivée (je l’avoue) par le bonheur d’égratigner au passage cette buse de Kantorowitz.
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